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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 16:35
(Congo-Brazzaville) Toute vérité est bonne à dire... !

(Congo-Brazzaville) Toute vérité est bonne à dire... !

Par Mingwa Biango -

Mingwa Biango -

Beaucoup d’hommes naissent aveugles, et ils ne s’en aperçoivent que le jour où une bonne vérité leur crève les yeux. Jean COCTEAU (La machine infernale)

Eduquer, c’est transmettre des valeurs humaines essentielles à la vie dans la société. Dans toutes les civilisations, la cellule familiale en est la base, en complémentarité avec le système éducatif, par lequel, l’individu acquière l’instruction et les compétences nécessaires pour devenir un bon citoyen et servir correctement sa famille et son pays.

Inscrit dans plusieurs chartes internationales et institué dans la Constitution de plusieurs pays, le DROIT A L’EDUCATION est pour l’UNESCO, « un droit fondamental de l’homme, indispensable à l’exercice de tous les autres droits de l’homme. ». L’instruction promeut la liberté individuelle, et apporte les outils nécessaires pour lutter contre toute forme de totalitarisme. Est-ce le cas au Congo-Brazzaville (y compris les intellectuels) ?

Pour ma part, les us et coutumes bembés sont la base de mon éducation familiale. Elle consacre la recherche permanente du SAVOIR, de la PERSPICACITE, de L’EMULATION du MERITE et surtout, consacre la VERITE. En revanche, elle pourfend la tricherie, le mensonge, le vol… et le meurtre. C’est dans cet esprit que j’ai créé le site participatif www.congo-liberty.com , qui ne sera jamais inféodé à un parti politique, encore moins à une personnalité politique quelle qu’elle soit !

Dans les pays de Mouyondzi, la complaisance, la traitrise et les petits arrangements avec la vérité n’ont pas de place. Nous ne dérogeons pas à la règle même lorsqu’il s’agit des nôtres. Ainsi, je dénonçai la prostitution politique de Me Martin MBERI. J’en fis de même lorsque Christophe MOUNKOUENKE et Pascal TSATY-MABIALA s’acharnèrent sur la dépouille de l’UPADS pour mieux l’affaiblir à la grande satisfaction du tyran SASSOU-NGUESSO. En son temps, nous dénoncions la complicité tacite de TSATY MABIALA, dont la participation aux élections locales de 2014, valida le fichier électoral issu du recensement administratif spécial, dont les résultats principaux, nous enseignent que la partie Nord du pays est dorénavant, démographiquement plus importante que la partie Sud.

Pourquoi devrais-je me taire aujourd’hui et ne pas rappeler que Mme Claudine MUNARI a trahi le Président Pascal LISSOUBA pour se coucher avec le PCT de notre bourreau SASSOU-NGUESSO, juste parce qu’elle est comme moi, originaire de Mouyondzi ?

« Dire NON à la modification de la Constitution aurait-il le pouvoir magique d’absoudre tous les crimes et blanchir toutes les crapules ? »

Pourquoi ne dois-je pas m’interroger sur les réelles motivations politiques de l’actuel patron de l’Initiative pour la Démocratie au Congo (IDC), M. Serge Blanchard OBA, véritable fossoyeur de la SOTELCO créée sur les cendres de l’Office Nationale des Postes et télécommunications (ONPT), dont les travailleurs licenciés attendent toujours leur indemnisation ?

Nos frères et sœurs de l’IDC devraient se battre pour l’essentiel, à savoir, la refonte intégrale du fichier électoral et la gouvernance électorale comme le martèle Mathias Dzon.

Nous raillons tous, le discours sur l’état de la Nation prononcé par Denis Sassou-Nguesso, le 12 aout 2015, pour avoir mis en exergue son bilan calamiteux ; mais, nous n’avons pas le courage de dire que ce bilan est aussi celui de ses ex-ministres Parfait Kolelas et Claudine Munari qui viennent d’être débarqués du Gouvernement. Pourquoi ? Juste parce qu’ils s’opposent à la modification de la Constitution ou parce que natifs de vos régions, vous (tribalistes) les ménagez… ? Pff … !

Si vous voulez applaudir les SOUDARDS et les TONTON MACOUTES, ne comptez pas sur nous !

Les mêmes avec qui nous damnions Mathias DZON parce qu’il fut l’argentier de Sassou-Nguesso, malgré sa franche opposition au dictateur de Brazzaville, trouve étrangement des circonstances atténuantes et sont très indulgents envers les natifs de leurs régions que sont Parfait KOLELAS et Claudine MUNARI. Ils s’étonnent ensuite que le tyran ait encore des partisans dans sa région. Voilà le problème du Congo : notre tribalisme que nous ne voyons que chez les autres. C’est tout simplement de l’obscurantisme. Le fléau incurable du tribalisme est la dynamique des guerres civiles de demain.

Chers frères et sœurs, libérons-nous de notre tribalisme et le Congo se portera mieux !

« Les Ayatollahs de la pensée unique et de l’intolérance sont de retour »

On ne doit plus émettre un doute, une réserve ou critiquer, voilà ce que veulent nous imposer les nouveaux Ayatollahs de la pensée unique et partisans des ministres limogés par leur patron Sassou-Nguesso. Ils le font subtilement, avec la malice du serpent, en véhiculant insidieusement dans l’opinion, qu’il n’est pas l’heure d’émettre des avis contraires à la pensée unique (la leur), et que le faire, c’est conforter, mieux, faire le jeu de Sassou-Nguesso, histoire de vous discréditez.

Pourtant, ces propagandistes et leurs chefs « étaient le POUVOIR », celui du dictateur Denis Sassou-Nguesso, dans lequel ils occupèrent des postes éminents au plus haut sommet de l’Etat, en s’enrichissant illicitement. La seule évocation de Sassou-Nguesso a pour but d’apeurer les esprits les plus faibles et les culpabilisés, pour mieux éteindre leur esprit critique.

Tout le monde use de l’épouvantail Sassou-Nguesso. Il parait qu’au pays, le seul moyen de contraindre les enfants récalcitrants d’aller se coucher le soir, c’est de leur dire, qu’en cas de refus, on appellerait Sassou-Nguesso… J’ai quand même averti ma sœur qui en use à volonté avec son fils, de ne pas en abuser au risque que mon neveu soit traumatisé à vie !

Mais, qui sont-ils ces opposants de la 25eme heure, pour nous dire à quel moment dire, ce que nous voulons dire ? Pourquoi, dois-je m’adapter à leur stratégie politicienne, à leur compromission et alliance contre nature, moi qui suis de la société civile !

Où étaient-ils lorsque Paul-Marie MPOUELE était embastillé ? Nul n’était la mobilisation des Congolais sur les réseaux sociaux et des différents sites internet (Congo-liberty, Mwinda, Brazza-news, Congopage, Zenga-mambu, le lion de Makanda, Patrick Eric Mampouya…), il croupirait peut-être encore en prison, abandonné comme l’est encore le Colonel Marcel TSOUROU.

Lorsque l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) révélait l’assassinat de notre jeune frère Régis BATOLA dans les geôles de leur patron Sassou-Nguesso, a-t-on entendu un homme politique (pouvoir comme opposition) demander justice pour notre compatriote ? Quel homme politique se mobilise pour les victimes des explosions du 4 mars 2012 ?

A-t-on encore le droit de dire que de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) de 1991 a pu se tenir grâce à l’Armée congolaise et à son chef d’état-major, le Général Jean-Marie Michel Mokoko, et aussi rappeler qu’il initia un coup d’état militaire en janvier 1992, contre le gouvernement de transition d’André Milongo qui avait pour charge de passer le pays d’un régime dictatorial à un régime démocratique ?

Les affaires des disparus du Beach et des Biens Mal Acquis se sont judiciarisées grâce aux associations de la société civile congolaise (Fédération Congolaise de la Diaspora…) et des Congolais eux-mêmes, et non à l’initiative des partis politiques, tous corrompus.

Alors, chers politiciens, vous n’avez aucune leçon à nous donner !

Cette période d’intolérance qui s’ouvre et qui n’est plus propice à la critique des acteurs politiques, me rappelle celle de l’après CNS de 1991, où, l’on ne pouvait pas émettre d’avis contraire à la pensée unique des DIEUX qui régissaient les partis politiques.

Lorsqu’ Abel Matangou, cofondateur du MCDDI, Tête de liste aux élections municipales de son parti à Bacongo, et 1er député de la 2e circonscription de la même commune en 1992, émit des réserves sur l’alliance URD-PCT à son ami et frère Bernard Kolelas, on lui claqua la porte au nez . Il ne fut pas reconduit candidat à la députation lors des élections législatives anticipées de 1993. Blaise Kololo subit le même sort plus tard avec interdiction de mettre les pieds à Bacongo.

Marc Mapingou subit le même sort à l’UPADS, lorsqu’au début du mandat de Pascal Lissouba, il tira l’alarme sur les dérives tribales et le retour en force des anciens apparatchiks du PCT autour du président. Cette intolérance politique que nous dénonçons aujourd’hui, conduisit à l’assassinat de Jean-Royal Kississou-Boma (article en cours de rédaction) en plein meeting de l’UPADS dans son fief de Dolisie et de l’assassinat du chef d’état-major, le colonel Gaspard Loundou dans le Grand-Niari, pourtant favorable au pouvoir en place. Les acteurs civils et militaires de tous ces forfaits sont encore en vie.

Les Congolais sont hostiles à la vérité. La culture politique des politiciens que consacrent aujourd’hui les Congolais est celle du PCT. Les mêmes causes produiront les mêmes effets, car, tous les ingrédients sont réunis : armée tribale, partis politiques ethniques, exaspération des haines ethniques, paupérisation économique et sociale, circulation d’armes de guerre et mercenaires du pouvoir…

« Si les Congolais n’étaient pas tribalistes, le leadership incontestable de l’opposition serait Clément MIERASSA » Sommes-nous à ce point masochistes et incapables de faire le choix d’hommes intègres et constants qui ont un projet national ?

Si le changement politique que nous souhaitons n’est pas systémique ; s’il n’est pas mené par un homme politique constant et intègre comme Clément MIERASSA, dont le leadership serait incontestable aujourd’hui au vu de sa constance politique depuis 1989 : à défaut, ce changement tant attendu ne sera, une fois de plus, qu’une escroquerie politique. Le seul désavantage, de clément MIERASSA, c’est de n’appartenir ni à la région du Pool, ni celles des pays du Niari.

Le changement politique pour sa crédibilité doit être incarné par une personnalité intègre et crédible, comme ce fut le cas dans la période pré-Conférence Nationale et le retour du multipartisme, avec Bernard Kolelas qui combattit le régime communiste du PCT au péril de sa vie.

Bernard Kolelas devant le peloton d’exécution au stade Eboué

« Congo-liberty, le rempart contre la pensée unique et l’obscurantisme »

Ne donnez pas aux chiens les choses sacrées et ne jetez pas vos perles devant les porcs, de peur qu’ils ne les piétinent et ne se retournent pour vous déchirer. (Matthieu, VII, 6). Notre liberté d’expression et notre indépendance éditoriale sont, Notre Honneur et Notre Dignité. Elles ne sont pas à vendre !

NAPOLEON déclara : « Je redoute plus trois (3) journaux que cent milles (100.000) baïonnettes ». J’espère vivement que demain, avec l’apport de tous, que congo-liberty.com comptera parmi les 3 médias qui empêcheront les politicards et les mafieux de tous poils, de se la couler douce !

Ya ba colère vé (soyons fair play) !

Mingwa BIANGO

minguabiango@gmail.com

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville) Toute vérité est bonne à dire... !
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