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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 09:50
(Congo-Brazzaville) Après la main-basse sur les champs pétroliers, les Nguesso vendent nos bijoux de famille...

Par Rigobert OSSEBI -

Avertissement à nos lecteurs, Congolais ou pas, qui résident en République du Congo : la diffusion des informations publiées dans cet article sont formellement interdites dans ce pays. La nouvelle constitution promulguée par le dictateur congolais, Denis Sassou Nguesso, réprime sévèrement la dénonciation des crimes et délits commis par lui-même et par ses proches.

Après la main-basse sur les champs pétroliers, les Nguesso vendent nos bijoux de famille…

AOGC, KONTINENT, PETRO CONGO sont maintenant des sociétés connues de tous pour leurs participations dans les différents champs et permis pétroliers que compte notre pays, la République du Congo. Les fils et petits fils de paysans, pour la plupart, qui en sont les véritables propriétaires, n’ont jamais développé le moindre génie commercial, scientifique ou financier. Ils ont simplement bénéficié d’une proximité avec Sassou Nguesso et d’une impunité totale tout au long de ces presque deux dernières décennies.

Ils ont fait main basse sur la ressource pétrolière de tout un pays. Après les tankers, les voilà propriétaires des champs pétroliers en position idéale pour profiter à fond de l’augmentation de la production programmée par Total et par ENI.

Cela ne saurait suffire à satisfaire l’insatiable appétit de ces prédateurs hors normes. Ils vont avoir le droit de blanchir une partie de leurs magots en achetant à bon compte les sociétés étatiques que le pouvoir a décidé de mettre en vente. Selon Jeune Afrique (dont le Groupe est associé à l’opération*) « Le gouvernement a d’ailleurs impulsé un plan de privatisation de 46 sociétés publiques opérant notamment dans l’agro-industrie, l’hôtellerie et le tourisme, l’activité forestière, le commerce ou encore l’eau et l’électricité. Ce plan est piloté par Congo Capital Entreprises, le cabinet de Claude Wilfried Etoka, qui dirige également la société de trading pétrolier SARPD Oil ».

Une fois encore le golden boy de la rue Miadeka est aux avants postes comme pour les campagnes électorales de son protecteur, le chef du Clan des Mapapa, Denis Christel Sassou Nguesso. Ce jeudi 19 novembre, un forum s’est ouvert au Palais des congrès de Brazzaville. Près de 800 participants, dont une forte délégation marocaine, sont attendus durant les deux jours que durera cette rencontre. Isidore Mvouba, le ministre congolais du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé a promis que «le forum qui s’ouvre aujourd’hui a pour ambition d’ouvrir grandes les portes du pays à toutes celles et tous ceux qui désirent faire des affaires avec nous. Ils n’auront pas à le regretter. » Ce vieux complice du tyran kleptocrate sait pourtant très bien que les très bonnes affaires bradées ne seront réservées qu’à un même petit clan. Les autres affaires moins rentables et nécessitant des investissements conséquents ne trouveront pas forcément preneurs. Au cas où des insensés franchiraient le pas, Sassou Nguesso et ses sbires sauront toujours les déposséder le moment opportun. L’histoire des SOCAVILOU saura se répéter.

En attendant le régime est aux abois. Déjà, beaucoup des sociétés et entreprises, qui seront mises en vente, ont vu leurs liquidités financières confisquées afin de satisfaire les exigences financières des contractants chinois pour achever les travaux (pharaoniques) des Jeux africains. « Alors, le Gouvernement découvre tout à coup qu’il y a urgence à sortir de cette dépendance au pétrole », selon le média réputé pour employer François Soudan, « – plus de la moitié du PIB, 75 % des recettes budgétaires et 80 % des recettes d’exportations – en diversifiant l’économie. » Et nous ressort le bobard et leurre institutionnel : « Pour atteindre l’émergence dans une décennie, il faut porter la part de l’industrie de 5 % actuellement à 17 % du PIB à l’horizon 2020, estiment les autorités congolaises. »

Depuis quelques semaines, le 12ème étage de la SNPC, celui de Kiki, a été vidé de tous ses cadres et employés congolais. Il n’y a plus que des Européens aux affaires et même la particulière de Denis Christel Kiki Sassou Nguesso a été mise sur la touche. D’autre part, les préfinancements contractés auprès de différents traders et banques ne pourront être remboursés dans les conditions prévues initialement. Les finances publiques gérées par Denis Sassou Nguesso et tous les Remy Ayayos de service ont sombré aussi profondément que les prix du baril de pétrole. L’Etat en faillite n’a plus d’autre choix que de vendre ses bijoux de famille ; ceux de la République du Congo, pas les leurs bien entendu !

Il ne serait pas étonnant que dans les prochaines semaines nous apprenions que les entreprises clés de notre pays passeront dans le giron d’une AOGC, d’une Kontinent ou pourquoi pas de Trafigura ou de Glencore. Il se pourrait bien également que, même partiellement, la SNPC fasse partie du lot… !

La rue congolaise de Ouesso à Pointe Noire finira bien par saisir la véritable dimension du holp up permanent que ces charognards imposent au pays tout entier, du Nord au Sud et d’Est en Ouest. Ce jour-là ne saurait tarder !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

*Africa Communication Events, une division du Groupe Jeune Afrique, participe à l’organisation du Forum ICB 2015.

Le pétrolier TOTAL en association de malfaiteurs avec la mafia au pouvoir à Brazzaville

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