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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 08:38
Magouilles frontalières et apartheid kilométrique au Congo-Brazzaville

Après avoir soufflé sur les braises de la xénophobie comme le précise le rapport Amnesty international sur l’opération « Mbata ya Bakolo », le régime totalitaire de Brazzaville a subitement décidé de faire tomber les barrières entre les deux capitales les plus rapprochées au monde.

Nous pourrions saluer cet accord de libre circulation s’il n’était pas entaché d’une irrégularité et d’une ignoble arrière-pensée politicienne.
En effet, l’accord de libre circulation ne concerne que les habitants dans un rayon de 50km des deux capitales. Cette disposition est anticonstitutionnelle car elle créé de facto une rupture d’égalité entre les citoyens congobrazzavillois. Est-on moins citoyen quand on habite au-delà de 50km de la capitale ? Cette disposition introduit ou plutôt réintroduit un apartheid kilométrique comme jadis du temps colonial ou l’accès à la « ville blanche » était interdit ou soumis à laissez-passer pour les indigènes des faubourgs.

L’arrière-pensée politique du régime totalitaire de Brazzaville, c’est de faire venir massivement des citoyens de la RDC pour meubler les meetings Pro-changement de la constitution. De plus, d’une source du Ministère de l’intérieur, nous savons que le régime s’est lancé dans une dynamique de naturalisation massive et illégale puisque ne répondant à aucun des critères de la loi (durée minimum de séjour au congo Brazzaville, maîtrise linguistique, contrat de travail, logement etc.) pour mieux manipuler les listes électorales et s’assurer la réussite de façade du référendum illégal.

Le régime de Brazzaville entre dans une dérive totalitaire dangereuse pour la sécurité et la stabilité de l’Afrique centrale. Le crime est devenu, s’il n’a pas toujours été, le mode de gestion de l’Etat. Nous dénonçons l’Apartheid kilométrique qui vient d’être entériné par le gouvernement congolais qui nous ramène au temps des colonies où les indigènes des faubourgs n’avaient pas accès à la ville blanche sans laissez-passer.

Collectif #Sassoufit

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