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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 15:16
[Congo-Brazzaville/Portugal] José Veiga – Sassou Nguesso, tandem perdant 100 milliards FCFA (150 millions d’euros) au Portugal !

Par RIGOBERT OSSEBI -

José Veiga sorcier – gourou de Sassou

Avec pour formation celle d’un instituteur ou d’un carrossier, il est parfois difficile de percer dans la haute finance. Le tandem José Veiga – Sassou Nguesso avait toutes les chances d’être roulé dans la farine. Ils l’ont été copieusement au Portugal, avec l’argent de la misère et de la faim des Congolais ! 150 millions d’Euros (100 milliards de FCFA) ont été perdus en quelques mois !

Au cours du Conseil des ministres du 8 août 2013, la République du Congo avait annoncé la création du Fonds congolais d’investissement, communément appelé « Fonds souverain » dans une opacité que nous avions alors déjà relevée tout en y soulignant nos craintes et nos mises en garde (SASSOU NGUESSO JOUE LE CONGO ET SES TRILLIONS AU CASINO ).

Dix huit mois après, les faits nous ont malheureusement donnés raison… Une partie de nos réserves financières ont été perdues par l’incompétence et l’amateurisme criminel de la dictature congolaise, dans l’un de ses tout premiers placements.

Au Portugal, Banco Espirito Santo (BES)était un empire financier familial en grandes difficultés. Au début août 2014, la banque était scindée en deux entités : l’ancienne conservait les produits toxiques et une nouvelle Novo Banco portait les actifs sains. Tôt dans la même année, le groupe portugais, déjà dans l’impasse, était à la recherche de nouveaux partenaires et surtout d’argent frais.

José Veiga vint frapper à la porte, le 27 janvier 2014, pour lui apporter l’oxygène dont il avait besoin. L’homme d’affaires maintenant bien connu des Congolais, s’était alors présenté au Conseil Supérieur du Groupe Espirito Santo avec une solution « miracle » : l’argent du Fonds Souverain de la République du Congo ! Se disant mandataire du Président Denis Sassou Nguesso, il avait néanmoins déclaré que ce dernier « o investidor que não era um « príncipe » mas… » En français « l’investisseur n’est pas « un prince » mais… » et traduit en termes clairs : « Sassou Nguesso n’est pas un ange (ou un aristocrate ) mais il a l’argent dont vous avez besoin… ! » (Le tyran de l’Alima appréciera..) Curieusement le Conseil Supérieur de la banque était plus réticent sur « le personnage Veiga » trop bien connu au Portugal pour ses démêlés judiciaires que sur le tyran-dictateur congolais à l’argent frais ! Il est vrai que la banque avait connu ses heures de gloire durant la Seconde guerre mondiale (pour ses affaires avec les nazis) et sous la dictature de Salazar !

Malgré nos recherches, aucune trace de Conseillers congolais autour de José Veiga, ni d’un cabinet d’avocats conseils de la République du Congo…

Finalement, les structures qui ont reçu l’investissement congolais (au moins 150 millions d’Euros) Esperito Santo International et Rio Forte (voir ci-après traduction article Sabado), toutes deux au Luxembourg, étaient déclarées en faillite le 17 octobre 2014. Dès le dimanche 03 août 2014, le ministère des finances du Portugal prévenait que « les actionnaires et créanciers non prioritaires de Banco Espirito Santo seront appelés à « assumer les pertes » découlant « d’une activité bancaire qu’ils n’ont pas suffisamment contrôlée »,tuant ainsi tout espoir de récupération pour le Fonds congolais d’investissement. La loi n° 1-2014 du 6 janvier 2014 portant sa création avait été adoptée en urgence pour permettre la démarche du « sorcier-gourou » portugais.

Déjà Sassou 1er, peu avant sa chute, avait été pris dans la faillite de la BCCI dont nous avions déjà parlée. Son voyage du 30 mars 2015 à Luanda avait-il pour raison un lobbying auprès du Président Dos Santos pour qu’il intervienne, auprès des Autorités portugaises, en faveur du Fonds congolais d’investissement ? Le dictateur congolais déteste, par-dessus tout, se faire piquer « ses économies » !

Il y a fort à parier que le Président angolais n’interviendra pas dans cette affaire. Il a été ravi que son orgueilleux voisin se soit fait plumer par l’ancienne puissance coloniale ; Sassou y réfléchira à deux fois, la prochaine fois, avant de chercher à lui faire concurrence dans ce pays. On ne compte plus les partenariats économiques réussis de l’Angola au Portugal, alors que Sassou Nguesso ne peut pas s’en vanter d’un seul en France ; mises à part bien entendu les innombrables poursuites de ses créanciers et des enquêtes de l’affaire des « Biens Mal Acquis » qui ont fait exploser le chiffre d’affaires de ses avocats !

Comme ce fut le cas en 1991-92, Sassou Nguesso ne consentira à lâcher le pouvoir que lorsqu’il aura complètement ruiné le pays !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

http://www.sabado.pt/portugal/detalhe/jose_veiga_o_investidor_que_nao_era_um_principe_mas.html

José Veiga, l’investisseur n’était pas un «prince», mais …
«Nous sommes intéressés à parler à tout le monde», a déclaré Ricardo Salgado aux autres membres du Haut Conseil

Le 27 Janvier 2014, le Conseil du Groupe Espírito Santo avait deux principaux points à l’ordre du jour : restructuration du Groupe – qui comprenait une présentation initiale d’Amilcar Morais Pires – et l’augmentation du capital du Espírito Santo Control SA. . C’est pendant cette réunion que les membres du conseil d’administration ont mis sur la table le nom d’un potentiel investisseur représenté par Jose Veiga.

Le nom de l’ancien impresario de football a été avancée par Pedro Mosqueira do Amaral au terme de la réunion. L’administrateur actuel de Novo Banco, en Allemagne, a informé le Conseil Supérieur que Jose Veiga représente les intérêts de M. Denis Sassou Nguesso, le Président du Congo Brazzaville. Néanmoins interrogé « sur le fait de parler avec José Veiga ? » Ricardo Salgado le dirigeant d’Espirito Santo a répondu : « Nous sommes intéressés de parler à tout le monde. »

Selon ce qui a été dit à la réunion, le Président du Congo serait intéressé d’investir environ 150 millions d’euros dans le Groupe Espírito Santo. La discussion s’est ainsi conclue : José Veiga (pour le compte de Sassou Nguesso) serait invité à investir 30 millions dans Espirito Santo Control et le reste à Rio Forte.

Trois jours plus tard, le 30 Janvier 2014, les membres du conseil de surveillance actaient le fait de discuter de l’augmentation du capital du groupe. Et le nom de José Veiga était matière à discussion. Le sujet était soulevé par Ricardo Salgado. L’ancien impresario de joueurs de football, suscitant à juste titre des inquiétudes. Certains exprimant même des doutes sérieux sur José Veiga. Le Conseil d’administration d’Espírito Santo trouva la solution de lui faire signer un accord de confidentialité.

Contacté, José Veiga a refusé de commenter l’investissement possible dans le Group Espirito Santo ou les conversations tenues par les membres du Conseil sur sa possible entrée dans le capital du groupe.

Le Sorcier portugais de Denis Sassou Nguesso : Antonio José da Silva Veiga, dit “José Veiga”. Par RIGOBERT OSSEBI

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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Europe

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