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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 09:54
(Congo-Brazzaville) Pourquoi les cessions d'intérêts d'ENI et de TOTAL E&P aux pilleurs du régime Sassou Nguesso constituent des crimes économiques ?

Par Alain MIZELLE -

Alain Mizelle -

Depuis le retour aux affaires du Président Denis Sassou Nguesso dans notre cher et beau pays en Octobre 1997, les intérêts pétroliers du Congo sont soumis à rudes épreuves. Une vraie mafia de cols blancs en bandes organisées, bien rodée, s’est installée au plus haut sommet de l’Etat et siphonne allègrement, en toute impunité, les ressources pétrolières de notre pays. Tout ceci se passe au vu et au su des membres du gouvernement et du Parlement Congolais qui sont, soit tous incompétents, ou se figent dans l’omerta alors qu’un petit groupe met les revenus pétroliers potentiels du Congo à sac. Quant aux brillants techniciens congolais du pétrole, ces chers collègues souvent aux ordres de la SNPC, de Total ou d’ENI, c’est bouche-cousue pour protéger leurs emplois et leur pécune ; mais ils sont également soumis aux clauses de confidentialité, ce qui ne saurait constituer véritablement des circonstances atténuantes ; on ne va pas leur en vouloir !

J’ai donc choisi de rompre ce silence des tombes et d’exposer chacune des transactions pétrolières mafieuses conclues au Congo depuis 1997, et ce sur la base de mes compétences pétrolières et d’informations glanées par mes recherches pour le reste de l’année 2015. Cet exercice commencera par les derniers Contrats de cession signés en 2014 et 2015 par ENI Congo et Total E&P Congo et d’expliquer pourquoi ces contrats constituent des crimes économiques potentiels.

En effet depuis 1997, on croit vivre un cauchemar, tant le pillage des intérêts pétroliers de notre pays a atteint des sommets invraisemblables, qui défient l’imagination aussi bien par leur audace que leur voracité. Alors que je me concentre exclusivement sur le secteur amont pétrolier, ces pillages affectent toute la chaine pétrolière incluant le trading pétrolier, le traitement et le raffinage, le transport et le stockage ainsi que la distribution des produits pétroliers. Dans n’importe quel pays normal au monde, la sonnette d’alarme aurait été tirée depuis 1998. Les pilleurs ont pris le silence du peuple et de la classe politico-intellectuelle du Congo comme une validation de leurs forfaits ; alors ils ont débordé d’imagination et d’ingéniosité. On est ainsi passé de commissions de quelques millions de dollars sur les enlèvements de cargos de l’Etat, sous le couvert des menaces de Fonds vautours, à la mainmise sur des participations dans les plus grands gisements de pétrole qui valent plusieurs milliards de dollars. C’est-à-dire, « le beurre et l’argent du beurre » ne leur suffisent plus, ils se sont donc attaqués à la crémière et ayant fini de la déboulonner, maintenant ils s’en prennent carrément aux vaches à lait. Tout naturellement, si ce processus n’est pas arrêté immédiatement, ils vont finir par vendre la ferme familiale, le Congo, notre pays.

Les oligarques russes, à la fin du régime de Boris Eltsine, étaient des cadres et des spécialistes initiés, chacun dans leur domaine, qui usant des informations privilégiées et un accès au sommet de l’Etat avaient mis la main sur des pans entiers de l’économie Russe, depuis les télécommunications, les sidérurgies jusqu’au pétrole par le biais de privatisations. Ce même schéma est en marche au Congo de Denis Sassou Nguesso ou des individus ayant des informations privilégiées sur le domaine pétrolier, et un accès au plus haut sommet de l’Etat, s’affairent à dépecer des morceaux entiers d’intérêts pétroliers qui, en conditions normales, reviennent à l’Etat pour le bénéfice du peuple Congolais.

Pourquoi donc les dernières cessions d’intérêts réalisées en 2014 et 2015 par ENI Congo et Total E&P Congo au profit des sociétés AOGC, Kontinent Congo et Petro Congo constituent des crimes économiques potentiels qui devront faire l’objet d’investigations et, si avérés, être punis dans le Congo post-Sassou Nguesso ? Eh bien, ce sera d’abord sur la forme et le fond de ces transactions et ensuite sur la taille et la valeur monétaire de celles-ci.

  1. Renouvellements des Permis ENI Congo Loango II and Zatchi II et Acquisition par AOGC de 9% en Moyenne dans les gisements Kitina-Djambala-Foukanda-Mwafi:

En ce qui est de cette transaction, pour rappel, en début de l’année 2014, la société ENI Congo (et son partenaire Total E&P Congo) négocient depuis plusieurs mois le renouvellement des CPP (Contrat de Partage de Production) portant sur les gisements Zatchi et Loango préalablement renouvelés le 15 Novembre 1995 sous le CPP Madingo Maritime. Ces deux gisements ont chacun plusieurs milliards de barils de pétrole en place dont seule une petite partie, moins de 20% a été récupérée, Loango est en production depuis 1977 soit depuis 37 ans et Zatchi depuis 1988 soit 26 ans. Sans grands travaux de redéveloppement de ces gisements, la production totale est en baisse et était de 20,000 barils/jour en 2013. Cependant les réserves résiduelles sont conséquentes et se trouveraient entre 300 et 500 millions de barils.

Sur la forme de cette transaction, après respectivement 37 ans et 26 ans d’exploitation, ces gisements dits matures, mais encore juteux, devaient revenir dans le domaine public et l’Etat d’en donner non seulement le titre minier à la SNPC, mais d’en transférer l’exploitation effective à sa société d’Etat. Après 25 ans d’exploitation, et au vu du prix record du baril des 10 dernières années, les opérateurs ENI et Total ont donc récupéré tous les capitaux investis (Capex, Opex, Admex) et fait des profits très respectables. L’Etat n’a donc aucune raison de renouveler ces permis pour un simple bonus de signature tout en laissant à la SNPC un maigre 15% d’intérêt. Dans la mesure où l’Etat se soucie de la baisse potentielle de sa production due à l’incompétence de la SONAREP à gérer des gisements, il y a possibilité de signer des contrats rémunérés O&M (Operations and Management) avec des firmes spécialisées qui continueraient à opérer et produire ces gisements clés en main pour son compte. L’Etat a donc choisi de renouveler ces gisements qui auraient apporté des recettes annuelles brutes – avant coûts – de 328,5 million de dollars US (pour un baril à $45) soit 190 milliards de FCFA.

L’Etat semble donc avoir fait une mauvaise opération au seul profit des opérateurs ENI et Total sur Loango et Zatchi, sauf si vous regardez ce qui vient après, et c’est bien le fond de cette affaire, c’est-à-dire l’entrée de AOGC (Africa Oil and Gas Corporation) dans les gisements Kitina (10%), Djambala (8%), Mwafi (10%) et Foukanda (8%). AOGC – société indexée par les ONG y compris Global Witness dans les scandales de détournements de fonds et des commissions de vente de cargaisons de pétrole, durant la période des fonds vautours entre 1999 et 2007 – est une société officiellement dirigée par Dieudonné BANTSIMBA et Narcisse LOUFOUA mais dont le propriétaire principal bien connu à Brazzaville, Paris et Rome n’est autre que Mr. Denis Auguste Marie GOKANA Chairman de la SNPC et Conseiller Spécial en matière d’Hydrocarbures du Président Sassou Nguesso. Au Congo les devoirs fiduciaires et les conflits d’intérêts n’existent pas. Il semblerait donc au fond, que les décideurs pétroliers du Congo que sont le Président Sassou Nguesso, son fils Denis Christel Nguesso et Mr. GOKANA aient décidé de renouveler les permis Loango et Zatchi en échange d’un bonus et de l’entrée de AOGC dans les gisements Kitina, Djambala, Mwafi et Foukanda. Vous vous dites peut être que les intérêts impliqués sont minimes de 8 à 10%, sauf si vous êtes du domaine et mesurez la valeur monétaire de telles transactions surtout à la lumière de la misère du peuple congolais.

Plateforme Gisement Kitina (voir photo en fin de page)

Voici donc les chiffres; En 2013, le gisement de Kitina produisait 15,000 barils/jour, tandis que les 3 autres gisements (Foukanda-Djambala-Mwafi) produisaient 7,300 barils/j. La production totale de ces gisements s’élevait donc à 22,300 barils/j en 2013. Les gisements pétroliers subissent un déclin naturel de 1-5% par an dépendant du type et des conditions du réservoir, alors en 2015 la production totale de ces gisements devrait être autour de 20,000 barils/j. AOGC engrangerait donc une production journalière brute d’environ 1,800 barils/j soit 657,000 barils/an. Si nous assumons un prix du baril de pétrole à $45/bbl, AOGC fera donc des entrées de trésorerie brutes annuelles de 29MM$ (17 milliards FCFA) avant déductions des royalties, profit oil de l’Etat et taxes. D’après Global Witness, ENI semble avoir divulgué auprès des media Italiens le paiement d’un bonus de signature de 22MM$ ; on se sait pas si celui ci correspond au renouvellement de Loango-Zatchi II ou Kitina-Djambala-Foukanda et Mwafi. Si ce montant a été payé par ENI et son associé, alors AOGC aurait payé au pro-rata 1.98MM$ de bonus pour ses 9% moyens sur les 4 gisements. Que nos vaillants économistes fassent le ratio profits sur investissements d’une telle transaction : autant dire qu’AOGC a été mis devant un tiroir caisse ! Dans l’industrie pétrolière, les réserves d’un gisement en production coûtent cher, les sociétés payent de 15-20$/baril. Moins de 50% des réserves initiales de Kitina ont été produites et les réserves totales des 4 gisements se situent donc au minimum à 100 millions de barils, ce qui donne à AOGC environ 10 millions de barils de réserves dont la valeur nominale non risquée se situe entre 150 et 200MM$ (87 et 116 milliards de FCFA).

Plateforme gisement Tchibouela (voir photo en fin de page)

  1. Renouvellement du Permis couvrant le Secteur Sud Total E&P Congo incluant les gisements Tchibouela, Tchendo, Tchibeli-Litanzi et Acquisition par AOGC, Kontinent Congo et Petro Congo d’un total de 25%:

Dans le cadre de cette opération, la troïka à la tête du pétrole des Congolais avait décidé d’ajouter à AOGC, déjà décrite ci-dessus, les sociétés inconnues Kontinent Congo et Petro Congo. Kontinent Congo, dont les véritables actionnaires ne sont pas apparents. Kontinent Congo, semble être une filiale de la petite société incorporée aux USA et basée à Washington D.C., Kontinent LLC (http://www.kontinentllc.com) qui elle est dirigée par Yaya MOUSSA. Mr. MOUSSA est camerounais et est l’ancien directeur du Bureau FMI (Fond Monétaire International) de Brazzaville à l’époque de Dominique Strauss Kahn avec qui il avait œuvré pour aider le Congo à atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE. Mr. MOUSSA s’est tissé un réseau à la tête de l’Etat et une amitié avec Denis Christel Sassou Nguesso qu’il va utiliser à des fins personnelles quand il se retire du FMI. Il crée tout de suite une plateforme médiatique, Africa Today tv (http://africatodaytv.com) pour faire la gloire des dictateurs Africains et Kontinent LLC va se lancer dans les activités de conseil et trading pétroliers et de projets pétroliers et miniers par retour d’ascenseur. En clair derrière Kontinent Congo, se cache Denis Christel Sassou Nguesso. Nous creusons encore pour établir la propriété de Petro Congo qui semble être toujours détenue par le clan des Mapapa.

Sur la forme, grande a donc été ma surprise devant le discours tenu par Total Congo après les demandes de réponse pressantes de Global Witness et du Times of London quant à la propriété de ces entreprises choisies sans appel d’offres sur des intérêts aussi importants. Voici ce que Total a dit en substance dans l’article du Times de Londres, et je cite « Parmi les mesures prises, nous nous sommes efforcé à identifier les bénéficiaires ultimes de chacune des sociétés congolaises. A travers ces efforts Total a obtenu le confort nécessaire pour aller de l’avant avec l’association telle que structurée dans ces circonstances». La syntaxe clé de cette excuse de Total est «telle que structurée dans ces circonstances». Ni Total, ni moi même, ni aucun Congolais pourvu d’une petite parcelle de cervelle ne pouvait s’attendre que la troïka structure ces sociétés en montrant gratuitement les vrais actionnaires ! La troïka a structuré ces sociétés en plaçant les Narcisse LOUFOUA et Yaya MOUSSA comme directeurs de façade et en nommant des actionnaires fictifs dans les registres corporatifs et la « due diligence » de Total a vu ce qu’elle voulait voir ; ne dit-on pas «qu’il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ?». Mais de grâce, que Total ou ENI ne nous disent pas qu’ils ne connaissent pas les vrais propriétaires de ces sociétés ! Qui est donc suffisamment puissant au Congo pour obliger Total Congo à regarder ailleurs alors qu’une transaction d’une valeur nominale de près de 4 milliards de dollars (2,300 milliards FCFA) est en marche ?

Le 14 Juillet 2015, alors que la France célébrait la Bastille, Total E&P Congo annonce la signature du Protocole d’Accord pour le renouvellement des permis d’exploitation Tchendo II, Tchibouela II, Tchibeli-Litanzi II dont les termes incluent des cessions aux sociétés congolaises AOGC (10%), Kontinent Congo (10%) et Petro Congo (5%). Comme dans le deal précédent qui impliquait ENI Congo, les gisements principaux de Tchendo et Tchibouela arrivent en fin de terme de leur permis d’exploitation après 30 ans. La pratique normale dans un pays pétrolier, qui se respecte, aurait voulu que ces gisements tombent dans le domaine public et que l’Etat les attribuent à sa société nationale qui continuera leur exploitation pour le grand bonheur des Congolais. Mais c’est sans compter avec le nouveau toupet et la gourmandise sans limite des rois du pétrole congolais qui semblent avoir convaincu Total du bien fondé de cette cession de 25% des parts du projet qui au pire devaient revenir à la SNPC et ce, sous le couvert de la Loi sur le local Content (Contenu Local) encore non promulguée au Parlement. Le fond de cette affaire semble donc être un deal noir opaque entre Total et la troïka, « renouvellement du permis couvrant le Secteur Sud sous de meilleurs termes fiscaux à condition que vous acceptiez l’entrée des sociétés que nous mettons sur table » comme dans les films d’Al Capone sur la mafia de Chicago, concussion, racket, extorsion et ormeta.

Dans la foulée, Pierre Jessua, le General Manager de Total E&P Congo nous annonce que Total a obtenu de meilleurs termes fiscaux dans le cadre de cette transaction et que les réserves qui restent à récupérer sur ce permis ne sont que de 100 millions de barils. Vraiment ? Voici les vrais chiffres de cette transaction : la production des gisements du secteur Sud est passée de 26,000 barils/j en 2012 à environ 22,608 barils/j en 2013, déclin naturel oblige. Nous pouvons assumer que cette production se situe aujourd’hui autour de 21,000 barils/j, ce qui donne à AOGC/Kontinent Congo/Petro Congo un total de 5,250 barils/j pour les 25%, soit une production annuelle de 1,916,250 barils générant un revenu brut de 86MM$ (50 milliards FCFA) avant déduction des royalties, profit oil de l’Etat et taxes avec un prix de baril conservateur à $45/bbl. Ce qui est intéressant c’est que ces gisements et notamment Tchibouela ont déjà récupéré 400 millions de barils sur 30 ans et ils devront encore produire pendant très longtemps avec des opérations de reprises/workovers et le forage de nouveaux puits tant les réserves résiduelles sont importantes. Le chiffre de 100 millions de barils de Pierre Jessua est archifaux ! Qu’il consulte ses géologues, géophysiciens et autres ingénieurs subsurface. Tchibouela et Tchendo ont ensemble tout près de 4 milliards de barils en place dont 400 millions récupérés jusqu’en 2015. Le gisement de Tchibouela seul a un STOIIP de 2.4 milliards de barils dont seulement 16% ont été récupérés. Or d’un réservoir de type Tchibouela on devrait récupérer un minimum de 25% de l’huile en place, soit 600 millions de barils. Donc les réserves résiduelles potentielles minimum de Tchibouela devraient être de 200 millions de barils (600MMBls moins 400MMBls déjà récupérés). Le gisement de Tchendo a 1,5 milliards de barils d’huile lourde en place encore non produits et qui peuvent être développés avec les puits horizontaux et les techniques de complétion/stimulation modernes, dont Tchendo Sénonien (850 MMBls en place et 85MMBls récupérables) et Tchendo Sendji C (635MMBls en place et 60MMBls récupérables) soit un total de 145 millions de barils de réserves additionnelles. Les réserves de Tchibouela et Tchendo seuls sont ainsi donc de 345 millions de barils. AOGC et compagnie s’octroient ainsi des réserves de 86 millions de barils soit en gros 100 millions de barils si nous ajoutons les réserves de Litanzi et Tchibeli par simple jeux d’écriture. En acceptant un prix du baril à 45$/bbl, ces réserves ont une valeur nominale non risquée, de 4.5 milliards de dollars (2600 milliards de FCFA) avant déductions des royalties, profit oil de l’Etat et taxes. La pratique dans l’industrie pétrolière est d’acheter les réserves en production à un prix de $15-20/bbl, ce qui fait que les 25% acquis valent entre 1.5 milliards de dollars US (1000 milliards FCFA) et 2 milliards de dollars US (1160 milliards de FCFA). Combien Gokana et Cie ont-ils payé à l’Etat?

La responsabilité corporative et fiduciaire des multinationales est désormais engagée. Aussi bien ENI Congo SA que Total E&P Congo en tant que sociétés européennes, tombent sous les dispositions des lois de l’OCDE, de l’Union Européenne et de leurs propres codes d’éthique portant sur la corruption active, passive ou autre. Le Code de Conduite du Groupe Total remis sur pied depuis l’an 2000 inclue des dispositions pratiques que les employés et responsables de Total doivent observer dans la conduite des affaires et la prise des décisions au quotidien. Ce Code dispose en particulier que «Total rejette la corruption sous toutes ses formes, publique et privée, active et passive». Il faut penser qu’au Congo de Sassou Nguesso de telles grossièretés se passent sans que personne au sein des partis politiques ne bronche, alors que le Président du Guatemala, Otto Perez Molina vient d’être destitué et incarcéré pour corruption dans les services douaniers d’un montant d’environ 3.7MM$ (moins de 2 milliards de FCFA). Un changement de régime au Congo permettrait de mettre à plat ces deals opaques iniques qui n’ont pour but que de perpétuer l’enrichissement illicite d’un clan au détriment du peuple qui continue de croupir dans la misère la plus totale. Entre-temps des associations congolaises et la société civile ont la possibilité d’interpeller ces majors pétroliers devant les instances européennes dont l’UE, L’OCDE, les Nations Unies pour arrêter la vente sur le marché international par AOGC, Kontinent Congo et Petro Congo, de barils de pétrole pillés, dont les bénéficiaires authentiques devraient être les populations du Congo qui manquent de tout, depuis l’eau potable, l’électricité, les infrastructures de santé de base et sont assujettis à un ’indice de développement humain parmi les plus bas de la planète.

POURQUOI LES CESSIONS D’INTERETS AUX PILLEURS DU REGIME SONT CRIMINELLES ( télécharger la version word)

Alain MIZELLE

(Extrait de congo-liberty)

A propos de l’Auteur: Né à Brazzaville au Congo,il passe sa tendre jeunesse dans les pays du Niari notamment à Dolisie, établi actuellement à Montréal au Canada. Homme d’affaires, PDG de la société Prevail Energy Limited (www.prevailenergy.com) et Pasteur Évangélique diplômé en Etudes Chrétiennes Hébraïques de Woodlands au Texas. Ingénieur Minier et géologue pétrolier détenteur d’un Master en Ingénierie Minier de Wits University, une Maitrise en Sciences de la Terre et une formation pétrolière à Oxford (Angleterre). Coordonateur pour le compte de la Société Pétrolière Sud Africaine Engen (Energy Africa) du projet d’exploration Haute Mer et du développement du gisement Nkossa entre 1996 et 2002, participe notamment aux découvertes des gisements de Moho-Bilondo. Recommande l’entrée de Energy Africa sur le permis Kouilou et le gisement M’Boundi, gère le gros du portefeuille exploration au Gabon et recommande l’entrée de Energy Africa en Guinée Equatoriale conduisant aux grandes découvertes des gisements Ceiba et le complexe Okoumé. Au Canada depuis 2003, fonde GGPC (Gulfofguinea Petroleum Corporation) qui négocie et signe des Contrats Pétroliers au Gabon en 2004 et entre à la Bourse AIM de Londres sous le nom FirstAfrica Oil Plc. Depuis 2005 dirige Prevail Energy Limited, société qui avait acquis 20% d’intérêts dans le projet MKB au Congo et négocie des projets Pétroliers partout en Afrique, USA et en Asie.

Plateformes gisements Kitina et Tchibouela
Plateformes gisements Kitina et Tchibouela

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