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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 15:53
Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso, le dictateur bonimenteur aux abois

Par Olivier Mouebara

Pendant que les Congolais attendent autre chose qu’un discours cousu de mensonges, que les inégalités explosent comme jamais au Congo, que le chômage des jeunes ne cesse de croître à un rythme vertigineux, que les libertés d’aller et venir sont bafouées, que la corruption est un poison qui mine tout le pays, que le pétrole est confisqué par le dictateur et sa famille, que l’impunité est la règle trentenaire de ce régime cynique, le dictateur Sassou-Nguesso a préféré servir dans son monologue du 12 août dernier, un discours nul, cousu de mensonges, indigne des attentes du pays.

Le dictateur Sassou-Nguesso ne cesse de multiplier les promesses intenables, auxquelles il ne croit pas une seconde.

Aux abois, les Congolais suffoquent et n’attendent que son départ. Ses contorsions, ses mensonges, ses silences et ses manipulations n’ont pour but que d’essayer de gagner du temps. Les articles 56, 57 et 185 de sa Constitution du 20 janvier 2002 ont scellé son sort.

Indécrottable, le dictateur Sassou-Nguesso refuse d’entendre raison malgré les conseils de Boni Yayi, qui s’était rendu à deux reprises à Oyo. Le message de François Hollande sur la non modification des Constitutions en Afrique, semble pour l’heure glisser sur le maquillage du dictateur Sassou-Nguesso. C’est dans cette optique que l’Union européenne s’apprête à envoyer une délégation à Brazzaville pour rappeler ces principes au tyran du bord de l’Alima.

Dos au mur, le dictateur Sassou-Nguesso répète à son entourage: « cette fois-ci, je ne vous donnerais pas ce pouvoir ».

Il ne s’agit pas de donner le pouvoir, mais de respecter ni plus, ni moins, sa propre Constitution.

N’ayant dans sa bouche que le mot paix, le dictateur Sassou-Nguesso n’a qu’une obsession: faire encore couler le sang au pays.

Le départ du dictateur bonimenteur Sassou-Nguesso est une fusée à trois étages.

Le premier étage est l’unité de tous autour de notre bien commun: le Congo. Plus que jamais, le dictateur Sassou-Nguesso ne partira du pouvoir et du Congo que si tous les Congolais et les Congolaises qui aiment ce pays restent unis dans ce combat. Nous avons besoin de tous pour sauver le pays et le restructurer.

Le deuxième étage est la mise en place d’une période transitoire qui permettra de résoudre de fond en comble toutes les lacunes qui n’ont guère été comblées par le régime dictatorial de Sassou-Nguesso.

Nettoyer au Kärcher le fichier électoral est un impératif. Accepter d’organiser les élections avec ce fichier tronqué et trafiqué, c’est faire le jeu du tyran. Un fichier électoral sain et fiable, est la base et l’assurance d’élections libres et transparentes.

Dépoussiérer une fois pour toutes le fichier de la Fonction Publique est une gageure. Trop de fonctionnaires fictifs se gavent encore.

Le troisième étage est celui de rendre ses lettres de noblesse à la Justice, sans cesse bafouée par la dictature de Sassou-Nguesso et l’incompétence notoire d’Aimé Emmanuel Yoka. Chaque Congolais sera jugé dans le respect des procédures juridiques. Le juge instruira à charge et à décharge, les droits de la défense seront reconnus et respectés, et la JUSTICE sera rendue au nom du peuple congolais, c’est-à-dire, comprise et acceptée par tous.

Le Congo est à un tournant. Le départ du criminel Sassou-Nguesso dépend de nous. Et accessoirement de la France qui l’avait réinstallé au pouvoir à l’issue d’un coup d’Etat sanglant en 1997.

Qu’elle prenne ses responsabilités en multipliant les pressions. Par exemple, la France peut demander le gel des avoirs du dictateur, de sa famille et de ses ministres, voire, leur interdire de séjour sur son territoire. Elle doit passer de la rhétorique aux actes.

Si l’armée française a été capable de capturer Laurent Gbagbo dans son palais, elle peut cueillir le dictateur Sassou-Nguesso à Mpila ou à Oyo, même si son yacht y est arrimé au bord de l’Alima.

Les congolais sont las. Ou bien le criminel Sassou-Nguesso sort de son silence après ses coûteux jeux africains en annonçant son départ du pouvoir, ou bien le peuple congolais aux mains nues le chassera du pouvoir comme un malpropre, au profit de nouveaux venus, comme cela se produit sur le continent.

Laisser le bonimenteur Sassou-Nguesso galvauder la Constitution, c’est accepter 30 ans de plus de colonisation et de confiscation de tous les leviers du pays par le clan Sassou-Nguesso-Mapapa aidé des sbires Gokana, Pendino, Ebata, Pigasse, Etoka, Beltrando, Emmanuelli etc….

Le Congo, c’est bien connu, conformément à notre Histoire, ne fait pas de réformes, il ne fait que des révolutions. C’est un passage obligé ou il disparaîtra. Le monde, aujourd’hui, fait la révolution tous les jours, sur tous les sujets et tous les fronts. Regardez ce qui se passe au Guatémala. Le président corrompu Pérez est sommé de démissionner.

L’heure de l’éveil a sonné. Voumbouka, vient de chanter Ballou Canta dans son dernier album. Quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, les Congolais doivent se débarrasser de tous les voleurs qui sont dans les palais. Même en descendant plus bas, le dictateur Sassou-Nguesso ne trouvera pas un puits de pétrole.

Olivier Mouebara

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