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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 15:28
(Congo-Brazzaville) Sassou : le faux démocrate en sursis

Par Abraham Avellan WASSIAMA -

Article 96 de la nouvelle constitution de Sassou : « Tous les crimes que je commettrai en tuant les Congolais pendant que je serai en fonction sont d'avance amnistiés. En d'autres termes, j'ai le droit de vous tuer dans l'exercice de mes fonctions, on n'a pas le droit de me juger. Et si vous le faites, vous commettriez une forfaiture, donc un crime ".

Article 10 :« Il est interdit de m'extrader vers la CPI comme Gbagbo ou Charles Taylor pour quelque motif que ce soit. Et puisqu'en cas de crime, l'article 96 m’amnistie d’avance et me protège, je suis donc intouchable ».

Congolais, allez donc au référendum dire oui à ou non à cette nouvelle constitution du sénile Sassou. Au Congo, la réalité dépasse la fiction. Les Congolais sont en train de se faire enculer bien profond. Ils sont la risée de l'Afrique. Circulez, il n y a plus rien à voir. La honte. J'ai honte à mon pays...

32 ans, Sassouffi !

L’annonce du presque mort-né référendum clôt le pseudo débat de diversion sur la réforme constitutionnelle. Dès lors qu’il vient de jeter aux orties la loi fondamentale lui conférant la déjà douteuse légitimité, Sassou devient illégitime et sa présidence de la République quasi illégale. Cette forfaiture provoque un lever de bouclier au sein de la population susceptible de faire vaciller à court terme le pouvoir de Sassou.

Un homme, Sassou, étouffe l’émergence de la démocratie et l’éclosion des talents nécessaires au développement du pays. Détenteur d’un curieux master en de démocratie, il s’emploie à s’éterniser au pouvoir en dépassant les limites du raisonnable après 32 ans de règne de triste mémoire. Faussement convaincu qu’il est porteur de modernité, il estime que l’avenir du pays passe par lui et repose, non pas sur la jeunesse, mais sur sa propre progéniture et son clan à qui il finirait par céder le trône, le cas échéant, dans le cadre d'une succession dynastique.

Les multiples cris et hurlements, venus du monde entier, n’ont suffi à raisonner le vieil homme qui a même tenté de rectifier son âge se passant pour aussi jeune que son enfant afin de se mouler éventuellement dans sa dernière Constitution qu’il vient de trahir.

Cette volonté de « mourir au pouvoir » appelant aujourd‘hui, les congolais à gorges nouées au pseudo vote référendaire, n’a trouvé ni son véritable milieu porteur, ni ses témoins, ni ses martyrs. L’hostilité manifeste des populations congolaises qui, désormais, affrontent à mains nues leur dictateur laisse présager une rude saison politique tumultueuse au Congo.

Après des années de corruption, de gabegie, de tribalisme, d’impunité, de concussion d’arrogance…, le régime de Brazzaville entame inexorablement son crépuscule et par conséquent sa descente aux enfers car le peuple congolais semble redresser sa colonne vertébrale.

Dans la mouture de sa virtuelle constitution version 2015 qu’il considère être une avancée, l’homme demeure égal à lui-même adaptant, sans cesse, les textes du pays à ses propres désirs très éloignés des aspirations des populations. Pour la énième fois, histoire de se maintenir au pouvoir Sassou modifié encore une fois la Constitution pour l’adapter au son profil de criminel plutôt aux abois.

En effet, peut-on y lire article 96, « Aucune poursuite pour des faits qualifiés crime ou délit ou manquement grave à ses devoirs commis à l’occasion de l’exercice de sa fonction, ne peut être exercée contre le Président de la République après la cessation de ses fonctions ».

Vous avez bien compris : Sassou se donne le droit de tuer des Congolais pendant son « mandat » et s’assure d’avance l’impunité ! Des crimes, l’homme en a tellement accumulés qu’il veut s’autoamnistier en instrumentalisant les institutions. Une telle désinvolture interpelle notre conscience sur le degré zéro du patriotisme des dirigeants africains et nous renvoie à la faiblesse des structures politiques et administratives de nos pays qu’il faudra bien un jour réformer.

Selon son nouvel article 10, « Sauf en cas de perte ou de déchéance de la nationalité, aucun citoyen congolais ne peut être ni extradé, ni livré à une puissance ou organisation étrangère pour quelque motif que ce soit. »

Point n’est besoin de s’étendre sur ce sujet. Dans cette virtuelle constitution, Sassou parle de Sassou. L’homme redoute le Cour pénale internationale. Récemment, il a été publié dans la presse internationale, documents à l’appui, des faits passibles de crime contre l’humanité où Sassou serait impliqué personnellement.

Toutes « ces gentilles recommandations » seront examinées éventuellement, sans rétroactivité, non pas lors du vote référendaire qui n’aura pas lieu, selon l’opposition et à juste titre, mais après que le peuple ait récupéré son total pouvoir souverain.

La colère du peuple congolais a atteint un niveau d’exaspération jamais égalé. Le calendrier des meetings prévus par les dirigeants de l’opposition mérite une sérieuse adaptation. Le pouvoir politique étant basé à Brazzaville, capitale politique et siège du pouvoir, il est, on ne peut plus imprudent, dans le contexte actuel que de laisser cet espace libre à Sassou et son clan ne serait-ce qu’un seul jour.

En effet, le meeting de Pointe-Noire serait ajourné au profit des initiatives (ville morte, meetings tous les deux jours voire quotidien, …) à Brazzaville, voire sur l’ensemble du territoire congolais. Car, le pouvoir ayant accéléré son rythme, il pourrait envisager de bloquer l’ensemble des dirigeants de l’opposition, réunis à Pointe-Noire pour un meeting, pendant des jours, étranglant et affaiblissant ainsi la dynamique de leur mouvement. Les dirigeants de l’opposition doivent exercer une vigilance accrue afin d’accompagner efficacement la volonté populaire qu’ils semblent incarner : 32 ans ça suffit !

Nos ancêtres qui avaient une culture orale plus affirmée savaient que l’on a des yeux pour voir et que la violence s’installe dans la cité dès lors que la parole n’est plus entendue. Manifestement, le pouvoir de Brazzaville souffre aussi d’un déficit culturel bantou susceptible d’éclairer sa lanterne en ce moment.

Dans la mesure où la dictature de Brazzaville feint de ne pas entendre ni comprendre que c’est elle que les congolais veulent changer, il faut s’attendre désormais à un face à face entre la population et le pouvoir. Après le Burkina et le Burundi, Congo-Brazza est dans l’œil du cyclone.

Abraham Avellan WASSIAMA

Notre commentaire

Les dispositions des articles 10 et 96 de la constitution de Sassou (nous ne les avons pas lues, nous ne lirons jamais ce texte), en tout cas de ce que l'on en rapporte, constituent un aveu : Sassou a conscience d'avoir commis des crimes, il sait qu'il en commettra d'autres et il a une peur bleue de la justice et de la CPI. Il veut que la constitution et le pouvoir lui assurent protection, en ayant un droit de vie et de mort sur les Congolais. C'est donc la raison pour laquelle il s'accroche au pouvoir. Claude Nsilou était bien informé et nous, nous sommes rassurés... Le gars n'est pas fou. C'est pire : il est malade. Fulbert Youlou, le premier chef d'Etat congolais avait raison : Il y a plus de cinquante ans, il avait prédit : " Vous acclamerez un jour des malades mentaux dans ce pays ! ". En conseil des ministres, Moungalla et ses collègues ont déjà commencé à le faire. Et tout ça, pour le ventre. Où va le Congo ? J'ai honte à mon pays !

Source : mwinda.org

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Abraham Avellan Wassiama - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT

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