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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 07:38
(Congo-Brazzaville) En 2016, qui enverra son enfant à la boucherie de Sassou Nguesso et son clan ?

Chers amis,

Le texte ci-après, nous

l’avions écrit et publié en 2009, dans La Lettre du Congo-Mfoa n° 001. Ce texte est encore valable et d’actualité, même aujourd’hui. Ainsi, pour ce faire, nous avons donc remplacé l’année 2009 par celle de 2016, la gravité du danger qui guette la Nation congolaise demeure la

même.

EN 2016, QUI VA ENCORE ENVOYER SON ENFANT A LA BOUCHERIE DE SASSOU NGUESSO ? ET POUR ALLER ASSASSINER QUI ?

Il y a eu 1997, année où le prestidigitateur avait aveuglé et associé nos compatriotes originaires du Nord dans sa guerre contre le Sud.

Dans un discours fleuve prononcé ce 21 mars 1999 au Dispensaire Marien Ngouabi, à Mikalou, Sassou Nguesso lance un vibrant appel aux ethnies et tribus du Nord-Congo de lui donner leurs enfants pour aller faire la guerre à leurs compatriotes du Pool et du Nibolek.

L’appel fut entendu. Ce qui était demandé fut fait. Des bruits de bottes, de canons congolais, angolais, tchadiens et autres supplétifs (mercenaires de diverses nationalités) furent entendus dans toutes les régions sud du Congo. Des massacres humains, massifs, furent commis. Des cris de douleurs, de pleurs furent entendus. Des destructions massives des infrastructures (ponts, écoles, centres médicaux, Eglises, etc.) furent constatées. Des biens meubles et immeubles furent ravagés, pillés, détruits. Des arbres fruitiers furent abattus, coupés à la tronçonneuse. Dans la foulée, les suppliciés du Beach de Brazzaville dit « Disparus du Beach ». De nombreux charniers jusqu‘ici non répertoriés, non recensés ou comptabilisés jonchent le sol congolais. De part et d’autre, les pertes en vies humaines sont incalculables. Ce sang des innocents envoyés à la boucherie de l’’ogre du Congo exige simplement que la lumière soit faite, que la vérité éclate une bonne fois pour toutes.

Aujourd’hui, il est interdit d’en parler, d’évoquer cette folie meurtrière. L’impunité court toujours. Ceux qui, de part et d’autre, ont tout perdu : père, mère, filles, fils, neveux, nièces, cousins, cousines, oncles, tantes, biens, meubles et immeubles sont réduits au silence ou détruits par des individus sans scrupules, sans foi ni loi, par une politique d’intimidation, de menaces de mort, toujours, quand, à coup de centaines de milliers voire de millions de Francs Cfa, on n’achète pas conscience de certains.

Demain, disons dans quelques mois, l’année 2016. Celle-ci, aux dires de certains analystes et observateurs, est une année cruciale. Elle est, aux dires de certains autres, l’année de tous les dangers au Congo-Brazzaville. Déjà, de loin, on semble entendre encore des bruits de bottes et de canons. Le rappel des anciens Cobras bat son plein et il n’est pas anodin. Le Congo risque, encore une fois, d’être à la merci des prédateurs, des vautours, des carnassiers, des charognards, et aussi des croque-morts. Il risque de subir un autre bain de sang, de connaître d’autres fleuves de sang humain. Encore en proie à la violence du même homme, du même clan.

Demain, en l’an 2016, M. Sassou Nguesso et ses inconditionnels vont lancer un nouvel appel aux populations originaires du Nord-Congo pour leur demander de lui donner les vies de leurs enfants pour le bien-être de la kleptocratie clanique parachutée dans notre pays par un ou des Etats tiers qui, pour certains d’entre eux, portent le label de Patrie des Droits de l’homme dont on vient, cette année, de célébrer le soixantième anniversaire (2009).

Chacun d’entre nous voit, vit quotidiennement les réalités de notre pays et le sort qui lui est fait depuis le retour de M. Sassou Nguesso au pouvoir dans les conditions qui ne sont plus à rappeler. L’état global du pays, quant à la gestion de son patrimoine, tant humain, économique, social, financier que culturel, se passe de commentaires. La paupérisation de toute une nation, le recul de plus de cinquante ans du Congo en dix-neuf ans de prise d’otage de notre pays par un clan de moralité peu recommandable, sont là des éléments à ne plus ignorer et qu’on ne devrait plus laisser perdurer.

Par conséquent, depuis quelques temps, des armes de guerre sont acheminées dans le pays par conteneurs et camions entiers.

On ne met pas au monde des enfants pour servir de viande à canon.

On ne fait pas des enfants pour les sacrifier ensuite, afin de satisfaire et garantir la barbarie et la bestialité d’un homme et son clan.

La Jeunesse congolaise n’est pas là pour servir de chair à canon pour le bien-être d’un clan carnivore et budgétivore : la kleptocratie et la criminocratie.

Cependant, la désobéissance civile est nécessaire quand l’injustice devient trop importante et trop flagrante.

Au regard de ce précède, une seule question à tous les Congolais :

Qui va encore envoyer son enfant à la boucherie, se faire massacrer au profit des goinfres de Mpila-Oyo et leur clan ? Et contre qui ?

Chacun de nous, Congolais, se doit de s’interroger et se demander si nos enfants sont justes des moutons à sacrifier sur l’autel des prédateurs. Que chacun d’entre nous y réfléchisse !

Aux partis, aux associations politiques qui se réclament de l’opposition, ainsi qu’à toutes personnes conscientes de la tragédie et du drame qui s’annoncent, de se mobiliser pour éviter l’hécatombe.

Pour ce faire, il suffit de dire : « Non, il n’est pas question cette fois-ci de sacrifier la vie de mon enfant ! ».

Le peuple congolais a besoin de paix, de quiétude, de sérénité, pour se reconstruire.

Afin que l’année 2016 ne ressemble pas aux années 1997 à 2005, et que plus personne s’y égare ou ne se fasse plus berner par des prestidigitateurs et autres bonimenteurs, nous reproduisons ci-dessous le discours prononcé à Mikalou, par Sassou Nguesso, en 1999, à l’adresse de nos compatriotes originaires du Nord du Congo, et qui se sont fait berner.

Au Peuple Congolais d’en prendre conscience, d’y méditer !

« Quand Sassou Nguesso appelait son ethnie à la guerre (*)

Dimanche 21 mars 1999 à 9 h

Dispensaire Marien Ngouabi

Croisement Rue Ossio et av. Talangaï

Quartier Mikalou

Discours de Sassou Nguesso à l'attention des fils et filles du Nord

Je vous remercie d'avoir répondu à mon appel, je suis convaincu que vos chefs de quartier ont fonctionné comme souhaité; mais le moment est très court et le temps presse pour que notre rencontre dure. Alors, je ne vous dirai que l'essentiel de mon message… et je ne parle pas en paraboles. Je sais que vous n'avez pas oublié ce que vous avez vécu en 97 par les bombardements de Lissouba. Vous savez ce que j'ai fait pour terminer cette tragédie, cette barbarie, ces pertes humaines que personne ici ne peut évaluer. Vous avez marché sur des corps. D'aucuns diront que Sassou a terminé la guerre, mais moi je dis que c'est d'abord la détermination du peuple nordiste de vouloir, je dis bien, vouloir finir ces malheurs infligés par Lissouba… Beaucoup de jeunes sont venus du nord pour se joindre aux jeunes brazzavillois nordistes et lutter à mes côtés.

Après 6 mois d'ivresse de paix retrouvée, il fallait bien repartir sur le chemin de la reconstruction. Vous avez certainement constaté comme moi, le pire dans la société de ces jeunes de Talangaï-Mikalou… Des pillages se terminant surtout par des règlements de compte. Le manque de respect généralisé. Je ne pouvais pas laisser évoluer cet esprit de guerre contre nous-même, c'est ainsi que je me suis adressé aux Cobras, car c'est d'eux qu'il s'agit. Vous avez entendu partout leurs tergiversations, certains ont même parlé à la radio RFI pour manifester publiquement leur mauvaise foi. Certains ont dit que je ne fais rien pour les jeunes et pour le peuple nordiste confondu, sans distinction des partis ni des tribus. J'ai aussi entendu dire que « Sassou continue à nous faire tuer chez les Tchek et les Nibolek (1). Que nos enfants sont égarés sous les instructions de Sassou ».

A l'hôpital de Talangaï, vous avez jeté des tracts qui disent que Sassou va fuir en exil et patati patata… Beaucoup de militaires nordistes désobéissent au commandement des Fac, laissant tantôt les autres exécuter des missions contre leurs régions, et vous savez ce que ça nous coûte!… Des troupes souvent exposées, des troupes tombant dans les embuscades des ninjas et des cocoyes, et dans ces genres d'exercices, seuls les chefs de mission ne meurent pas.

A qui est donc la faute si nos jeunes, nos enfants périssent toute fois qu'ils vont au service de la République ? Est-ce qu'il manque d'officiers nordistes ici où nous sommes ? Est-ce que vous savez que le nord a le record en effectif d'officiers ?

***

Sous des acclamations frénétiques et prolongées, la foule applaudit.

***

Silence !

Je vais maintenant vous dire que la paix à laquelle vous croyez n'est que superficielle, votre paix ressemble au repos d'un prisonnier dans sa prison. La guerre que vous avez gagnée vous a seulement écarté du danger, mais ce danger continue à menacer, et aujourd'hui je constate que c'est même pire.

Je vous interpelle tous, pour notre survie, notre futur est noir… S'il m'arrivait de mourir à 11 heures, sachez qu'avant 15 heures, on ne parlera plus du nord tout entier. Tous nos villages seront brûlés, tous nos nordistes de Brazzaville comme ceux de Pointe-Noire mourront dans les 3 heures qui suivront ma mort.

Donnez-moi donc vos enfants, j'ai besoin d'hommes pour assurer votre survie. On ne peut pas toujours compter sur les troupes étrangères, nous devons compter sur nous-mêmes d'abord.

Je lutterai aux côtés de mes enfants comme je l'ai toujours fait depuis juin 97.

Je ne fuirai jamais, je lutterai avec vous jusqu'à ma dernière goutte de sang.

Les jeunes hommes iront dans les casernes, les jeunes filles apprendront les armes ici sur place à Brazzaville.

Je vous exhorte à plus de vigilance et de courage.

Je vous remercie… »

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NOTES :

(*) - L'homme qui se présentait en 1991 et durant tout son exil en France comme un agneau : "J'ai changé" (sic), reprend en 1997 ses habits de fauve, de carnassier et de vampire. Le flot de sang qui baigne le sol congolais n'est plus à démontrer ou à prouver. Maintenant, il revient à ses souteneurs français de la Droite dite républicaine de tirer les leçons de cette affaire, si elle ne veut pas partager les crimes de cet homme nommé SASSOU NGUESSO.

(1) - Ceux que Sassou Nguesso désigne par le vocable de "Tchek", ce sont tous les originaires et ressortissants de la région du Pool : les Kongos; et les "Nibolek", ce sont tous les originaires et ressortissants des régions de la Bouenza, de la Lékoumou et du Niari.

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Il avait dit en quittant le pouvoir en 1992 :

« Je reviendrais au pouvoir même si je ne dois gouverner que trois Congolais »

ALORS PLUS JAMAIS ÇA !

YA MBALA OYO, TO LOBA NA YE (Sassou) PE NA FAMI NA YE TI, TO BOMA LISUSU BA MPANGUI NA BANINGA NA BISO TE. TO BOMANA BISO NA BISO TE. WANA ESILI !!!

SOKI BANGO (Sassou na fami na ye) BA LINGI KO BUNDA, KO KUFA BATO LISUSU, EBONGI BA PEKISA PE BA TINDA BANA NA BANGO MOKO !

NA MBOLA OYO YA 2016, TO KO BUNDA NA NANI ? BANA NA BISO BA ZALI MISUNIA YA MINDUKI TE !

MAKAMBO YA KO KUFA BATO PO NA POUVOIR YA SASSOU NA FAMI NA YE, WANA ESILI. BA KO DZUA BISO LISUSU TE !!!

LELO EBONGI OYO ESILA !

YA SOLO, EKO SILA NA MBALA OYO !

IL FAUT QUE LES PROXENETES FRANÇAIS DE SASSOU & Co LE COMPRENNENT UNE BONNE FOIS POUR TOUTES !

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