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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 10:11

Le référendum anticonstitutionnel a été pensé et mis en œuvre par le président de la République au mépris de toutes règles de convenance qui régissent la vie d’une société politique.

Faut-il rappeler que la période de campagne référendaire permet à toutes les forces politiques d‘exprimer leurs points de vue sur la question posée.

Les Forces politiques et sociales regroupées au sein du FROCAD, de l’IDC et de la Société civile œuvrant pour l’alternance démocratique apaisée en 2016 mènent leurs actions dans le respect des textes en vigueur qui protègent tous les acteurs politiques dans un tel contexte. En principe, les structures de l’Etat, en l’occurrence la force publique, le ministère de la justice, les administrations préfectorales, sont tenues d’observer une attitude de neutralité.

Nous, Forces politiques et sociales regroupées au sein du FROCAD, de l’IDC et de la Société civile réprouvons avec la dernière énergie l’immixtion du procureur de la République dans le déroulement des activités politiques. Les menaces de monsieur OKO-NGAKALA, procureur de la République, à l’endroit des militants et dirigeants de l’opposition congolaise, ne sont pas de nature à permettre des débats apaisés dans ce contexte provoqué par le Président de la République lui-même.

Les propos intolérants et va-t’en guerre des autorités publiques précitées sont responsables des dérapages enregistrés lors du méga-meeting de l’opposition congolaise tenu le 17 octobre 2015 à Pointe-Noire, pratiques ayant occasionné la mort et des blessures graves au sein des militants de l’opposition dont le nombre restent à déterminer, alors que de nombreux jeunes militants de l’opposition et de la société civile sont encore détenus arbitrairement dans les geôles de la police politique.

Les leaders de l’opposition rendus à Pointe-Noire pour animer ce meeting, sont assignés à résidence à MENGO où ils ne disposent d’aucune structure d’accueil, au prétexte qu’ils devraient rester à la disposition du ministère de la justice, comme si le fait de revenir à leurs domiciles respectifs les exonérait de la moindre enquête destinée à clarifier ce drame dont les responsables doivent être absolument découverts avec notre concours et châtiés conformément aux lois de la République.

Ces dérapages de la force publique, couverts par le comportement de l’administration municipale de la ville de Pointe-Noire et les préfectures du Kouilou et de Pointe-Noire ainsi que des propos du procureur de la République, laissent augurer d’une stratégie mise en place par le pouvoir en vue de prétexter le moindre indice devant embraser le pays et décréter l’état d’urgence qui couvrirait l’illégitimité du référendum appelé par le président de la République car, comme l’atteste l’engouement du peuple congolais lors des meetings de l’opposition congolaise, cette procédure inconstitutionnelle du référendum est refusée dans son principe même par le peuple congolais dans sa large majorité, et cela, malgré le comportement partisan des médias publics qui relaient la moindre activité des fanatiques du pouvoir au détriment des actions de l’opposition congolaise.

Nous, Forces politiques et sociales opposées au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et œuvrant pour l’alternance démocratique apaisée en 2016 dénonçons avec la dernière énergie les provocations et autres manigances du pouvoir. Nous rappelons ici que la violence, option prise par le pouvoir, sera et restera un frein à la paix et l’unité nationale, unité dont le pouvoir se prévaut pourtant d’être le garant, le promoteur et le principal constructeur.

Aussi, Nous, Forces politiques et sociales opposées au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et œuvrant pour l’alternance démocratique apaisée en 2016 exigeons-nous la levée, sans délai, de toutes les mesures liberticides prises à l’encontre des membres de l’opposition par la force publique, le ministère de la justice et les autorités préfectorales, partisans dans un débat qui se veut pourtant libre et constructif.

Nous, Forces politiques et sociales opposées au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et œuvrant pour l’alternance démocratique apaisée en 2016 rappelons à la communauté internationale que les instruments juridiques internationaux pertinents obligent à la solidarité et à l’accompagnement de tout combat pour les droits de l’homme et la démocratie.

Faut-il rappeler que la République du Congo est située dans une zone de turbulence en Afrique Centrale et que l’embrasement de notre pays pourrait avoir des conséquences incalculables dans les pays voisins.

Nous, Forces politiques et sociales opposées au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et œuvrant pour l’alternance démocratique apaisée en 2016 savons gré à la communauté internationale et aux puissances éprises de paix et de justice de tout ce qu’elle ferait pour éteindre le feu qui menace de brûler le Congo.

Fait à Brazzaville, le 18 octobre 2015

Les Forces politiques et sociales regroupées au sein du FROCAD, l’IDC et la Société civile

Congo-Brazzaville : Déclaration suite au mega-meeting de Pointe-Noire du 17/10/2015
Congo-Brazzaville : Déclaration suite au mega-meeting de Pointe-Noire du 17/10/2015

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