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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 02:57
[Congo-Brazzaville] Ni dialogue, ni référendum pilotés par le dictateur Sassou Nguesso

Par OLIVIER MOUEBARA -

Se croyant omniscient et omnipotent, le dictateur Sassou-Nguesso multiplie les provocations en soufflant le chaud et le froid.

Alors que sa propre Constitution qu’il avait promis de respecter lui interdit de se représenter à la prochaine élection présidentielle, le dictateur Sassou-Nguesso joue avec les nerfs des Congolais en parlant de parodie de référendum. Avec quel corps électoral?

Rattrapé par ses manigances et ses turpitudes, le tyran d’Oyo en appelle au peuple qu’il exècre depuis belle lurette.

Mais, de quel peuple parle le tortionnaire d’Oyo?

Le peuple congolais n’a jamais voté pour cette Constitution taillée sur mesure pour ce bourreau sanguinaire.

De tout temps, le dictateur Sassou-Nguesso a une conception particulière du peuple.

Le dictateur de Mpila a installé à la tête du pays un système de commandement et d’allégeance pyramidal: au sommet, le dictateur Sassou-Nguesso et sa famille; en dessous, son clan; au rang inférieur, sa communauté, les idiots inutiles, appelés depuis peu les frappeurs; et tout en bas, le reste de la population.

De reniement en manipulation, le dictateur Sassou-Nguesso caresse l’espoir d’amadouer les Congolais. Hélas, « les paroles s’envolent, les écrits restent ».

Dans un ouvrage d’entretien à la gloire du dictateur Sassou-Nguesso concocté par son sherpa de service en 2009, Jean-Paul Pigasse l’avait pompeusement intitulé: « Parler vrai pour l’Afrique ».

Le commanditaire de l’assassinat de Marien Ngouabi déclarait à la page 90 de cet ouvrage : « La Constitution précise qu’on ne peut effectuer plus de deux mandats. Nous sommes en 2009, ce mandat est le dernier. Je commence à envisager ma sortie ».

La mobilisation qui vient d’avoir lieu à Pointe-Noire doit se poursuivre. Plus nous serons mobilisé et unis, plus nous vaincrons le dictateur d’Oyo. Nos divisions lui donneront du grain à moudre pour flouer l’attente des congolais vers l’alternance démocratique.

De gré ou de force, nous devons débrancher la perfusion qui maintient en vie ce dictateur infâme. Quoi qu’il fasse et quoi qu’il dise, toutes les forces vives du pays doivent rejeter le dialogue avec un dictateur qui ne respecte pas sa parole.

Plusieurs de ses ministres qui souhaitent garder l’anonymat, nous confient sans sourciller: « qu’accepter le dialogue avec l’adepte de l’assiette roumaine, c’est lui donner du grain à moudre. Accepter l’organisation d’un référendum piloté par mwana poro-poro avec des listes truquées et tronquées, serait une faute morale et politique ».

Il devient pressant de se débarrasser des nantis d’Oyo qui gravitent autour de la galaxie du criminel de Mpila.

A commencer par son fils, Kiki le pétrolier, qui a toute sa place dans une cellule à la CPI, tout comme Wilfried Ossié, DG des Assurances et Réassurances du Congo; de Lucien Ebata, patron du magazine Forbes Afrique et DG d’Orion Oil; de Bernard Okiorina, conseiller spécial de Denis Gokana; de Rodolphe Adada, monsieur « Noeud Pap », de Serge Ndeko, DG des Hydrocarbures; de Charles Richard Mondjo, cousin et ministre de la défense; de Sylvie et Denis Gokana, qui usent et abusent de notre manne pétrolière.

Dans ce bras de fer perdu d’avance par le dictateur Sassou-Nguesso, seule la loyauté de notre armée nationale compte.

Les mercenaires recrutés par ses soins n’ont pas de balles en caoutchouc.

Toutefois, l’Histoire de notre pays révèle que le général Mokoko obligea les politiciens à trouver une solution salvatrice dans l’intérêt du pays. Il y a dans cette armée-là, des militaires loyaux qui mettront un coup d’arrêt au bain de sang que concocte son adepte, le mari d’Antoinette.

Au Bénin, Yayi Boni, lucide, a déclaré publiquement que « son nom ne figurerait plus sur un bulletin de vote ».

Préférant suivre le mauvais chemin tracé par le président Burundais dont la chute est inéluctable, Sassou-Nguesso veut mourir au pouvoir, comme le confiait son gendre, Omar Bongo.

Les Congolais ne lui feront pas ce cadeau. La CPI le veut vif.

Déterminé, le peuple congolais ira jusqu’au bout. Il ne tombera pas dans le piège grossier tendu par le dictateur Sassou-Nguesso.

A force de s’entêter, le dictateur Sassou-Nguesso finira par être emporté par la colère populaire. Abandonné à lui-même, ayant perdu la quasi-totalité de ses soutiens, son dernier voyage en Italie a été un fiasco. Les autorités italiennes lui ont demandé sans détour de dégager le plancher.

Confrontées à la vague des migrants, les autorités italiennes pensent que soutenir le dictateur Sassou-Nguesso, serait un mauvais coup porté à l’autodétermination des peuples.

L’année prochaine sera celle de la délivrance. Le dialogue et le référendum pilotés par le dictateur Sassou-Nguesso ne sont qu’une diversion. Sa comédie doit prendre fin. Il est temps qu’il quitte la scène. Et fissa.

Olivier Mouebara

(SOURCE : congo-liberty)

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