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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 19:14
(Congo-Brazzaville) Le pronostic vital du dictateur Sassou-Nguesso est engagé

Par OLIVIER MOUEBARA

Sassou Nguesso dans tous ses états

A juste titre, l’entourage du dictateur Sassou-Nguesso s’inquiète sur son pronostic vital, après son éviction du pouvoir en 2016.

Sommé de ne pas modifier la Constitution à ses fins personnelles, le mauvais sort s’abat sur le despote d’Oyo.

Après la mort de sa carte de visite à l’Elysée, Philippe de Margerie, avec qui le dictateur avait prévu de boire un vieux Whisky écossais dans sa luxueuse propriété d’Oyo (Magazine Complément d’Enquête du 18 décembre), son exil programmé à Cuba vient de voler en éclats. Barack Obama a en effet décidé d’harmoniser les relations diplomatiques entre les Etats-Unis et Cuba. Au grand dam du criminel de Mpila et de son entourage.

Habitué à une cour docile, entouré d’un gouvernement qui fait de la révérence au dictateur un critère d’allégeance et de soumission, le dictateur serait tétanisé par le vide qui se dessine autour de lui, ainsi que de la fin des chemises et des culottes kleenex. Quid de la CPI ?

N’ayant quasiment plus d’issues, l’inquiétude et la nervosité sont palpables dans le camp du dictateur.

Fébrile et choqué depuis la chute de Blaise Compaoré, le dictateur Sassou-Nguesso a validé, sous la pression de ses « conseillers », l’achat d’un deuxième avion, qui lui permettra de prendre la fuite au moment opportun, sans recourir à l’aide du gendarme français.

Echaudé, voulant sauver sa peau, le dictateur Sassou-Nguesso a dépensé 51 millions d’euros pour l’acquisition de ses deux avions.

Combien d’écoles aurait-il pu faire construire avec cet argent, alors que de « l’instruction naît la grandeur des Nations »?

Le magazine Complément d’Enquête du 18 décembre a révélé que la compagnie pétrolière TOTAL, verse à l’Etat congolais depuis des années, et de manière constante, 30 millions d’euros par an pour la construction et le bon fonctionnement des écoles.

Cette information donne le tournis. TOTAL a hélas entretenu la gabegie et le détournement de fonds au Congo, dans le seul but de plaire au dictateur Sassou-Nguesso, à sa famille, son clan, ses courtisans, et à sa bande de kleptomanes. Comment expliquer que, depuis des décennies, cette manne financière passe à la trappe, et ne profite guère à améliorer notre système éducatif déliquescent ?

Inversant les priorités alors que les Congolais vivent dans la paupérisation la plus absolue, le dictateur Sassou-Nguesso vient de montrer une fois de plus, qu’il n’a rien à faire du bien-être des Congolais. Les seuls Congolais qui trouvent grâce à ses yeux sont ceux d’Oyo. Il y a fait construire un bel hôtel cinq étoiles (Alima Palace) et un aéroport désert ? Tous les deux déserts tout au long de l’année.

Il est de plus en plus clair aujourd’hui, que toute l’Afrique réfute désormais les modifications constitutionnelles opportunes. La CEDEAO, par le biais du président nigérian, a mis en garde les présidents africains qui feraient de cette aventure une règle de fonctionnement sur l’ensemble du continent.

La question la plus préoccupante pour son entourage, n’est pas de savoir si le dictateur Sassou-Nguesso, dans son verbiage du 31 décembre, renoncera à son projet de révision constitutionnelle, mais plutôt, dans quel état psychologique se retrouvera-t-il, une fois dépouillé de ses apparats et de ses attributs.

Si tout pousse à croire que le diagnostic vital du dictateur Sassou-Nguesso est effectivement engagé, force est de dire qu’il n’est point besoin, par nos divisions et notre désorganisation, de lui permettre une rémission inattendue.

Les erreurs de la Conférence Nationale Souveraine ne doivent pas être répétées. Notre impréparation à ce rendez-vous « manqué », a permis au dictateur Sassou-Nguesso et à sa bande de voleurs de détourner cette grande messe à leur profit.

Ainsi, réfutons une fois pour toute, les appels au dialogue qui sont à présent désuets. On ne dialogue pas avec un dictateur qui ne respecte pas sa propre parole de « respecter sa Constitution ».

Les Congolais ont enclenché la dynamique. Ils veulent être libres, s’arracher à leur condition servile, se libérer de l’aliénation et de l’exploitation. Un tyran comme Sassou-Nguesso ne peut imposer son ordre à tout un peuple, puisqu’il n’a « que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n’a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes ».(Etienne de la Boétie dans son Discours de la servitude volontaire, écrit en 1549).

En plus de quarante ans de vie politique, le dictateur Sassou-Nguesso n’a guère appris que « les anciens sont des trésors en sommeil, que les jeunes sont des promesses à tenir, que tous sont des génies à découvrir ».

Au lieu d’accompagner l’Histoire, le dictateur Sassou-Nguesso cherche à s’accrocher désespérément au pouvoir. Pourtant, « il y a assez de lumière pour ceux qui ne désirent que de voir, et assez d’obscurité pour ceux qui ont une disposition contraire ».

Au regard de ce qui précède, le dictateur Sassou-Nguesso préfère l’obscurantisme à la lumière.

Après avoir dépecé le pays, transféré en catimini le Trésor Public à Oyo, vidé les caisses de l’Etat, massacré la population, fait du tribalisme le marqueur de son « pouvoir », le dictateur Sassou, est en vérité, à l’image de ce qu’écrivait Charles Bukoswki en 1920, « un vieux dégueulasse ».

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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