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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 16:10
(Congo-Brazzaville) Charles Zacharie BOWAO, la diversion de l’inconséquent « chevalier blanc »

Par OLIVIER MOUEBARA -

Charles Bowao, ancien ministre de la défense de Sassou Nguesso

Ministre à la présidence chargé de la coopération, de l’action humanitaire et de la solidarité en 2009, Charles Zacharie Bowao a occupé par la suite, dans le gouvernement du dictateur Sassou-Nguesso, le maroquin de ministre délégué à la défense, jusqu’au 4 mars 2012.

Econduit du gouvernement par le dictateur Sassou-Nguesso, Bowao avait été « inculpé pour maladresse, imprudence, inattention et négligence », par le doyen des juges d’instruction Oko Ngakala, dans le cadre de l’enquête sur les explosions du 4 mars à Mpila, qui avaient fait 300 morts et 2300 blessés.

Membre du PCT, Bowao a joué un rôle majeur auprès du dictateur Sassou-Nguesso dans la guerre civile de 1997, à l’issue de la quelle le tyran de l’Alima est revenu au pouvoir.

Depuis que le départ du dictateur Sassou-Nguesso se précise et que la CPI s’apprête à l’accueillir, les membres du PCT, parti-Etat, ont l’imagination fertile.

Dans une lettre ouverte au dictateur Sassou-Nguesso datée du 20 janvier 2015, Bowao feint de découvrir son maître (Sassou-Nguesso), et le pays qu’il a conduit à la déchéance.

Au fond, que récuse Bowao en tant que membre influent du PCT, et acteur dans les gouvernements successifs du dictateur Sassou-Nguesso ? Rien de concret, sauf se perdre en conjectures.

La révision de la Constitution de fait du dictateur Sassou-Nguesso, est un non sujet pour les congolais.

Encore une fois, cette Constitution n’est pas la nôtre. Elle tombera en désuétude avec le départ du dictateur Sassou-Nguesso le 15 août 2016. Aucun dialogue n’est envisageable avec un dictateur qui piétine son serment . Bowao comme le PCT divertissent les congolais.

Comment peut-il en être autrement quand Bowao ose écrire dans sa lettre ouverte au dictateur Sassou-Nguesso: « Les attentes des populations sont énormes en matière d’approvisionnement en eau potable et en électricité, d’alimentation et de santé publique, d’emploi et d’éducation, d’infrastructures routières et autres… »

Et que dire de l’université Marien-Ngouabi qui l’emploie? Une cabine téléphonique insalubre qui manque de tout. Y étudier relève de l’exploit.

L’inconséquence de Bowao est sans commune mesure.

Au lieu de démissionner( par respect pour nos morts) après les explosions de Mpila, le ministre délégué à la Défense, Charles Zacharie Bowao, a attendu d’être démissionné comme un malpropre par le dictateur Sassou-Nguesso.

Voulant se faire une virginité politique, Bowao est loin d’être un « chevalier blanc ». Toutes ces manoeuvres venant du PCT et de ses membres n’ont qu’un objectif : maintenir le dictateur Sassou-Nguesso au pouvoir au delà de 2016. Cette stratégie de conservation du pouvoir par tous les moyens est dans le droit fil de l’assassinat de Marien Ngouabi, le 18 mars 1977.

Après tant d’années au service du dictateur Sassou-Nguesso, Bowao sort de son profond coma en découvrant… les attentes des populations. Si ce n’est de la diversion, qu’est-ce?

Bowao aurait pu être cohérent en récusant Jean-Jacques Bouya qui a détourné l’argent de la construction du barrage d’Imboulou. Les délestages sont toujours légion au Congo.

Comptable du dénuement du pays, Bowao n’a jamais récusé l’accaparement des richesses nationales par le dictateur Sassou-Nguesso et sa famille. Le Congo commence et s’arrête à OYO. Les nominations à venir dans les différentes chancelleries du Congo à l’étranger sont dévolues aux mbochis. Le tribalisme a atteint son paroxysme et devient insupportable.

Le Congo s’arrête à chaque fête ou cérémonie à la gloire du tyran.

L’année dernière, lors du 10ème anniversaire de la mort d’Ambéndé, frère du dictateur Sassou-Nguesso, tout l’appareil d’Etat s’était déporté à Oyo.

Le plan quinquennal dit de développement économique et social(1982-1986), censé améliorer la vie des congolais, lancé à coup de propagande par le PCT de Bowao, n’avait été qu’une escroquerie. Des milliards volés et partis en toute impunité dans les poches des camarades membres du PCT.

Bowao fut l’inspirateur des COMIPO (commissaires politiques) mis en place par le PCT dans les différentes régions, pour répandre telle une traînée de poudre, la parole du dictateur Sassou-Nguesso.

Ne soyons pas dupes. Bowao est en service commandé par le dictateur Sassou-Nguesso. A lui, la diversion par le biais d’une littérature homéopathique, à Jean Dominique Okémba l’organisation d’un coup d’Etat institutionnel et la filature, et à Antoinette Sassou-Nguesso, la corruption des opposants du Sud du pays.

Seule notre intransigeance fera partir du pouvoir et du Congo le dictateur Sassou-Nguesso vers un exil improbable. L’heure n’est pas aux divisions. Ne prêtons pas l’oreille aux diversions de Bowao et du PCT, qui ont fait de la propagande leur arme de destruction massive.

Le PCT de Bowao et du dictateur Sassou-Nguesso est un parti criminel, et considéré comme tel. Au crime économique et social, s’est ajouté le crime politique. Notre combat, dès 2016, sera celui d’élucider tous ces crimes pour permettre à nos familles de faire enfin leur deuil. La liberté, crédo entre autre de Bruno Ossébi, assassiné en 2011, n’a pas de prix.

Seule la Justice réconciliera les congolais. Pas celle des vainqueurs, mais celle qui sera rendue par des Justes. Pas celle qui a été longtemps instrumentalisée par le PCT et son dictateur en chef Sassou-Nguesso, mais plutôt celle des congolais qui jugera à charge et à décharge.

Bowao, le PCT et le dictateur Sassou-Nguesso doivent comprendre enfin que l’Histoire est irréversible. La dictature de Sassou-Nguesso est une exception, mais ne fera pas l’exception de l’alternance démocratique en Afrique.

Le Congo n’est certes pas le Burkina, mais ce système pernicieux vit ses derniers instants. Il est à bout de souffle. La reculade de Kabila devant la pression populaire, est un signe qui ne trompe pas. Il n’y a pas une Justice pour les aigles, une autre pour les pigeons.

Par Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

Déclaration du Ministre de la Défense du CONGO Brazzaville suite aux explosions du 4/03/2012 :

http://youtu.be/ZHPGOEsmvOY

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT

Economie

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