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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 12:10
(Congo-Brazzaville) Le braquage constitutionnel contre le Peuple congolais : le plus dur reste à venir pour le tyrannosaure

Idrissa Diarra -

Comme cela, le dictateur Sassou-N’Guesso pense que tout est gagné pour lui, avec la tenue de la parodie de référendum organisée en plein jour sous le soleil avec pourtant, toute l’apparence d’un référendum braconnier nuitamment organisé avec un corps militaire et policier lourdement armé dans les rues du Congo !

Un sombre référendum donnant toute l’image d’une parade de quelques personnes dans une chambre à coucher privée, hautement surveillée ! Ceux qui ont eu la cynique audace de dire que Sassou avait le droit de se référer à la décision de son Peuple, devraient aussi s’empresser de condamner avec la dernière énergie, la perversion et l’instrumentalisation dans le cas présent, du procédé référendaire, comme moyen de consultation qui commande participation sereine et délibéré du Peuple souverain.

Dans une tribune antérieure, nous avons dit clairement que le Peuple Congolais n’avait plus à compter sur Sassou N’Guesso ou une quelconque puissance étrangère pour espérer à l’émancipation de sa démocratie. Les diplomaties marchent toujours avec le sens dominant du courant ou des forces en présence. La seule voie de salut pour le Congolais d’arracher sa démocratie, c’est de souffrir le sacrifice incontournable de la douleur ! Il n’y a pas une autre voie pour la démocratie ! Il n’y a pas d’exception en ce sens à notre connaissance dans l’Histoire du monde ! Il suffit pour se convaincre, de fouiller dans l’Histoire de pays qui ont atteint un niveau de croisière démocratique (USA, France, Allemagne, etc.) . Le Congo a travers son histoire, n’a certes pas connu moins de douleur, mais chaque pays a sa particularité et le fait de reporter certains assauts déterminants à un moment donné, peut coûter très cher, plus de trente ans de pouvoir. En ce 21ème siècle, le régime trentenaire congolais, apparaît comme un haut iceberg dictatorial très gênant, largement enraciné dans les profondeurs, et plombant royalement au dessus d’un vaste océan où règne un calme plat démocratique dominant.

Tant qu’il n’y a pas un minimum de sagesse, de retenue pour les dirigeants, tant que le goût de ces dirigeants est prononcé pour la dictature moyenâgeuse, le sacrifice des vaillants Martyrs reste incontournable. C’est une question de dignité ! Nous avons un profond respect pour la vie humaine, indiscutablement sacrée, mais c’est un triste constat que nous ne faisons que dresser.

Le dilemme est clair et sans équivoque ! Ou les Congolais acceptent indéfiniment de perdurer dans ce qui s’apparente à l’esclavage et à la servilité sous des formes diverses, ou ils décident de s’affranchir des griffes humiliantes du pouvoir établi pour de bon ! Même si les intérêts économiques restent souvent déterminants, un dirigeant, en l’occurrence François Hollande, d’un pays comme la France qui vient de très loin avec sa Révolution de 1789, doit se sentir profondément gêné de couvrir une telle honte de notre temps !

Que faire ?

Il appartient maintenant aux Congolais intègres de se montrer plus intelligents que le monarque.

Acte 1 -

Cesser de l’appeler Président de la République.

Acte 2 -

Chaque Congolais, où qu’il soit, à quel que niveau de responsabilité doit s’engager dans ce que j’appelle une vaste campagne de Stress Général Généralisé (SGG). Toute personne proche de Sassou ne doit point se sentir embarrassé de lui désobéir, soit de façon frontale, soit de façon subtile. Pour lui, ce serait de la trahison! Pour le Peuple, ce serait la noble Résistance patriotique! Une telle mesure est de nature à créer la psychose dans le sein du régime, par l’instauration d’une méfiance généralisée en son sein qui va le conduire à sa perte, lentement peut-être, mais sûrement, sans trop de sacrifice de sang du Peuple. Le SGG contraindra certains citoyens trop attachés à la tranquillité au prix de la servilité et de leur dignité, à sortir de leurs cocons douillets du fait d’une certaine tension troublant leur sommeil : c’est une cure homéopathique.

Les leaders politiques du moment en vue, doivent s’armer de courage intrépide et éviter de tomber dans le piège de « l’homme indispensable, incontournable »: pour le besoin de la cause et pour plus d’efficience. Il faut œuvrer activement au bourgeonnement de nouveaux leaders politiques ou publics partout! Sassou ne peut pas garder en résidence des milliers de nouveaux leaders. Le Peuple doit travailler aussi en bonne intelligence avec l’émergence de ces nouveaux leaders.

Acte 3 -

Chaque leader doit se montrer digne de confiance par sa fermeté doublée de constance et d’endurance pour la cause franche de la lutte de libération.

Acte 4 -

J’emprunte le mot d’un fervent militant défenseur des droits de l’homme et de la démocratie: « les Congolais doivent garder leur sang-froid… » et considérer le fade référendum du 25 octobre ou ce triste braquage constitutionnel, comme un non-évènement et travailler intelligemment, vite et bien!

Le plus dur maintenant pour le pouvoir établi, c’est de pouvoir gouverner un Peuple fier contre sa volonté. Il nous revient de noter que le Peuple Congolais est fier et refusera d’être indexé comme la mauvaise illustration de la démocratie dans la mère Afrique.

Courage, intelligence et encore, courage ! Paix à l’âme des Martyrs tombés. Ils reposent honorablement sans douleur et auront vécu utilement pour une noble cause. Condoléances aux familles et proches éplorés.

Idrissa DIARRA
Géographe & politologue
Secrétaire Exécutif du Mouvement
de la Génération Consciente du
Faso (MGC/Faso)
diarra.idrissa@rocketmail.com

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