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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 19:43
(Congo-Brazzaville) Quand Sassou tue deux fois ses victimes (cas du Cardinal Emile Biayenda)

Par Maître Tony-Glibert Moudilou

Me Tony Gilbert MOUDILOU

SASSOU NGUESSO n'aime les congolais que quand il les a massacrés, tués et refroidis.

QUAND CE 5 MAI 2015 SASSOU NGUESSO ASSASSINE DE NOUVEAU LE CARDINAL EMILE BIAYENDA.

J'ai beaucoup lu, beaucoup vu, beaucoup voyagé ; mais jamais je n'ai entendu parler ni rencontré un homme aussi nul que Sassou Nguesso. Vous imaginez-vous le Président Georges Bush, aller déposer une couronne de fleurs sur la tombe de sa victime le Président Saddam Hussein ; le Président Nicolas Sarkozy aller déposer des fleurs sur le tombe de sa victime le Président Mouammar Kadhafi ; du putschiste Mobutu aller déposer une gerbe de fleurs sur la tombe du Premier ministre Emery Patrice Lumumba et le Général Massiala ; le Président Pinochet aller déposer des fleurs sur la tombe de sa victime le Président Salvador Allende ; le bourreau Mengistu Myriam aller déposer des fleurs sur la tombe du Roi des Rois Allié Sélassié. Imaginez-vous le putschiste Compaoré aller déposer des fleurs sur la tombe de sa victime le Président Thomas Sankara, voir le putschiste Eyadema aller déposer des fleurs sur la tombe de sa victime le Président Olympio, le putschiste Amine Dada aller déposer des fleurs sur la tombe du Président Obote, le putschiste Moussa Traoré aller déposer une belle couronne sur la tombe du Président Modibo Kéita ; le Général Félix Malloum aller déposer une gerbe de fleurs sur la tombe du Président Ngarta Tombalbaye etc... ?

Jamais au grand jamais, même fou, aucun homme conscient et digne de ce nom ; même dans les pires cauchemars, aucun des Présidents cités-ci-dessus ne peut consentir commettre une telle irrévérence, c'est irrationnel, blasphématoire, mécréant, blessant. Mais Sassou et son PCT l'ont fait et de façon ostentatoire au point où tout le peuple congolais et surtout le Cardinal et tous les morts qu'il avait envoyés sous terre :Alphonse Massamba-Débat, Marien Ngouabi, Bernard Kolélas, Ambroise Noumazalaye, Thystère Tchicaya, Yves Motando, Pierre Anga, Oxance Ikonga, Xavier Katali, Ange Diawara, Ikoko, Samuel, Bakékolo, Jean Pierre Ndoudi Ganga, Germain Mizélé, Konda, Samba dia Nkoumbi, Sissoulou, Capitaine Kimbouala Nkaya, Capitaine Barthélémy Kikadidi, David Kanza, Pierre Dianzénza, Grégoire Kouba, Daniel Kianguila, Etienne Kikouba, le Sgt Ontsou, Franklin Boukaka, les victimes de son premier coup d’Etat du 18 mars 1977, les 353 victimes du Beach, les 9 victimes du cinéma Star, les 12 victimes de l'attentat de l'aéroport de Maya-Maya, les 171 victimes de l'Attentat du DC 10 UTA, les 35.000 victimes de son deuxième coup d'Etat du 5 juin 1997, les 35.000 victimes au Pont du Djoué de ce 18 décembre 1998 lors de la déportation des populations Kongo dans les forêts ; les 150.000 victimes de cette déportation, les 3.000 victimes d'Owando. Les milliers d'anonymes dont j'ignore les noms et à qui demande pardon. Mes parents : 21 innocentes victimes que ses bourreaux ont brûlées vives dans la maison de mon oncle où elles s'étaient réfugiées à Mindouli, Isidore Batantou dernier fils de mon oncle maternel, Kifoula Jonas premier fils du petit frère de mon père, ma nièce Bahoungoula (fille de ma sœur aînée), son mari ainsi que leurs 4 enfants dont deux universitaires, ma nièce Bindikoutroisième fille de mon frère aîné ainsi que leurs 4 enfants ; ont dû se tourner plus de mille fois dans leurs tombes pour les uns et les autres dont leurs petits corps desséchés par la nature, se sont retrouvés sans tombe. Tous se demandant pour qui se prend-il cet ogre ?

QU’EST-CE QUE C’ESTENCORE CETTE COMEDIE CE 5 MAI A LA CATHEDRALE DE BRAZZAVILLE ?

On nous a parlés d’une « Messe pour le Dialogue, pour la Réconciliation et la Reconstruction ». C’est semble-t-il pour « bâtir notre pays sur le Roc de la Paix, de la Réconciliation et de la Justice ». Quel charabia, quelle Cynisme épatent ! Oui le 5 mai dernier à la Cathédrale de Brazzaville, le sieur Sassou Nguesso, devant un parterre des religieux que contient notre capitale, nous a ramenés à ce samedi 19 mars 1977, lorsqu’il finit d’assassiner le Président Marien Ngouabi ; inaugurant ainsi ce qui est devenu une rhétorique : un éternel recommencement. Cette page sombre de notre histoire qui commença là, après qu'il ait égorgé son prédécesseur pour ne plus jamais s’arrêter. Comme le dit cet adage : « qui a bu, boira ». Un homme qui a bâti son bonheur sur le malheur des autres et qui l’aura réussi 33 ans, peut-il renoncer durablement si l’équivalent sous des formes tout aussi équivalentes ne lui est pas garanti ?

N’avions-nous pas assez vu, assez touché, assez vécu de nouvelles à vivre avec une personne qui ne lui a proposé que la désolation et l’humiliation ? Doit-on attendre une éternité ou pire, encore et encore dans le malheur des cas, pour réserver une fin de non-recevoir à la reproduction du schéma porteur de crime, de traumatisme, d’humiliation, de soumission et par-dessus tout, de la perte de notre souveraineté et de l’indépendance de notre pays ? A quand la prise de la conscience collective ?

Oui ce samedi 19 mars 1977, pour la première fois, Sassou Nguesso qui se cachait derrière le Général J.J. Yhombi Opango a eu peur car après avoir commis son forfait, tout le dépassai, tout lui échappait. Il ne contrôlait plus rien, même pas son âme et dans la panique de ce drame, il fit les feux de tous bois. il massacra tout sur son passage. Et depuis ces moments, chaque fois qu'il a été mis en minorité, boudé ou envoyé aux cordes, il nous a toujours sorti sa recette favorite :Dialogue, Congrès, Référendum. Une enfarinade qui a toujours fait mouche. Et là où cet homme pousse trop loin son vice, c’est de réveiller même les morts pour tenter de toucher les cœurs des congolais. Ce qu’il vient de faire ce 5 mai à la Cathédrale centrale de Brazzaville, s’inscrit dans cette logique diabolique. Epater les chrétiens pour nous parler de la « Paix », de la « Réconciliation » comme si celles-ci étaient menacées au Congo. Et si elles vont l’être, le seul responsable, c’est le bourreau du Congo.

Et voilà qu’il revient à ses premières recettes favorites. Recettes qui ne sont que des canulars, des leurres, des échappatoires, du mensonge, de l'escroquerie politique. Il parle de Dialogue, Congrès, Référendum, tout y passe : tout pour lui permettre de mieux rebondir, retrouver du souffle, du renouveau. Et personne apparemment personne n'a rien compris ou si on a compris, curieusement, on laisse faire. On laisse faire parce que le monstre fait peur. Il intimide, il multiplie les provocations. Et tout le monde tremble comme des feuilles mortes. Personne n'ose lui dire le contraire sur ce qu'il préconise. Il cherche toujours à s'imposer. Il veut toujours avoir le dernier mot. Il se croit le plus intelligent, plutôt plus malin. Mais jusqu'à quand on sait que toute chose a une fin. Que même Jésus fut tué. Que même les Papes meurent. Que quelle que soit la durée de la nuit, le jour est toujours revenu.

Repartons à ce matin du 19 mars 1977 comment les choses ont-elles commencées. Le premier communiqué lapidaire du CMP qu'il nous largua.

" Peuple congolais,

Il y a quelques jours, le Chef de la Révolution, le camarade Marien Ngouabi annonçait au cours d'un meeting marquant la célébration de l'an 12 de l'UNION RÉVOLUTIONNAIRES DES FEMMES du CONGO (U.R.F), Place de l'Hôtel de ville de Brazzaville, la tenue très prochaine des assises du 3ème congrès extraordinaire de notre jeune et dynamique Parti, le Parti Congolais du Travail.

Chaque congolais, chaque congolaise sait que le 3ème Congrès extraordinaire du Parti, devrait doter notre pays d'Institutions révolutionnaires stables afin de donner un élan nouveau à la lutte de libération que mène notre peuple.

Ainsi compte tenu de la situation qui prévaut, le Comité Central du Parti Congolais du Travail a-t-il décidé au cours de sa réunion de ce jour de déléguer pleins pouvoirs à un Comité Militaire du Parti composé de 11 membres qui aura pour tâche de préparer les obsèques nationales, de gérer les affaires courantes et d'assurer la défense, la sécurité du peuple et de la Révolution et ce jusqu'à nouvel ordre.

Le Comité Militaire du Parti invite le peuple congolais à redoubler de vigilance et à sauvegarder par tous les moyens, la Révolution et l'Unité nationale pour lesquelles le Président Marien Ngouabi a donné sa vie.

Un deuil national est décrété pour une durée d'un mois à compter de ce jour.

Vaincre ou mourir, tout pour le peuple rien que pour le peuple !

samedi 19 mars 1977. (9 h).

Voici ce qu'a toujours été la recette de Sassou Nguesso et son PCT et qui a basculé notre République dans le plus grand cauchemar. Ainsi, après cet entremet, il s'est octroyé sans répit, le permis de tuer, d'assoiffer, d'affamer les congolais ; de les déposséder. Et depuis, son discours a sonné le glas. le Congo a convulsé. Il n'est plus comme celui que nous avions tous connu : celui qui s'occupait de ses fils et filles. Celui qui était généreux.

Et aujourd'hui, personne ne fait attention à cette semonce, à cette alerte maximale qui scellait la vie de toute une Nation ; pour sa paix sociale, son équilibre philosophique, spirituelle, sa justice sociale, son développement économique, son éducation, sa culture etc...Et depuis, Sassou est toujours reparti à sa belle recette, ou comme les moutons ; ils repartent toujours là où ils ont brouté de la bonne herbe.

Et depuis, le monstre ne s’est plus arrêté de nous uriner dans nos narines pour nous le faire boire jusqu'à la lie et dans un rythme saccadée. Et curieusement même le Général Yhombi Opango qui le connait mieux que quiconque au Congo, pour avoir été son bourreau particulier qui l'avait jeté en prison 12 bonnes années durant, ne s'est pas gêné d'aller lécher ses pieds. Il est allé le voir, certainement pour lui demander quelle serait la nouvelle recette pour son nouvel emprisonnement ?

Pauvre Congo, pauvres congolais sommes-nous devenus masochistes qui cherchons à vouloir toujours souffrir, revendiquant la souffrance comme une force surnaturelle, une expiatoire qui soulage ?

Peuple congolais ! Voilà comment Sassou Nguesso et son PCT ont commencé à nous enfariner ; comment ont-ils cru nous dompter, nous prenant pour de véritables Moutons de Panurge. Comment sont-ils devenus Maîtres et Seigneurs du Congo, leur chose à eux dont ils seraient héritiers de par leurs aïeux. Et qu'eux seuls devraient jouir de ses fruits, eux seuls étaient les bénéficiaires, les usufruitiers de toute notre richesse et que nous autres, sommes leurs sujets, les accompagnants sur leur longue route de bonheur absolue. Je ne comprends pas, je ne peux pas comprendre que les congolais n'aient jamais réussi à tirer les leçons d'une histoire crue qui s'écrit devant eux, à l'ancre rouge, avec leur propre sang et faire comme s'ils étaient possédés, ne pouvant plus réfléchir. Pitié mon Dieu, viens assister mon peuple et libère-le des mains d'un bourreau au cœur rempli d'ignominie !

Pour mieux stigmatiser leur cynisme, leur arrogance, leur mépris, à l'issue de ce lâche et tristement célèbre assassinat du Président Marien Ngouabi, ils s'autoproclamèrent : "FIDÈLES CONTINUATEURS DE OEUVRE DU PRÉSIDENT MARIEN NGOUABI" Une façon virile de mieux se moquer de leur victime.

-13 février 1978 Il assassine celui qu'il prétend être l'assassin du Président Marien Ngouabi : le capitaine Barthélémy KIKADIDI. Il l'enterre au Panthéon congolais, le cimetière du Centre-Ville, avec honneurs militaires.

Moins une année après qu'ils aient enterré le Président Marien Ngouabi avec faste, ils décidèrent et c'est là que ces animaux sont pires que ceux animaux restés dans la jungle. Ils exhumèrent nuitamment le corps du Président Marien Ngouabi pour aller l'enterrer, on ne sait où. Le peuple congolais pour lequel, il fut lâchement assassiné n'a plus jamais été associé à tout le reste. Plus personne n'a jamais parlé même pas d'un dépôt de fleurs sur sa tombe qui malheureusement est vide et en bourreaux chevronnés, ils n'ont jamais pris leur courage pour annoncer au peuple congolais que le corps du Président Marien Ngouabi n'est plus là où le peuple congolais l'avait inhumé. A moins que comme ce matin-là quand Marie de Magdala, voulant aller revoir la tombe de son fils Jésus, trouvant le tombeau ouvert et vide : qu'on nous dise :" POURQUOI CHERCHEZ-VOUS PARMI LES MORTS CELUI QUI EST VIVANT ?"

Sassou Nguesso et son Parti le PCT doivent et ont des comptes les plus innommables à nous rendre. Quand je vois qu'il y a des congolais qui arrivent à défendre ces deux identités, leur trouvant des circonstances atténuantes ou même des excuses, je suis suffoqué. Je ne peux pas comprendre une telle attitude. Est-ce de la folie ou de l'inconscience ? Quand je vois tous ces gens défiler pour aller écouter Sassou Nguesso, je me demande si c'est moi qui suis idiot ou eux. Si c'est moi qui suis aveugle ou eux. Si nous vivons dans deux Congo ou le même ?

On dit : « qu'il n'y a pas plus aveugle que celui qui refuse de voir ». « Il n’y a pas plus crétin que celui qui refuse de comprendre ». « Plus fou que celui qui refuse de se faire soigner ».

SASSOU NGUESSO N'AIME LES CONGOLAIS QUE QUAND ILS SONT MORTS. JAMAIS QUAND ILS SONT VIVANTS !

- 19 septembre 1989, il commet l'un des crimes les plus abominables dans sa carrière internationale : l'Attentat du DC 10 UTA, 171 victimes dont 51 congolais. Pour mieux se moquer d'eux, il les enterre au Panthéon (Centre-ville) un endroit bien emménagé avec fanfare et honneurs militaires.

Depuis son retour aux Affaires, après qu'il ait enjambé plus de 35.000 corps pour reprendre son fauteuil, tous ceux qu'il tue, il les rend toujours hommage à la façon de grand bourreau. Il les amène au PALAIS DES CONGRES, les expose, les aligne, les fait défiler et enfin ; va les faire enterrer avec faste. Ambroise Noumazalaye, Bernard Kolélas, André Milongo, Thystère Tchicaya, Yves Motando, les victimes de 4 mars, Poignet, Kikounga Ngot, ses Généraux qu’il tue etc…

Et quand vous êtes plus importants, il déplace son épouse qui, en l’occurrence est chargée des affaires mortuaires jusqu'au lieu du décès, très souvent la France pour venir commencer l'œuvre diabolique qui consiste à venir vous retirer votre sexe si vous avez été une HAUTE autorité car le gaillard en a besoin pour ses pratiques et Madame a été associée à cette œuvre diabolique. La question est : "Est-ce que toutes ces personnalités citées plus haut, sont-elles belle et bien parties avec leur zizi ? Est-ce que Sassou Nguesso ne s'en était pas approprié raison pour laquelle il a toujours envoyé sa femme venir les recueillir à la source auprès de Taty devenu le plus grand croque-mort de notre communauté, travaillant à la solde Mme la Présidente.

N'y ont pas eu droit aux honneurs militaires et nationale, les seules victimes du 18 décembre 1998 au Pont du Djoué soit plus de 35.000 et celles de la déportation soit plus de 100.000 morts ainsi que et celles du Beach. (Ceux-là, sont de petits congolais !). Il faut que notre histoire retienne tous ces épisodes. Toutes les façons, j'ai tout écrit, tout. Et notre Histoire ne sera jamais falsifiée avec MOUDILOU. Congolais d'aujourd'hui, d'hier et de demain, vous saurez tout. Des milliers de pages sont ou seront à votre disposition pour savoir ce qui s'est vraiment et exactement passé dans notre Congo AVEC SASSOU Nguesso et son PCT.

VENONS-EN A L'OBJET DE NOTRE PROPOS. QUAND L'ASSASSIN REPART TOUJOURS SUR SES PAS. L’EVENEMENT DU 5 mai 2015 ou une enfarinade de plus pour les chrétiens du Congo.

Est-ce pour vérifier si le crime qu'il avait commis était parfaitement bien fait ou pour savoir si la victime était belle et bien morte ? C'est vrai que le mouton lui, quand il repart toujours quelque part c'est pour une bonne cause ; pour y avoir brouté de la bonne herbe et y repartir pour recommencer à brouter celle qu'il y avait laissé en jachère. Mais de grâce qu'est-ce qu'on a conseillé à Sassou Nguesso avec vice à vouloir aller vérifier, ce 5 mai 2015 et en grande pompe s'il vous plaît : devant tam-tam danses de Madame Sassou, folklore, prières, chants entonnés par Madame le cœur joyeux et gonflé d’espérance juste pour vérifier 38 ans après si celui qui était sa victime, le Cardinal Emile Biayenda était bel et bien mort. S'il est toujours dans sa tombe. Quand je vous dis que Sassou Nguesso est un inhumain doué d’une pathologie et d’un cynisme sans commune mesure, vous me prenez pour un perturbateur. Non je suis plus sérieux et je pense que je suis le seul congolais à qui nos morts ont placé leur dévolue et permis de donner la chance, le talent, le courage d'écrire afin qu'ils ne soient pas oubliés.

Tenez le 5 mai dernier comme par hasard, qui pouvait imaginer que le bourreau pouvait nous surprendre de nouveau en s’illustrant dans ses moqueries devenues rhétoriques, monnaie courante ? Il venait de taper encore et encore plus fort. Il est allé se moquer de notre seul Cardinal que notre pays avait eu et qu'il avait refroidi. Il est allé se moquer de lui sur son tombeau en lui déposant une gerbe de fleurs synonyme de cynisme. Pour couronner le tout en belles masturbations pleines d'ironie, il a baptisé une petite artère qui quitte sa tombe jusqu'à à à à à à à pour l'appeler la Rue du Cardinal Emile Biayenda. Il n'y a pas plus injurieux que cet événement.

Il venait de décréter une journée nationale de prière pour un Dialogue, pour la Réconciliation et une Reconstruction qu’il fallait se retrouver vers le Christ qui est notre paix. Une manipulation à laquelle même les plus illustres serviteurs catholiques se sont adonnés. C’est triste et ignoble ce genre de comportement. Comme c'est son Congo, et comme c’est lui qui décide sur tout, il a, avec sa femme initié une journée des prières pour certainement tenté d’exorciser tous leurs péchés et tenter d'éloigner les images de toutes ces morts qu'il a semées dans toute la République et où Mgr Anatole Milandou Archevêque de Brazzaville a prononcé l'une des homélies que le pays retiendra. Il a parlé de : BÂTIR NOTRE PAYS SUR UN ROC DE LA PAIX, DE LA RÉCONCILIATION ET DE LA JUSTICE". Et la pire des humiliations, c’est d’avoir fait de notre Congo, un pays de monopole, de la vérité émasculée et falsifiée ; de la pensée unique afin de faire aboutir son abominable projet, celui d’asseoir sa dictature et d’en découdre définitivement avec la démocratie.

Notre beau Congo est un pays devenu aujourd’hui, le Congo de l’imposture, de l’impasse, de l’usurpation, le Congo de diviser pour mieux régner. On invente les crises, la terreur, l’angoisse des populations, les peurs, on crée la terreur et on s’installe le temps que l’on veut en instaurant des transitions d’une longueur monotone. L’Insécurité, le Dialogue, le Référendum, les Congrès, les Débats sont des vocabulaires qui font partie de la stratégie chère à l’homme pour mieux se maintenir. L’Ordre, le Droit, le Devoir de la sanction qui l’accompagne ne l’habite pas. Ainsi, il peut assassiner, traumatiser, tétaniser, apeurer pour obtenir soumission et obéissance et faire oublier l’exigence du jeu démocratique. Notre beau pays, le Congo est sans nul doute aujourd’hui le Congo d’une marche à contre sens, d’arrestations et d’emprisonnement arbitraires, le Congo de la dictature et de l’oppression d’un peuple humilié et infantilisé. Nous sommes dans un Congo de la confiscation de tous nos Droits et Libertés fondamentales, de l’affirmation servile de l’unanimisme, des clichés et des stéréotypes. Notre Congo d’aujourd’hui, est le Congo des inégalités sociales institutionnalisées, de l’assujettissement de notre peuple par des armées éparses, des mercenaires qu’on est prêts à utiliser pour se maintenir. Alors et alors, une résistance intérieure doit s’organiser et s’imposer. Nous devrions nous unir pour combattre l’usurpation.

Voyez-vous, certainement notre monstre se considère pour un immortel, jusqu'où, il se croit tout permis. Jusqu'à quel niveau de monstruosité, il pousse son audace Quelle injure, quelle insulte, quel blasphème, quelle ironie, quelle infamie, quel sacrilège, quel outrage à la mémoire de nos victimes, quelle impie ? Et curieusement, il fait tout cela avec le concours participatif de sa femme qui chantait à tue-tête comme une fêlée.

Mais quand on a commis une telle gaffe vis à vis de ses victimes, on n’est plus rien, qu’un errant qui résonne, une timbale au rythme répété. Et tout vous manque, la paix du cœur et la tranquillité d’esprit. Et le Cardinal est le premier à se moquer de toi. Comme nous les vivants, nous nous moquons de toi.

DEVANT UN ARRIVISTE POLITIQUE ET SOCIAL DE CETTE ESPÈCE /

Même dans les données corrigées les plus sérieuses et généreuses de la conjoncture économique et politique mondiale, le bilan, sur tous les plans : politique, économique, social, culturel, éducatif, financier, spirituel administratif, humain :tout ce qui concerne la gestion d’un Etat : SASSOU NGUESSO ne peut être défendu.

Sassou Nguesso est la pire des choses, le pire des crétins, des cancres, le pire des voyous, d’idiots, d’hommes politiques qu’il ne fallait même pas avoir comme compatriote.

On n'aura jamais assez dit de l'homme que nous avions en face et qui perturbe nos nuits, nos jours : l'ignoble Sassou Nguesso. La pathologie qui hante l'homme, l'autiste, l'introverti, l'égocentriste. En fait Sassou Nguesso ne s'aime pas. Il n'aime pas non plus sa famille, son pays et le peuple congolais. La revue : "L'Autre Afrique" qui paraissait dans les années 90 en France avait emboîté nos pas quand un de ses numéros, il nous mettait en garde. Dans son numéro 33 du 14 au 20 janvier 1997, pose les vraies questions qui taraudent le quotidien tout africain. " Qui sont nos Chefs d'Etat ? " Il stigmatise que les peuples ont le droit de savoir sur leurs chefs, ceci leur permettant de ne pas tomber dans des pièges de certains malades, qui d'autres seraient internés dans des centres psychiatriques ou carrément seraient tenus en laisse comme des chiens pour ne pas mordre leurs peuples.

Pour notre enfant d'Edou, des vraies questions se posent. Qui est-il exactement ? Car il est et reste une véritable énigme. Un monstre que les congolais n'arrivent pas à cerner. Tout notre temps, nous n’arrêtons pas à chercher d'où lui vient ce comportement destructeur, égocentrique, hautain, autiste méprisant, arrogant, blasphémateur, ordurier qu'il a à l'égard de son peuple. L'ami intime du sang de ses compatriotes, dans quel environnement a-t-il vécu, qu'a-t-il rencontré sur tout son parcours qui a pu lui pousser à haïr autant son peuple dont il devrait être le protecteur,

Un Président de la République est et doit être le modèle dont toute la population devrait s'en inspirer. Le nôtre a cassé, a détruit la famille. Nous déplorons la dépravation des mœurs au niveau des familles, provoquant de graves crises sociales au sein de beaucoup de familles. La famille est la cellule élémentaire d'une Nation. Et la Nation est sensée être protégée par un Chef suprême, c'est à dire le Chef de l'Etat chez nous, détruit les familles. Sur qui allons-nous nous y référer ? Notre Président de la République est le plus gros délinquant que notre pays n'ait jamais eu. Il organise le vol et le pillage de la richesse de notre pays et ceci depuis un temps non prescrit. Je ne comprends pas, je ne comprends toujours pas que les congolais de nature grognarde, se laisse abuser sans réagir. Que se passe-t-il ?

A Paris le 15 juin 2015.

Le Premier ministre du Gouvernement congolais en exil.

Maître Tony Gilbert MOUDILOU

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Maître Tony-Gilbert Moudilou - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Tribune libre opinion

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