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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 21:56
LE CONGO-BRAZZAVILLE FACE AUX DEUX "MONOLOGUES"

LE CONGO FACE AUX DEUX "MONOLOGUES"

ou la course à l'échalote des deux camps

dont la victime est et sera toujours le Peuple Congolais

La réunion du Comité Central élargi du PCT érigée en monologue tenue à Sibiti vient de fermer ses portes. Dans la foulée, en réaction à ce monologue, l'opposition a, elle aussi, organisé son « DIALOGUE ». Pourtant il aurait dû, en fait, être appelé « CONCERTATION DES FORCES VIVES DE LA NATION » pour être plus cohérent. Mais au lieu de ça, comme toujours, ils courent derrière les idées et les thèmes du système en place pour mieux les récupérer ou pour en faire une bonne publicité. Mais, par manque d'imagination et en retenant le même mot, à savoir : « DIALOGUE », l'opposition a fait une exacte réplique de Sibiti, mais à Diata en tenant elle aussi son MONOLOGUE. Comme un jeu de rôle. Bref, là n'est pas le problème.

Côté Opposition

Dans les coulisses du MONOLOGUE de l’opposition, on a entendu dire que "A PESSA A TALA TE" et le "PATRON DU FRONT 400" sont décidés à faire la guerre à leur associé SASSOU N’GUESSO, s’il change ou s’il modifie la constitution. Tout le monde les a applaudis surtout qu’il y a eu la présence des membres du gouvernement.

Ceci dit, une question de fond se pose : cette guerre que veut faire le duo va se dérouler où ?

- A Brazzaville pour aller encore « ratisser cm² par cm² », afin de finir les quelques Kongo qu’ils n’ont pas réussis à éradiquer lors de la guerre de 1998-2005 où ils ont participé activement et dont les fosses communes et les charniers jonchent le sud du Congo ?

- Ou dans les Plateaux, cette fois-ci, pour que ces derniers aussi connaissent les affres de la guerre, c’est-à-dire le génocide des Ngangoulou ?

Côté Sassou, PCT et Apparentés

Le PCT a tenu son MONOLOGUE que l'opposition a condamné. Aussi curieux que cela puisse paraître, la même opposition tient un MONOLOGUE à son tour. Ce qui veut dire que le PCT devrait le condamner. Les deux camps sont pareils. L’opposition dit en substance « Sassou, tu as trop duré et le peuple ne veut plus de toi ; quitte le pouvoir et on va te remplacer, sinon nous allons tous perdre nos Biens mal acquis. Tu dois le comprendre, c’est pour protéger nos intérêts bien compris. »

A l’arrivée, les deux MONOLOGUE du PCT et de l’opposition ont pondu chacun un cahier de charges pour que Sassou ait sur sa table les deux propositions : celle du PCT qui prône le changement de Constitution et donc le référendum constitutionnel et celle de l’opposition qui réclame un gouvernement d’union nationale, afin que chacun puisse se retrouver au gouvernement. Voilà la raison pour laquelle les MUNARI, les KOLELAS et autres professionnels de la politique, de vrais requins, se sont invités dans l’opposition pour se retrouver dans le prochain gouvernement dans lequel figureront des membres de l'opposition.

Curieusement, un Gouvernement d'Union Nationale pour lequel M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC, et ses militants ont respectivement été condamnés à 30 ans de TRAVAUX FORCES pour le premier et à 5 et 7 ans de prison pour les autres.

Et pour montrer le jeu de rôle des uns et des autres, avant que Sassou ne choisisse entre les deux propositions, l’opposition monte au créneau en condamnant déjà la tenue du référendum constitutionnel avec la menace de boycotter ce référendum.

Mais, croient-ils le Peuple si bête à ce point ?

Nous rappelons à cette opposition, qui imite à chaque instant le PCT, que SASSOU n’a pas encore dit son mot quant à la modification ou le changement de la constitution. Jusqu'ici, nous considérons que c'est la proposition du Comité Central élargi du PCT qui s’est tenu à Sibiti. Et puis, depuis quand des responsables politiques peuvent-ils appeler le Peuple à sortir dans la rue ? C’est faire preuve d’irresponsables à moins que ce soit d’abord leurs enfants et leur famille, de ces opposants, qui doivent être au premier rang.

Faire la guerre à SASSOU, c’est faire le jeu de SASSOU. Parce que, c'est ce qu'il attend de pieds fermes.

De plus, menacer de boycotter le référendum constitutionnel, c’est permettre à SASSOU de modifier et de changer la constitution puisqu’il a été élu avec 92% du taux d’abstention. Alors, pour SASSOU l’essentiel est qu’il y ait le référendum puisque le taux de participation n’est pas son problème.

Alors, à notre avis, il faut attendre que Sassou lui-même décide et annonce clairement qu’il va convoquer le référendum constitutionnel, alors là le Peuple saura quoi lui dire, en réponse. Mais l’opposition n’a pas le droit de déclarer la guerre à Sassou sous des prétextes fallacieux, pour faire un autre génocide, celui des Kongo. Les Kongo ont suffisamment donné. Parce que c'est toujours eux qui donnent…

Quant à l’arme fatale… d’appeler au boycott du référendum constitutionnel, c’est à mourir de rire puisque c’est un pétard mouillé !

APRES LES DEUX « MONOLOGUES »

La vraie question est de savoir vers où allons-nous aller ?

D'un côté, ceux qui aiguisent les couteaux, rassemblent leurs forces, recrutent les mercenaires de diverses nationalités, comme en 1997 et, de l'autre, ceux qui se battent, à mains nues, pour que les horreurs vécues ne se répètent plus. A jamais !

Malheureusement, nous sommes dans un pays multiculturel où les us et coutumes traditionnelles ancestrales des uns ne sont pas compatibles avec celles des autres. D'un côté les va-t’en guerre qui font des guerres interminables, dont les moments de répits ne sont que de simples trêves, comme dans la culture mbochi et, de l'autre, les pacifiques qui ont la culture du consensus, du « mbongui », avec leur « arbre à palabre ». Deux mondes diamétralement opposés.

En effet, le Congo est une mosaïque de micros-nationalités en quête d'identité nationale. Cette quête d'identité nationale, voici plus d'un demi-siècle, est introuvable. La faute aux puissances coloniales qui, autour d'une table à Berlin, en 1885, lors du dépeçage et du saucissonnage de l'Afrique, n'ont pas tenu compte des entités humaines, des réalités sociologiques, culturelles et démographiques du continent. C'était d'ailleurs là le dernier de leurs soucis. Ainsi, ces puissances coloniales ont mis ensemble des peuples qui ne se connaissaient pas auparavant et n'avaient historiquement aucun passé commun.

Aujourd'hui, devant le fait accompli, les peuples d'Afrique s'affrontent jusqu'à s'autodétruire. Pour ce qui nous concerne, au Congo-Brazzaville, comme ailleurs peut-être, nous sommes à la merci des hommes sans scrupules qui se mettent au service d'un autre, plus puissant. Or l'homme, à l'instar de M. Sassou (avec sa Cour), qui tombe au pouvoir du Mage perd la conduite de sa vie parce que la volonté d'un autre s'est projetée au cœur de son être, à la source de sa conscience qu'elle capte, et l'autre joue de lui comme d'un instrument. C'est ce qui arrive quand on a vendu son âme au diable.

Du jeu de la politique

Nous le savons presque tous. La politique est maintenant un jeu réglé auquel s'entraînent des équipes qu'on nomme partis politiques et qu'on désigne par une couleur ou par la place qu'elles occupent dans le cirque où elles sont aux prises.

Nous voyons les joutes dans notre pays, depuis l'arrivée des Vautours et autres Prédateurs, à la tête de notre pays, non encore assagis du sang humain qu'ils versent depuis 1965, prenant souvent le malin « plaisir » (?) de faire disparaître les corps des victimes suppliciées (Cas de Joseph POUABOU, feu président MASSAMBA-DEBAT et des DISPARUS DU BEACH, entre autres).

C'est pourquoi nous disons à ces caciques et autres membres de la synarchie du parti marxiste-léniniste du PCT, que Marx n'était pas un assoiffé de sang ni de puissance, il faut lui rendre cette justice, et il ne rêvait pas de fonder un nouvel empire… A travers leurs comportements et pratiques politiques, nous voyons juste, dans tout cela, une simple affaire de soif d'ascension sociale et non de souci de bien commun ni d'intérêt national. Or l'ascension sociale se faisant sans échelle, ceux qui se dégagent et s'élèvent ne peuvent que monter sur les épaules et sur la tête de ceux qu'ils enfoncent… (Lanza del Vasto).

Ainsi surgissent les abus au cœur desquels nous sommes. Cependant, pour supprimer les abus, il ne suffit pas de supprimer ceux qui abusent. Il faut bien prendre garde à ceux qui les remplaceront et se demander quelle discipline, quelle purification les aura rendus meilleurs, et quelle doctrine, plus sage (Lanza del Vasto).

S'agissant du pouvoir, il est évident que plus un ordre viole la nature, l'habitude et la norme, et plus l'usage de la violence lui est indispensable. Monsieur Sassou Nguesso & Co en ont fait leur marque de fabrique. Ils ont oublié que le pouvoir est de commandement, non de jouissance… Mais, si le sang donne droit au pouvoir, celui qui détient le pouvoir n'a pas de pire rival que son plus proche par le sang ; et ce droit de vie et de mort sur tous que les puissants s'arrogent finit par se retourner contre leur propre sang. Nous espérons que M. Sassou & Co sauront méditer sur cet enseignement.

Une autre chose qui est plus qu'évidente et à laquelle nous assistons et participons également sans que personne n'y prenne garde, c'est cette soif légitime et bien justifiée de changement de système et de régime politiques que tout le monde appelle de tous ses vœux. S'en sortir avec la barbarie et la bestialité tribales qui écrasent le Congo depuis 1968. Or, et personne n'y pense, « changer de régime et améliorer les lois sans changer les hommes et les rendre meilleurs, c'est comme balayer la chambre sans ouvrir la fenêtre : la poussière soulevée (celle du moins qu'on n'aura pas avalée) retombera d'où elle vient » (Lanza del Vasto). C'est contre cela que nous devons prendre garde.

Parce que, dès à présent même, pendant que nous sommes en train de nous débattre, nous sommes en train de semer l'ivraie qui étouffera nos légumes que nous allons semer demain. Regardons en notre sein et autour de nous. Qui voyons-nous au sein de notre OPPOSITION ? Des individus qui ont été formés à l'école du monopartisme, des individus férus de marxisme-léninisme, des individus qui ont juré fidélité à l'empereur de l'Alima-Oyo-Edou. Les voilà là, en train de nous divertir et nous enfariner. Changeront-ils de comportements, de pratiques, de modes et de méthodes de gouvernement ? Rien n'est moins sûr ! Pouvez-vous changer un faucon, un vautour en colombe ? Je ne peux qu'en douter. Car on peut changer de veste, de costume, de chemise ou de cravate, il ne reste pas moins que le corps qui les porte reste le même.

Je viens de le dire ci-dessus, pour supprimer les abus, il ne suffit pas de supprimer ceux qui abusent. Il faut bien prendre garde à ceux qui les remplaceront et se demander quelle discipline, quelle purification les aura rendus meilleurs, et quelle doctrine, plus sage.

Sans cela, nous balayerons la chambre sans ouvrir la fenêtre et la poussière soulevée, celle que nous n'aurons pas avalée, retombera d'où elle vient, et rebelote, bis repetita et retour à la case départ !

Le vrai changement passe par ne plus reprendre les mêmes personnes, comme des dinosaures, pour reproduire les mêmes horreurs.

A chacun de nous tous de faire nôtre ce document pour mieux choisir nos dirigeants de demain, afin que personne ne dise, après, qu'on ne savait pas ou que personne ne nous avait prévenus !

Que celui qui des oreilles entende !

Oyo a zali na matoyi a yoka !

Yina ke na makutu yandi ku wa !

We na makutu ka wa !

A bon entendeur, salut !

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

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