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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 15:20
(Congo-Brazzaville) Trafics d’armes : Nianga-Bouala commande 100 fusils de sniper avec silencieux et laser pour massacrer les Congolais (1ère partie).

Par Rigobert OSSEBI -

Le général Nianga Ngatsé,Mbouala et Sassou Nguesso -

La cupidité, l’argent trop facile, des pétroliers complices et des banquiers véreux forment au Congo un cocktail détonnant. Dans l’ombre, le pouvoir actuel affute ses armes et en commande de nouvelles. Il recrute les sacrificateurs, étrangers pour la plupart, pendant que certains amusent la galerie avec un questionnement constitutionnel ou préparent les Jeux africains.

La guerre civile de 1997, au Congo Brazzaville, avait fait couler beaucoup de sang, congolais, mais pas beaucoup d’encre.

Quelques bonnes pages avaient été rédigées, après coup, par les rares experts des affaires africaines et congolaises, parmi lesquels il fallait compter Antoine Glaser et Stephen Smith avant que ce dernier ne tombe sous le charme irrésistible (sonnant et trébuchant ?) de Denis Sassou Nguesso et de ses acolytes.

Dans l’un de leurs articles écrits à six mains (avec Maria Malagardis) et publié le 4 février 1998 dans Libération, les journalistes titraient :

« Un rôle d’intermédiaire dans le conflit congolais. Quand le président Lissouba avait besoin d’armes contre les rebelles de Sassou N’Guesso, il s’adressait à la Fiba. »

Pour ceux qui ne le sauraient pas, la Fiba (Banque Française Intercontinentale) était la banque d’Elf. Son président en était Jack Sigolet, alter ego d’André Tarallo pour les affaires congolaises. Pierre Houdray en était le directeur ; tout petit bureau, avenue George V à Paris, mais immenses pouvoirs dans la gestion du sulfureux établissement bancaire.

A l’arrivée de Philippe Jaffret qui remplaçait Le Floch Prigent à la tête d’ELF, la priorité était de mettre la clé de la banque sous la porte.

Pierre Houdray s’occupait déjà de la relever de ses cendres, au Congo et au Gabon, sous le nom de la BGFI pour le compte de Sassou Nguesso et d’Omar Bongo.

Jean-Dominique Okemba, le neveu du dictateur, en est officiellement le Président du Conseil d’administration de la branche congolaise ; en réalité, cet ancien élève d’une petite école de marine de Toulon, qui avait lamentablement échoué à tous ses examens, n’était que la face apparente (ou la marionnette ?) de l’ancien directeur français de la Fiba.

Ainsi donc, en résumé et en conclusion de cet article de Libération, le très stratégique établissement bancaire congolais, BGFI, aurait eu pour principal cadre, dissimulé ou pas, celui qui permettait les achats d’armes, en tous genres, durant la guerre du 5 juin 1997 au travers de la FIBA ; contre les Cobras de Sassou Nguesso ! Houdray n’est pas le seul paradoxe dans les alliances, retournements et complicités dans le domaine des achats d’armes, et de leurs utilisations afin que quelques-uns dominent et écrasent le peuple congolais.

La BGFI profitera-t-elle de l’expérience acquise, sur l’argent et sur le sang des Congolais, par Monsieur Pierre Houdray, pour financer ou acquérir les armes qui nous tueront lors du prochain conflit que le tyran Denis Sassou Nguesso nous prépare ? Cela pourrait bien être possible, à moins que, comme nous le verrons, cela ne passe par le canal d’un échange pétrolier au travers de la SNPC et plus exactement avec Kiki, dit Denis-Christel 1er !

En 1997, Rudolf Wollenhaupt, un Allemand résidant en Afrique du Sud, a été un des principaux bénéficiaires des contrats d’armements consentis par l’angélique Claudine Munari, ministre sous Lissouba (et toujours ministre sous Sassou quasiment depuis son retour) d’un important contrat d’armement. Selon Libération, les livraisons étaient surfacturées et payées d’avance. Rudolf Wollenhaupt, dit Rudy pour les intimes, avait encaissé au 15 Octobre 1997 bien plus d’argent qu’il n’avait livré de matériel (27 millions de dollars payés, pour 20,4 millions de dollars de livraisons surfacturées).

Ce trop perçu avait été l’enjeu d’âpres discussions. Comme le rapportait Libération, même Parfait Kolélas avait fait le voyage auprès du trafiquant pour tenter en vain de le récupérer. Pierre Oba également, pour le nouveau pouvoir installé à Brazzaville, accompagné par l’homme de l’ombre congolais proche de Claudine Munari, qui était chargé de la coordination des livraisons auprès du fournisseur d’armes, n’obtint pas satisfaction ; Wollenhaupt proposant seulement de livrer le reliquat de matériels…

Si Johannesburg a été la base arrière des trafics et livraisons d’armements en 1997, la prochaine guerre que notre tyran prépare semble l’avoir consacrée à nouveau. Les armes seront commandées en Afrique du Sud. Si « Rudy » est hors course maintenant, c’est la société d’un général sud-africain qui en sera la bénéficiaire.

Aussi écœurant que cela puisse paraître, les mêmes Congolais qui supervisaient les expéditions d’armes à partir de Johannesburg en 1997 pour les troupes de Lissouba et aux ordres de Claudine Munari (présentée alors dans l’intimité comme la « Vice-Présidente ») œuvrent maintenant pour Denis Sassou Nguesso et collaborent étroitement avec l’héritier Kiki et son bras droit Willy Etoka dans des contreparties pétrolières.

Et tout aussi écœurant, ces généraux sud-africains, anciens combattants de l’ANC contre l’Apartheid pour lesquels à l’école nous cotisions nos petits 100 francs, arment les artisans de la prochaine boucherie dans notre pays !

Car des commandes d’armes circulent tous azimuts et surtout en Afrique du Sud.

Rien à voir avec Kimongo.

C’est toujours la perte du pouvoir, le grand danger intérieur, qui pousse le Général de Brigade Nianga-Ngatse-Mbouala, le Conseiller Spécial du tyran de la République congolaise et Commandant de la Garde Républicaine à s’adresser à une société de Johannesburg en Afrique du Sud, dirigée par le général Joshua Nxumalo, à lui faire la meilleure offre pour un impressionnant attirail d’armement en tous genres.

Des milliers d’AK47, des armes lourdes, des lances grenades, des missiles et surtout, ce qui donne froid dans le dos, une centaine de fusils de précision (Sniper) avec silencieux et visée laser ; de quoi tuer de loin des compatriotes, avec la plus grande précision, sans le moindre bruit et sans qu’ils aient la moindre chance de s’en échapper. Du tir aux pigeons !

Nous sommes bien en 2015 et à voir cette liste d’armements le pire est sûrement devant nous…

Mais nous ne laisserons pas les chiens de guerre détruire encore une fois, nos parents et notre pays !

(A suivre…)

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

ANTOINE GLASER, MARIA MALAGARDIS ET STEPHEN SMITH 4 FÉVRIER 1998 À 19:30

ENQUÊTE

De juin à octobre à Brazzaville, pendant les quatre mois et demi du

duel d’artillerie qui a opposé son pouvoir aux rebelles du général Denis Sassou N’Guesso, le gouvernement du président Pascal Lissouba s’est tourné vers le «cher monsieur Pierre Houdray, directeur général de la Fiba», la banque africaine d’Elf. Les autorités congolaises d’alors demandaient à leur banquier privilégié, celui qui tient les comptes de leur pétrole, de payer leurs fournisseurs d’armes.

Dans quatre lettres en notre possession, toutes rédigées pendant la guerre civile, tantôt l’ancien ministre de l’Economie et des Finances Nguila Moungounga-Nkombo, tantôt l’ex-président Pascal Lissouba en personne s’adressent à Pierre Houdray. Dès le 30 juin 1997, Lissouba demande au directeur général de la Fiba de virer 5,7 millions de dollars sur le compte à La Belgolaise d’une firme à Bruxelles, 1,8 million de dollars à la Commercial Bank of Namibia au profit d’une société sud-africaine, Support Systems Corporation, et 5,8 millions de dollars sur le compte Barclay’s à Jersey d’Ebar Management & Trading. Cette dernière, pendant la guerre à Brazzaville qui a fait des milliers de victimes, a perçu à elle seule 27,1 millions de dollars (165 millions de francs), notamment pour la vente de deux avions Antonov et de quatre hélicoptères Puma. Pour des moyens nécessaires aux bombardements aveugles, de même que pour des montagnes d’obus et de munitions, la banque d’Elf a viré l’argent du pétrole, en connaissance de cause.

Officine sud-africaine. Sur le plan du droit, rien ne s’y opposait. On peut même soutenir qu’Elf n’avait pas le choix. Conformément à ses engagements contractuels, la compagnie s’est acquittée des redevances pétrolières auprès des autorités congolaises légales, démocratiquement élues en 1993. Libre aux gouvernants du Congo de disposer de l’argent du pétrole. Seulement, et c’est là l’amalgame, Elf, qui extrait les deux tiers de la production du Congo, tient en même temps la caisse du pétrole, via la Fiba, sa «banque maison». C’est ainsi que Pierre Houdray et la présidente de la Fiba, Bernadette de Bonrepos, la main droite du PDG d’Elf Aquitaine, Philippe Jaffré, ne pouvaient ignorer, par exemple, qu’Ebar était une officine de trafic d’armes. Son patron, Rudolf Wollenhaupt, un Allemand résidant en Afrique du Sud, où il est également codirecteur d’une SA, CED Marketing, était le pivot des commandes d’armements du régime de Lissouba. Contacté par nos soins, Rudolf Wollenhaupt, qui tente actuellement de récupérer un avion cargo Iliouchine-76 ayant servi au Congo mais immobilisé depuis près de cent jours sur le tarmac de la capitale namibienne Windhoek, n’a pas donné suite.

Le 11 décembre, à Johannesburg, Rudolf Wollenhaupt et Parfait Kolelas, fils et«conseiller au transport» de l’ex-Premier ministre congolais, font leurs comptes. De leur «mémorandum d’accord», il ressort qu’avant leur défaite à la mi-octobre, les anciennes autorités du Congo avaient passé des commandes d’une valeur de 42,4 millions de dollars et en avaient déjà payé 27,1 millions. Or, à l’heure de la déroute, la valeur des livraisons et services fournis par Wollenhaupt ne se chiffraient qu’à 20,4 millions de dollars, bien que deux Antonov et leurs équipages ukrainiens aient été surfacturés à un prix «50% trop cher», selon d’autres vendeurs d’armes sur le marché parallèle. La restitution de 7 millions de dollars sur un compte bloqué en Afrique du Sud a été négociée mais jamais exécutée par Rudolf Wollenhaupt, qui a finalement refusé de signer l’accord conclu.

Deux chèques. Le 23 septembre, environ trois semaines avant la chute du régime, Claudine Munari, directrice de cabinet du président Lissouba, écrit à son meilleur fournisseur d’armes. «Nous tenons à votre disposition à notre Banque à Paris (Fiba) deux chèques de 500 000 dollars chacun (n$ 1601 et 1602 American Express), en faveur de BD International et CED (Pty) Ltd en règlement de factures» qu’elle détaille. Deux jours plus tard, Rudolf Wollenhaupt accuse réception des deux chèques, «crédités sur notre compte». Une fois de plus, à minuit moins cinq pour un régime ayant fait donner l’arme lourde sur sa propre capitale, le «cher monsieur Houdray» de la Fiba a fait preuve de diligence. Lorsque le président Lissouba remercie le directeur général de la banque d’Elf de sa «disponibilité», ce ne sont pas là que de vaines paroles.

Cependant, la fortune de la guerre ayant consacré un nouveau régime à Brazzaville, celui du général Sassou N’Guesso, la compagnie française a vite tourné la page et sa banque maison a changé les titulaires des comptes du pétrole. Dès le 26 octobre, au lendemain de sa prise de pouvoir officielle, Sassou N’Guesso a reçu dans sa capitale en ruines le PDG d’Elf, Philippe Jaffré. Depuis, le «monsieur Pétrole» du Congo ayant signature pour un compte secret à Jersey a changé de camp. En même temps, apparemment pour plaire au nouveau régime, la Fiba a bloqué les comptes de la Congolaise société d’assurances et de réassurance (Csar), l’une des tirelires de l’ancien pouvoir. Cette SA, détenue à 65% par un holding financier irlandais, la Socoban, et à 35% seulement par l’Etat congolais, avait été créée en 1996 pour supplanter la compagnie d’assurances d’Etat, l’Arc. Selon Albert Katsi-Ngana, le directeur général adjoint de la Csar, les avoirs bloqués à la Fiba se chiffreraient à 14 millions de francs. Malheur aux vaincus. Double jeu? Elf et sa banque semblent donc toujours gagnantes. Une source dans l’entourage du nouveau président congolais Sassou N’Guesso affirme, sans toutefois en apporter les preuves, qu’Elf aurait aussi financé l’effort de guerre des anciens rebelles, aujourd’hui au pouvoir. Ce que la compagnie française a toujours démenti de façon formelle. Selon ces allégations, un entrepreneur français installé à Libreville, grand fournisseur d’Elf Gabon, aurait servi de «guichet» pour des achats d’armes, notamment en Afrique du Sud. Selon cette source, l’homme en question aurait joué «le double rôle d’une centrale d’achats et d’une banque parallèle». On doit en pâlir de jalousie au siège parisien de la Fiba .

GLASER Antoine SMITH Stephen MALLAGARDIS Maria

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