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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 09:34
(Congo-Brazzaville) Appel des Peuples Congolais à persévérer dans la Résistance offensive contre les Dictateurs et Arnaqueurs...

Appel des Peuples Congolais à persévérer dans la Résistance offensive contre les Dictateurs et Arnaqueurs constitutionnels. -

Par Idrissa Diarra -

Digne Peuple du Congo Brazzaville/Kinshasa, rappelle-toi Patrice Lumumba dans son noble combat intrépide pour la dignité et la liberté qui te profite aujourd’hui !

(…) Les pays africains partagent quasiment le même défi de gouvernance politique, économique et sociale. D’une part, l’attachement à leur fauteuil présidentiel, des dinosaures au pouvoir depuis le siècle dernier, d’autre part, l’écrasement continu de la grande masse du Peuple, sous le poids de la misère et de l’arnaque constitutionnelle.

Ces Présidents adeptes du pouvoir à vie, méprisent trop souvent toute l’importance de la vie après le pouvoir, notamment, le rôle potentiel et l’implication d’un ancien chef d’Etat dans les médiations politiques, pour résorber les violentes crises qui éclatent à l’échelle nationale et/ou internationale. Pour eux, la vie après le pouvoir, « érigée en sens interdit », ne mérite même pas d’être pensée !

Le Burkina Faso, dans sa malheureuse et douloureuse instabilité récurrente au sommet de l’Etat de la période charnière, – fin des années 1970- début des années 1980 -, a sécrété a contrario, ce capital humain, formé d’anciens chefs d’Etat, illustrant par ce fait même, tout l’intérêt de l’alternance au pouvoir, de gré ou de force !

L’ex-Président burkinabé Blaise Compaoré, que l’histoire du putsch manqué du 16 septembre 2015 finit par révéler comme un doux dictateur, farouche adepte du pouvoir à vie, avait pourtant affirmé sans le vouloir peut-être, l’importance de ce riche patrimoine national que constituent les anciens chefs d’Etat.

En effet, Blaise Compaoré créa pendant son règne, un organe consultatif comprenant trois anciens chefs d’Etat burkinabé et d’autres personnalités morales et religieuses influentes de la vie nationale.

Ce collège des Sages créé suite à la grave crise sociopolitique du Burkina Faso, consécutive aux multiples crimes politiques et économiques, dont le paroxysme fut atteint le 13 décembre 1998, par l’assassinat de l’illustre journaliste d’investigation Norbert Zongo et ses compagnons d’infortune, contribua effectivement à faire baisser les tensions, à l’issue de certaines mesures, dont l’organisation de la Journée Nationale du Pardon, célébrée le 30 mars 2001.

Cependant, l’instrumentalisation politicienne des résultats de ce travail, éclate au grand jour à travers le mépris affiché, sinon le rejet total de nombre de recommandations essentielles contenuent dans le rapport du Collège des Sages, daté de 1999, notamment, celle relative à la dissolution pure et simple du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP), confiné dans le rôle diffus de garde prétorienne du Chef de l’Etat, et celle relative à la limitation à deux, du nombre de mandats constitutionnels.

A l’ère du numérique, – ce 21ème siècle débutant -, les vieilles méthodes de conservation du pouvoir par les gardes prétoriennes de ces chefs d’Etats se révèlent, assurément dépassées ! Elles sont étouffées par l’élévation du niveau de conscience citoyenne des populations, un éveil dicté non seulement par la lassitude de leurs conditions de vie, mais aussi, par l’accès instantané à l’information et au savoir en particulier, via le canal des TIC (Internet, Facebook, Tweeter, skype, SMS, téléphones portables, télévisions et radios numériques).

Ces populations, désormais plus instruites via des sources extra-scolaires et académiques, mieux formées et plus nombreuses en villes, centres des décisions politiques, mènent massivement des pressions dans les rues pour l’alternance politique alternative.

Mais curieusement, ces chefs d’Etats, largement déconnectés du Peuple et de son intérêt, trouvent selon leurs discours invariables, comme seules sources possibles de leurs départs/maintiens, le Peuple, lui-même via le référendum ! De quel peuple s’agit-il au juste et qu’on ne voit pas massivement en réalité sur le terrain comme soutien?

La disproportion criarde entre les citoyens qu’ils arrivent à mobiliser physiquement sur le terrain et les masses de populations drainées dans les rues par les oppositions contre leurs projets autocratiques, montre au regard de leur discours paradoxalement rassurant pour leurs propres comptes, que d’une part, ces chefs n’accepteront jamais de respecter l’intangibilité des dispositions constitutionnelles limitatives du nombre de mandats présidentiels, et d’autre part, montre qu’ils feront recours à tous les moyens possibles, frauduleux soient-ils, pour demeurer scotchés au pouvoir !

Des raisons valables sans doute pour ces chefs, mais nuls et non-avenus pour les Peuples au regard des Constitutions et de la règle sacrée de la parole donnée, justifient ces conduites autocratiques et monarchiques. Leurs motifs, jamais avoués, de vouloir se maintenir au contraire au pouvoir, justifient au contraire, l’urgence de leur départ !

Ce sont d’une part, la violation de la loi pendant leur règne, compromissions érigées en règle de gouvernance et aggravées proportionnellement à la longévité et pour lesquelles, une fois loin du pouvoir d’Etat, ils n’ont point de garantie de protection.

D’autre part, la misère qu’ils créent eux-mêmes pour le Peuple, c’est-à-dire, pour ceux qui ne détiennent pas le Pouvoir, est redoutée par eux-mêmes ! Ils craignent en effet, de retourner eux-mêmes vivre cette misère, lorsqu’ils cesseront d’exercer le pouvoir. Il s’agit en fin de compte, d’un cercle vicieux, justifiant la nécessité, de bouter avec la forme républicaine, hors du pouvoir, ces chefs aux tendances autocratiques et totalitaires.

Les prisons en particulier, où ils risquent fort d’atterrir pour plusieurs malversations décennales accumulées, sont tenues dans un état inhumain, que nul au monde, dans son plus terrible cauchemar, n’ose s’y imaginer une seule seconde !

Par conséquent, plus le règne de ces dinosaures est long, plus ils sont compromis, et plus, ils ont peur de quitter le pouvoir. Le référendum s’offre à ce titre, comme un subterfuge pour frauder, ni plus, ni moins !

Ces Présidents qui trouvent par réflexe le référendum comme moyen pour trancher sur leur sort au terme de leur dernier mandat constitutionnel, seraient bien inspirés démocratiquement parlant, de faire aussi recours à cet instrument référendaire, pour décider de l’augmentation ou non du salaire des travailleurs/fonctionnaires ou pour répondre aux besoins sociaux divers (santé, éducation, emploi).

Leurs conduites étalent leurs schémas de pensée, qui est tout, sauf démocratique ! Pour ces Présidents monocratiques, le constat est clair ! La prison, c’est pour les autres, l’enfer, c’est pour les autres ! Ce qui est bien pour eux, est bien aussi pour leurs familles, mais jamais pour les autres, jamais pour le Peuple !

Cette attitude foncièrement anti-démocratiques, fonde à dire une fois de plus, que ces chefs, n’ont d’oreilles que pour un seul langage : c’est de les forcer à partir ! Non plus seulement en comptant sur les urnes, souvent entachées massivement de fraudes électorales, mais surtout, en occupant réellement l’espace public, par la démocratie pragmatique, constatée de visu de tous.

Et la communication de masse favorisée par la Révolution TIC – en plein essor en Afrique -, augure de beaux jours à cette démocratie pragmatique de mobilisation des masses sur le terrain réel, pour prescrire la fin de ces dinosaures d’un autre temps, pour annoncer la fin de ces dictatures brutales, et célébrer du coup, leur requiem.

Digne Peuple du Congo Brazzaville/Kinshasa, rappelle-toi Patrice Lumumba dans son noble combat intrépide pour la dignité et la liberté qui te profite aujourd’hui !

Digne Peuple, si tu restes passif ou couché dans la résignation et l’hésitation face à l’imposture flagrante, tu es mort pour toujours dans l’humiliation!

Idrissa DIARRA
Géographe & politologue
Secrétaire Exécutif du Mouvement
de la Génération Consciente du
Faso (MGC/Faso)
diarra.idrissa@rocketmail.com

Burkina Faso, le 11 octobre 2015

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