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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 11:27
Congo-Brazzaville : Le bal des vampires et des vautours

A l’occasion, en 2015, du 55ème Anniversaire de l’Indépendance du Congo, au regard du dernier discours où M. Sassou Nguesso fait l’état de la nation, nous avons exhumé un article que nous avions publié en 2008 à l’occasion du quarante-huitième anniversaire de l’Indépendance du Congo.

Et, curieusement, comme en 2008, en l’an 2015, M. Sassou a évité de parler de ses années antérieures à l’année 2000. Comme si son retour au pouvoir n’avait commencé qu’en l’an 2000. Il reste invariable...

Lisez ce que L’EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA avait écrit à cette époque, en 2009.

15 AOÛT 2008 :

QUARANTE-HUITIEME ANNIVERSAIRE

DE L'INDEPENDANCE DU CONGO-BRAZZAVILLE

ou

"LE BAL DES VAMPIRES ET DES VAUTOURS"

Le 15 août 2008, comme un humain, le Congo-Brazzaville a fêté ses 48 ans d'âge. Dans les 48 ans, si on enlève les trois ans du président Youlou et les cinq ans du président Massamba-Débat, il reste 40 ans à l'actif de pouvoir Sassou. Quel bilan de ces 40 ans de gouvernance Sassou ou sous-couvert ? Discrimination ethno-tribale, ségrégation tribale, vols, viols, détournements, blanchiments d'argent, corruption, assassinats, crimes contre l'humanité, génocides...

Néanmoins, ce 15 août 2008 a eu une consonance et un goût très particuliers. Sous le patronage de M. Denis Sassou Nguesso, comme le fit son prédécesseur quelques années auparavant, la République du Congo a commémoré avec faste le quarante-huitième anniversaire de son indépendance, sa Fête Nationale, non à Brazzaville mais à Owando cette fois-ci. Pourquoi Owando ? A ce choix, trois raisons principales :

Première raison :

A la suite des guerres successives qu'ils ont activées et alimentées eux-mêmes, la majorité des européens ont déserté Brazzaville et sont allés s'installer à Pointe-Noire, poumon névralgique de toutes les magouilles économiques et financières, mais aussi porte d'accès et de sortie moins périlleuse. L'insécurité volontairement créée, instaurée et entretenue à Brazzaville ne rassure plus personne.

Deuxième raison :

Ce n'est pas pour faire plaisir aux populations de la Cuvette en général, ni à celles de la ville d'Owando en particulier. Le choix de la ville d'Owando a été plus dicté par le climat politique qui prévaut à Brazzaville, mais surtout pour faire oublier les massacres de mai 1997 avant de les transporter à Brazzaville. Ainsi le "Bal des Vampires et des Vautours" organisé par l'ogre du Congo-Brazzaville pouvait commencer.

Troisième raison :

Depuis 1965, le Congo n'a jamais connu d'autre climat que celui du complot permanent. C'est d'ailleurs feu Président Jacques Opangault, sur son lit d'hôpital à Paris, qui avait dit à ce sujet : "Tant que ce petit au signe du diable sur le front sera toujours là, le Congo ne connaîtra jamais de paix".

En effet, depuis le retour au pouvoir par procuration de M. Sassou Nguesso, les rumeurs de coups d'Etat vont bon train. Des femmes, des enfants, et des hommes, voire des officiers disparaissent, sans laisser de traces. D'autres meurent sous la torture. C'est le cas du colonel Basile Ossombo, entre autres. La "main noire" a repris du service.

Tous ceux qui regarderont de trop près les frasques du clan Sassou seront réduits au silence éternel. MM. Makosso et Mounzéo en ont reçu les avertissements. M. Mandzimba a été et est toujours menacé, et aujourd'hui notre compatriote Songuissa-Moulangou croupit en prison pour délit d'opinion. Quel sort lui réserve-t-il ?

Tout cela ne rassure pas.

Quel a donc été le message de Sassou Nguesso au "Bal des Vampires et des Vautours" ?

1- Comme à son habitude et comme il sait si bien le faire, nous vous le garantissons, M. Sassou Nguesso a pour la énième fois débité et proféré des mensonges qu'il a placés au-dessus d'autres mensonges.

Comme c'est tout ce qu'il sait si bien faire, il a encore chargé ses ennemis - au lieu d'être des adversaires politiques - de tous les maux, les accusant de vols, de viols, de détournements de fonds, d'assassinats, de crimes de toutes sortes, de génocides aussi, etc… Lui-même, blanc comme neige, ne s'accusant de rien du tout, parce que n'ayant commis aucun crime, n'ayant détourné aucun centime, n'étant pas non plus le pivot central de la corruption généralisée au Congo, et surtout du génocide des populations du Sud du pays.

M. Sassou Nguesso n'a pas parlé des troupes étrangères qu'il a importées, ni des mercenaires qu'il a recrutés, qui sont toujours là et qui continuent de sévir dans le pays, au grand mépris de toutes les résolutions de l'ONU et de l'Union Européenne, encore moins des Conventions internationales.

Il n'a pas parlé des mines anti personnelles qu'il a répandues dans toute l'étendue des régions sud du Congo.

Il n'a pas non plus parlé des trafics massifs d'armes de guerre qui transitent désormais par Ollombo.

Il n'a pas parlé non plus de l'affaire des "Disparus du Beach" de Brazzaville, encore moins de l'accord tripartite qu'il a signé avec le HCR et le gouvernement de la RDCongo-Kinshasa.

Au contraire, dans cette affaire, il continuera de dire et maintiendra toujours que ces malheureux jeunes enlevés et disparus depuis le Beach de Brazzaville sont soit partis en exil, soit qu'ils se sont suicidés, ou qu'ils ont été anéantis par les "rebelles", comme il a voulu avancer et soutenir cet argument un moment donné, mais très vite abandonné, la pression intérieure et extérieure étant trop forte. N'empêche aussi, un jour, qu'il déclare urbi et orbi que c'est le HCR qui les avait assassinés, tous. Donc l'ONU. Il en est très capable.

2 - M. Sassou Nguesso a encore parlé de démocratie et de paix. De quelle paix ? Evidemment et très certainement de celle des cimetières qu'il ne cesse de remplir tous les jours, 24heures sur 24. Car, c'est le propre de tout individu maniant sans sourciller la démagogie et la langue de bois. Mais qui, au jour d'aujourd'hui, le croira, avalera ses mensonges grotesques et éhontés dignes d'un Goering ? Personne, à l'exception peut-être de ceux qui profitent, se goinfrent et vivent de lui. Et encore… !

Or, pour nous, le vrai démocrate :

- Ce n'est pas celui qui refuse à ses compatriotes en exil de retourner dans leur pays, jusqu'à mobiliser des troupes entières et interdire à des transporteurs aériens d'atterrir dans le pays. Nous ne parlons même pas de la facture.

- Ce n'est pas non plus celui qui refuse des pièces d'identité à ses compatriotes, comme les Passeports ou les Cartes nationale d'Identité, pour le seul motif de n'être pas avec lui, ou parce qu'ils ne lui lèchent pas les pieds.

- Ce n'est pas celui qui, des décennies durant, écume les paradis fiscaux pour y planquer les deniers publics détournés.

- Ce n'est pas celui qui installe et instaure la corruption comme mode de gouvernement.

- Ce n'est pas celui qui gagne des élections par des fraudes massives.

Mais c'est cela qu'être un dictateur doublé de criminel impénitent et indécrottable.

M. Sassou Nguesso ne dira pas que Pascal Lissouba, pourtant président de la République, lui avait fermé les frontières, encore moins interdit aux avions le transportant d'atterrir à Brazzaville, à son retour d'exil en France, pour ensuite aller lancer les guerres organisées depuis Paris, et qui coûtent encore aujourd'hui la vie à des centaines de milliers de Congolais. Pourtant, Pascal Lissouba n'avait pas agi ainsi. On peut maintenant faire la différence entre tous ces hommes. Pour preuve, les amnisties sélectives et parcimonieuses. En 2007, c'était le Général Yhombi-Opango. Cette année, c'est autour de qui ?

C'est donc que la haine n'est pas du côté de ses ennemis jurés prétendus.

Ainsi donc, en observant la situation de ces trois hommes (Kolelas, Lissouba, Sassou), on est en droit de la comparer à un film Western au titre très révélateur : "Le Bon, la Brute et le Truand", dernièrement diffusé sur une chaîne de télévision française.

Ceci dit, une question : Entre Sassou et les deux autres, qui est ou qui sont plus tolérants par rapport aux comportements, agissements et pratiques de Sassou Nguesso ?

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LA GUERRE COUP D'ETAT DE BRAZZAVILLE ET SES SUITES

Malgré le fait d'avoir gagné la guerre et repris le pouvoir par la violence, l'homme ne s'est pas assagi. Voici un extrait tiré d'un livre sur la criminalité politique et économique au Congo-Brazza...

« […] Le général-président (Sassou) complote immédiatement avec eux (Foccart, Chirac, Pasqua, Elf, Omar Bongo). Leur implication concertée est démontrée. En perquisitionnant la Tour Elf, les juges Joly et Vichnievsky ont saisi dans le coffre-fort du colonel Jean-Pierre Daniel, responsable de la sécurité du groupe pétrolier, deux notes rédigées en 1991 […] : "23 avril 1991. Compte-rendu entrevue avec M. Tarallo. […] B. […] vient de voir Sassou et lui a proposé d'exécuter les opposants qui lui seraient désignés. Sassou vient de recevoir les pièces des blindés achetés par l'intermédiaire de M'Baye [directeur du Renseignement gabonais]. Transport aérien de Genève à LBV [Libreville], puis ensuite LBV-Brazza." »

Cf. : François-Xavier Verschave, L'envers de la dette. Criminalité politique et économique au Congo-Brazza et en Angola, Agone , Marseille, 2001, p. 31.

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Sassou Nguesso & Co souffle le chaud et le froid comme à son habitude. Après ses Vœux de nouvel an 2009, nous apprenons en dernière minute qu'il a déjà passé commande de 7 BM-21 Ural, 4 RM-85 tchèques, 4 avions de chasse Sukhol 47, 2 MIG-27, 1 F-7 chinois, 4 hélicoptères de combat MI-24, 3 MI-28 et un hélicoptère WZ-10.

POUR QUOI FAIRE ? POUR UN AUTRE POGROM ?

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Nous espérons simplement que la France (la Droite dite Républicaine : RPR/UMP/LES REPUBLICAINS), qui lui a déjà prêté très activement mains fortes en 1997, ne lui enverra pas encore, cette fois-ci, ses troupes de substitution (Angola, Tchad, Gabon, mercenaires de diverses nationalités, etc.).

Nous invitons l'Union Européenne de se souvenir des actes et activités nocifs de la Droite française en Afrique.

Aux Africains en général et aux Congolais en particulier d'en prendre acte.

La garantie de la prospérité d'un pays et de ses intérêts ne repose pas sur des massacres humains et la programmation des crimes contre l'humanité et des génocides.

MEDITONS :

- "Le pouvoir est de commandement et non de jouissance" (Lanza del Vasto)

- "Plus un ordre viole la nature, l'habitude et la norme, et plus l'usage de la violence lui est indispensable" (Lanza Del Vasto)

- " Un homme meurt chaque fois que l'un d'entre nous se tait devant la tyrannie" (Wole soyinka, Prix Nobel de Litterature).

"Everytime somebody keep silent when faced with tyranny, someone else dies" (Wole Soyinka, Nobel Prize for Litterature).

- "Changer de régime et améliorer les lois sans changer les hommes et les rendre meilleurs, c'est comme balayer la chambre sans ouvrir la fenêtre ; la poussière soulevée (celle du moins qu'on n'aura pas avalée) retombera d'où elle vient" (Lanza Del Vasto).

- "L'ascension sociale se faisant sans échelle, ceux qui se dégagent et s'élèvent ne peuvent que monter sur les épaules et sur la tête de ceux qu'ils enfoncent… Est-il difficile de se dire : je ne veux pas jouir de ce qui coûte à d'autres tant de sueur et de sang ?"

- "L'homme qui tombe au pouvoir du Mage perd la conduite de sa vie parce que la volonté d'un autre s'est projetée au cœur de son être, à la source de sa conscience qu'elle capte, et l'autre joue de lui comme d'un instrument (Lanza del Vasto).

- "La séduction ou corruption, d'apparence plus douce, sont pires encore et, quelques bonnes que soient les intentions et sainte la cause, marquées d'infamie" (Lanza del Vasto).

- "La tyrannie n'est pas simplement le fait d'un homme qui usurpe (…), mais bien l'établissement d'un régime qui par soi-même est usurpation" (Lanza del Vasto).

- "Si le Sang donne droit au pouvoir, celui qui détient le pouvoir n'a pas de pire rival que son plus proche par le sang ; et ce droit de vie et de mort sur tous que les puissants s'arrogent finit par se retourner contre leur propre sang" (Lanza del Vasto).

QUI VEUT VOIR LA VIE DE SON ENFANT FINIR COMME CA, COMME CE PETIT INNOCENT QUI VOULAIT SE RENDRE A L’ECOLE, FAUCHE PAR LA FURIE, LA BARBARIE ET LA FOLIE MEURTRIERES D’UN CLAN : LE CLAN MPILA-OYO-EDOU ?

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