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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 12:42
(Congo-Brazzaville) Sassou n’a pas tout volé, il nous a simplement tout pris !

par congo-liberty.com

La Terre a-t-elle cessé de tourner depuis le 30 octobre pour le Burkina Faso et plus encore depuis le lendemain, l’historique 31 octobre 2014, jour de la chute de Blaise Compaoré ? Le Mouhoun (Volta Noire) s’est-il tout à coup asséché comme les autres Volta, Blanche et Rouge ? Et le soleil s’est-il arrêté de briller sur la déjà malheureuse Afrique ou sur un autre continent ?

Rien de tout cela ! Dès le lendemain, des hommes jeunes et vieux s’affairaient à effacer les stigmates, parfois encore fumants, causés à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso lors de leur soulèvement. Et l’on s’est rendu compte, depuis, que « l’automne africain » avait beaucoup appris des « printemps arabes » et qu’il y a de réelles chances pour qu’il ne suive les mêmes dérives.

Alors une autre question se pose, le peuple congolais pourrait-il être à la hauteur du peuple burkinabé et des soixante ethnies qui le composent ?

A l’aube des indépendances, enviés des autres colonies, nous étions les premiers de la classe tant par les équipements de nos villes et de notre capitale, que par la qualité de la formation de nos cadres et de notre population qui était aussi basée sur un solide socle de valeurs ancestrales. Il est vrai que depuis nous avons accumulé toutes les mauvaises expériences possible et surtout suivi, trop souvent contraints et forcés, les pires dirigeants qui soient…

Ne faut-il pas revenir sur le premier d’entre eux que nous avions chassé au prétexte « qu’il avait tout volé » ? L’histoire serait drôle s’il n’avait pas connu une fin malheureuse et que notre pays ne s’était alors engouffré dans une spirale tragique dont il ne s’est toujours pas affranchi. Et si nous devions aujourd’hui sortir dans la rue comme nos parents et grands-parents l’avaient fait lors des « Trois glorieuses » des 13, 14 , 15 août 1963, nous aurions cinq cents fois plus de raisons de le faire qu’ils n’en avaient alors !

Sassou Nguesso, notre tyran actuel, n’a pas tout volé ! Il nous a simplement tout pris ! Nos richesses, notre passé, notre présent et surtout notre avenir ! Et il ne nous a rien laissé ! Le patrimoine national est devenu son bien personnel. Cette conviction est très fortement ancrée en lui. Il en dispose sans jamais penser devoir en rendre compte à quiconque… Pas même un jour au peuple congolais !

Sassou Nguesso n’est pas le Roi Soleil, il est le prince des Ténèbres, il est « l’Etat » ! Et « l’Etat », c’est « Lui » (comme Louis XIV). Au point qu’il croit pouvoir tout détruire de ce qui a été construit dans notre pays ces dernières années, s’il devait abandonner le pouvoir ou s’il venait à en être chassé…

A la chute de Youlou, sans le pétrole du Kouilou, le déficit commercial n’était que de quatre milliards de FCFA, mais surtout le pays ignorait la pauvreté ! Il faut le marteler et le répéter avec force : toutes les familles congolaises avaient droit à leurs trois repas quotidiens ! La faim n’existait pas !

La misère qui touche bien plus que la moitié de la population, sans que le pays ne produise la moindre goutte de pétrole, nous était alors totalement inconnue. Le Congo à cette époque avait le choix de ses partenaires et il en était apprécié. Son président, l’abbé Fulbert Youlou, avait été accueilli en grandes pompes, le 8 juin 1961, par un très grand président des Etats Unis, John Kennedy et dès son arrivée au Washington National Airport par un très émouvant discours que vous pouvez écouter en cliquant sur le lien suivant : http://www.jfklibrary.org/Asset-Viewer/Archives/JFKWHA-039-003.aspx

Maintenant, le « grand président congolais » qui se veut croire toujours indispensable à l’avenir et à la paix de notre pays attend toujours que son homologue américain, Barack Obama, daigne lui envoyer une invitation ; ce qu’il ne fera jamais ! Il n’est seulement reçu, qu’en catimini, par un François Hollande qui ne consent pas à descendre la moindre marche du perron de l’Elysée pour le saluer, et qui lui donne le dos en même temps qu’il lui tend la main.. !

Avec toutes les richesses dont le tyran dispose, et dont il s’est accaparé, il a instauré la faim et la pauvreté en système de domination plus que de gouvernance. D’abord au lendemain de guerres civiles qu’il avait déclenchées dès le 5 juin 1997, il s’était servi de la pauvreté qu’il a fabriquée comme d’une vitrine pour obtenir l’effacement de ses dettes, pour l’essentiel qu’il avait contractées lors de sa première magistrature-dictature. Durant près de treize années, alors que la production de pétrole et que son prix ne cessaient de croitre, il a sciemment augmenté la pression à l’appauvrissement et à la famine. Pour moitié trompées et pour une autre moitié complices et corrompues, les institutions internationales finirent par lui concéder en 2010 l’effacement de ses dettes.

Qu’en a-t-il fait ? La pauvreté et la famine ont-elles reculées ? Ont-elles retrouvé le niveau « zéro » que nous connaissions du temps de « Youlou qui a tout volé » ? Bien sûr que non !

Kleptocrate et mégalomane « Sassou qui nous a tout pris et ne nous a rien laissé » est alors tombé dans un autre travers: il s’est alors vu, non plus seulement comme le Roi d’Oyo ou du Congo, mais comme le Roi du Monde en jetant son argent (« Notre Argent ») à toute personnalité étrangère qui venait à se prosterner devant lui, ou pour le moins le saluer. Ainsi nous avons vu défiler la moitié de la planète de pseudo-dirigeants, de politiques véreux, d’ex-ministres et premier-ministres, et également de Prix Nobel pigistes à la présence chèrement taxée par l’entremise d’un Attias et d’une ex-Sarkozy.

Mais ce pouvoir est en réalité creux et vide comme le Palace de l’Alima qu’il s’est construit à Oyo et désert comme son aéroport international quasi-privé d’Ollombo, comme cette capitale politique déjà fantôme qu’une seule vieille maman balaye et qui est reliée au reste du monde par des jets privés que des pillards se sont offerts sur le dos du Trésor congolais. Rien n’est produit en vérité. Tout n’est que mirage et pillage !

Au cœur de cette illusion de prospérité, Edgar Nguesso, neveu aux dents longues et poursuivi dans l’enquête des Biens Mal Acquis, se construit entre Ollombo et Oyo, sur la lagune de l’Alima, un palais de 24.000 m2 pour abriter son ambition démesurée comme la prédation de toute sa famille. C’est l’équivalent en surface de 300 appartements pour cet ancien élève de l’Ecole des Cadets qui n’a jamais brillé par son intelligence ni par ses diplômes… mais qui finira sûrement comme Nicolas Fouquet, le surintendant de Louis XIV (encore), après la fête qu’il avait donnée à Vaux-le-Vicomte !

Le pouvoir de Sassou Nguesso, répétons-le, est aussi vide que les estomacs de la plupart des enfants congolais auxquels pour la fête de Noël des associations ont distribué des jouets. Peut-être ont-ils été acquis grâce aux 30 milliards de FCFA d’allocations annuelles du pétrolier TOTAL ? Cache misère et bonne conscience acquise à minima… !

Depuis ces pseudo « Trois Glorieuses », plus de cinquante années perdues se sont écoulées auxquelles il faudra bien mettre un terme. Cela dépasse le cadre du faux problème constitutionnel, bafoué complètement.

Le véritable bilan du général-instituteur TOTALement incompétent ne réside pas dans des constructions réalisées à crédit par des Chinois, mais bien dans la pauvreté, dans la misère et dans la faim qu’il a imposées à une majorité de Congolais pendant qu’il s’accaparait, avec ses enfants et neveux, les véritables richesses de notre pays.

« Sassou n’a pas tout volé, il nous a tout pris ! Il ne nous a rien laissé ! »

Il est temps pour lui de nous quitter tranquillement et de tourner la page. Il n’est pas indispensable à notre avenir, bien au contraire, ni à notre paix civile car nous n’avons jamais connu de conflit qu’il n’ait au préalable allumé !

Cette page se tournera qu’il le veuille ou non, car l’exaspération est à son comble…. ! Et le fleuve Congo ne cessera de couler, ni la Terre de tourner !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

Monseigneur Louis Portella sera t-il assassiné comme le Cardinal Emile Biayenda ?

- (photo : aéroport international du village de Sassou vide toute l’année)

- (Photo : Les présidents John kennedy et Fulbert Youlou)

(Congo-Brazzaville) Sassou n’a pas tout volé, il nous a simplement tout pris !
(Congo-Brazzaville) Sassou n’a pas tout volé, il nous a simplement tout pris !

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