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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 18:05
[Congo-Brazzaville] Jurisprudence Karim Wade : Kiki, Bouya & Co devront-ils passer par la case prison ?

Par RIGOBERT OSSEBI

sassou-bouya

Au Sénégal, depuis le 31 juillet 2014 la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) juge Karim Wade. La semaine dernière, le parquet avait requis 7 ans de prison ferme, une amende de plus de 380 millions d’euros (250 milliards de FCFA), une confiscation de biens et une privation de droits civiques à l’encontre du fils et ancien ministre de l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade. Karim Wade est en détention préventive depuis avril 2013. La décision, en délibéré, sera rendue le 23 mars prochain. En attendant, les avocats mènent la bataille de l’opinion.

Pour Me Sow, l’un des avocats de la partie civile (République du Sénégal) « Karim Wade gagnerait à demander pardon au peuple sénégalais pour s’être enrichi illicitement sur son dos alors qu’on lui avait confié des pouvoirs exorbitants ».

Au lieu de cela, la défense avait prétendu que Karim avait fait fortune dans la finance avant que son père ne préside le Sénégal. Pourtant à la fin des années 90, alors qu’il travaillait pour la Banque Warburg de Londres (avant qu’elle ne soit absorbée par l’UBS), Karim n’avait rien d’un millionnaire lors de ses fréquentes visites à Brazzaville. Il avait fini par apparaître dans un montage financier destiné à couvrir des intérêts privés congolais. Pas de quoi faire fortune, loin de là ! Cela lui avait tout de même permis de créer des liens très étroits avec la dictature congolaise.

Selon l’Agence Reuters, « à Lusaka en Zambie, ce 25 février, un ancien ministre des mines de ce pays a été reconnu coupable de corruption pour son rôle dans l’attribution des licences de prospection à une compagnie minière chinoise en 2009. Dans son jugement de l’affaire, le magistrat Lameck Mwale a affirmé que l’accusation a prouvé que Maxwell Mwale avait interféré dans l’attribution de licences à Zhonghui International Mining Group. Plusieurs témoins ont déclaré que Mwale était intervenu dans le processus d’octroi de licences à des fins personnelles et que la société chinoise par conséquent avait pu obtenir les licences.

Mwale est en prison dans l’attente du verdict le 27 février 2015. L’infraction pour laquelle il a été reconnu coupable, abus d’autorité du mandat, est passible d’une peine maximale d’emprisonnement de 14 ans. (Reportage par Chris Mfula, édité par Toby Chopra) »

Aujourd’hui, du fait de la coopération étroite des différents services de police à travers le monde, plus aucun schéma, même très sophistiqué, de fraude ne résiste à la pression des enquêteurs. Nous l’avons vu encore très récemment avec les perquisitions et saisies de l’affaire BMA chez le pasteur Willy Nguesso, bénéficiaire de la Socotram, et chez son frère Edgard dans son triplex de 638m2 à Neuilly.

Qu’en sera-t-il pour nos oligarques ventripotents qui se sont assis, de tout leur poids, sur la loi et sur la Constitution congolaise, notamment les articles :

- 47 (sur la corruption, l’enrichissement illicite, la concussion, le détournement ou la dilapidation des deniers publics),

- 48 (déclaration de patrimoine)

- 58 (conditions d’éligibilité à la présidence de la République – « s’il n’est de bonne moralité »)

- 69 (Serment de protéger et de respecter le bien public, de consacrer l’intégralité des ressources naturelles au développement de la Nation) ?

Peu importe le verdict qui sera prononcé à l’encontre de Karim Wade au Sénégal ou la condamnation de l’ex-ministre des mines zambien ! Aucun pays au monde, et ceux du continent africain inclus, n’échappent pas à la soif de justice des peuples, particulièrement par ces temps incertains de crise économique durable.

La liste au Congo de ceux qui auront des comptes à rendre est longue, très longue. L’article 8 de la Constitution précise que « tous les citoyens sont égaux devant la loi ».

Il sera difficile qu’à cause d’un lien de parenté quelconque ou une proximité politique ou affective avec celui qui a si mal conduit le Congo depuis trois décennies qu’une femme ou un homme soit exonéré de l’obligation de répondre à la Justice de notre pays, un jour prochain. Les « ri-KIKI, Bouya & Co » n’auront d’autre choix que de s’y soumettre volontairement. Karim Wade devant ses juges actuellement ne peut qu’apparaitre comme un enfant de chœur, un menu fretin par rapport à ces derniers tant les abus commis au Congo sont incomparablement plus importants !

L’alternative à une justice responsable et sereine ne pourrait être qu’un déferlement de la colère populaire, celle qu’ils ont déjà durement ressentie le soir du 31 janvier 2015 après l’élimination des Diables Rouges de la CAN 2015. Claudia Sassou Nguesso avait fait les frais de l’avertissement le plus cinglant avec le saccage de sa permanence à Talangaï par « les jeunes » de son quartier. Ce n’était qu’un ballon d’essai, soyons-en assurés !

Les gueux et les miséreux, ou « les sans-dent » comme il se dit maintenant, seront les véritables comptables de leurs abus et de leurs détournements. Ils pèseront de toutes leurs souffrances endurées depuis leur naissance pour qu’une justice exemplaire, prononcée par des hommes et des femmes au-dessus de tout soupçon, statue enfin sur le cas de chacun d’entre eux ! Sinon rien ne pourra empêcher le feu de se répandre dans la rue ; dans toutes les rues ! N’a-t-on pas enregistré une même colère à Oyo et Ollombo ?

Et que l’on ne vienne pas nous faire croire qu’un Jean-Michel Bokamba-Yangouma, dont une des filles est incarcérée depuis près de deux années, présumée coupable d’un détournement de deux milliards de FCFA à La Congolaise de Banque (une autre de ses filles, Mireille, avait disparu dans « l’accident » -selon la dénomination instaurée par l’innocent Denis Sassou Nguesso – du DC 10 d’UTA ) servira de rempart dans un prétendu dialogue ; de même pour Joachim Yhomby acquis au même dialogue qui, au prétexte d’avoir dormi dans un lit en or massif, (en réalité un modeste lit en laiton acheté chez Conforama et offert par un ami français homme d’affaires, Michel B.) connut douze années de prison sans le moindre jugement… !

Le Congo, dans quelques semaines, quelques mois ou dans un peu plus d’une année, ne saurait se tenir à l’écart d’une mise en ordre généralisée de ses finances publiques. Celles et ceux qui en auraient abusées auront tout intérêt à s’y soumettre volontairement. Aucun pays ne pourra leur offrir un refuge durable ! Pour cela, il faut impérativement restaurer un véritable Etat de droit et qu’à sa tête se trouvent des femmes et des hommes irréprochables. Fort heureusement nous en comptons !

Nous devrons suivre l’exemple du Sénégal et de la Zambie. Les hyper-délinquants en col blanc doivent être jugés et condamnés selon les crimes commis. Par contre, nous risquons d’être confrontés à un problème majeur : celui d’un nombre insuffisant de cellules de prison !

Jean-Jacques Bouya l’ancien pêcheur à la sagaie, si toutefois il devait être reconnu coupable d’enrichissement illicite, de concussion et de détournement de deniers publics, aura alors tout le loisir de réfléchir, en compagnie de ses oncles et cousins (dont ri-Kiki le pétrolier), frères et sœurs, neveux et nièces, à son manque de professionnalisme et à son déficit de formation à la fonction qu’il a trop longtemps occupée et dont il a exagérément profitée !

Alors, il n’y aura rien de pire pour toutes ces personnes, qui se détestaient déjà dans l’opulence et la liberté, que de recréer un « Huis clos », à l’instar de celui de Sartre, dans lequel elles seraient toutes, vivantes, réunies dans quelques cellules pendant quelques années… !

Point besoin de songer à des actes de tortures primitifs et inhumains, elles ne sauraient connaître de pire châtiment !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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Rigobert Ossebi - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT