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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 19:18
(Congo-Brazzaville) De l'inconfortable imposture de l'opposition congolaise : on ne sort de l'ambigüité qu'à ses dépends !

De l’inconfortable imposture de l’opposition congolaise : on ne sort de l’ambigüité qu’à ses dépens !

Par Jean-François NKOUKA -

Il se joue actuellement au Congo-Brazzaville un jeu de billard à trois bandes, un jeu faussé par une opposition atone, peu crédible et qui, malgré l’impopularité constatée des gouvernants actuels, ne convainc pas le peuple quant aux intentions qui les animent une fois le pouvoir reçu.

A quoi donc tient la crédibilité de ceux qui, autoproclamés opposants, prennent la posture de dire au peuple congolais, la gabegie et la décadence du pays, ce n’est pas nous, c’est eux, le PCT ?

C’est à ceux-là, nombreux, que s’adresse l’article de Jeune Afrique de ce 10/12/2014 : "Congo : Brazza n’est pas Ouaga". On y nargue, n’en déplaise à ceux qui ont l’habitude de se bomber la poitrine pour tout et pour rien, non pas le Peuple, mais LES OPPOSANTS que M. Sassou a fabriqués durant son long règne. Cet article les appelle à avoir le courage de se reconnaitre inconséquents, veules et sans autres projets que celui d’être Calife à la place du Calife, sans que le bien être du peuple pour lequel tant de dissimulations sont entretenues, ne soit la finalité de leurs actions.

Que dit donc cet article de si interpellant ? Je le cite : « Pour l’instant, Sassou Nguesso fait ce qu’il a toujours fait : il attend, immobile, en guettant les têtes qui finiront bien par surgir des hautes herbes de la savane, avant de bondir. » fin de citation.

Alors quoi ? Les opposants qui nous moussent pour des voyages interrompus, pour des meetings non tenus, pour des suspicions de meurtres à leur encontre, pour des hauts rassemblements tenus ça et là sur ce que la France connait de salles exigües, etc., ne le feraient-ils que pour du beurre ? Il faut croire que OUI !

Sassou Nguesso ne les considère donc pas comme ses opposants… Un fameux dicton dit si bien : « Seul le propriétaire du sac en connait le contenu ! » Assurément, ils sont sortis du sac de M. Sassou. Assurément, c’est Sassou qui les en a sortis. Assurément, il les connait assez, sinon trop bien pour les croire ses opposants. « Si vous voulez éprouver le caractère d’un homme, donnez-lui le pouvoir », disait Abraham Lincoln. De Sassou, ils avaient, tous, reçu et pouvoir et argent et considérations, ils n’ont pas, plus de secret pour lui. Ils lui doivent ce qu’ils sont, ils sont de sa poche !

C’est la leçon qui vient d’être administrée à ces trop nombreux hommes politiques congolais qui ne se découvrent opposants qu’une fois éjectés des affaires !

Rien n’a surgi. Ou plutôt, rien n’a surgi depuis ! Il semblerait que Sassou Nguesso, lucide, avait pris les devants, pressentant où se nichait la capacité à faire, à être, à tenir la dragée haute à ce régime et tout ce qu’il représente. Condamné à 30 ans de travaux forcés pour RIEN, ou plutôt, pour avoir demandé un gouvernement au service du peuple ! A lui Sassou n’a pas de redevance à réclamer en retour, ni postes de donnés, ni richesses indûment acquises, ni quelconque positionnement social dû de son fait, RIEN !

C’est ce qui fait qu’aucun parti politique n’a eu à condamner l’oppression dont ce leader politique a été l’objet ainsi que nombreux de ces militants. M. Modeste Boukadia n’est pas de la poche de M. Sassou ! Cela a suffit pour que la meute se ligue elle aussi, contre lui.

Un combat de titans qui dépasse les opposants autoproclamés.

L’adepte de la manière forte versus le féru de la diplomatie des actes. Entre les deux, les herbes qui poussent dans le pré de l’homme du 5 février 1979. Ainsi le dit Jeune Afrique« Sassou attend qu’une herbe pousse pour décapiter ».C’est reconnaitre explicitement que Mathias Dzon n’est pas de la mauvaise herbe pour Sassou Nguesso ; elle se trouve dans sa propre savane.

Qui d’autre au Congo-Brazzaville a subi un tel jugement inique ? M. Modeste Boukadia ne parlait pas de faire un putsch, il parlait de réconciliation, de pardon, d’unité, etc., et pour cela, il a pris 30 ans de travaux forcés ! La vérité était ailleurs… La vérité était dans les échéances à venir, celles de 2016, écarté le seul rival capable de lui faire de l’ombre, l’exiler du pays pour maîtriser son espace !

Manque de pot, l’adepte de la diplomatie souterraine a montré ce dont il est capable en posant l’acte salvateur politique qui n’a jamais été posé depuis 1958, la seule proposition en l’état, pouvant sortir le Congo de la longue crise d’agonie qui le tue ainsi que son peuple depuis la proclamation de la République soi-disant Une et Indivisible, la seule proposition en mesure de faire naître et de pérenniser l’état de paix et de stabilité du Congo : la partition du Congo en deux États souverains, le Sud Congo et le Nord-Léfini comme il le nomme. Une position qu’il a défendue auprès des Autorités françaises, allemandes, américaines en informant l’Union Africaine, l’Union Européenne, les Nations-Unies et qui en ont pris acte.

Acculé, Sassou Nguesso ne peut se prévaloir de la modification de sa Constitution pour convenances personnelles tout en déniant au Peuple du Sud Congo son référendum d’Auto-détermination.

Dans ce jeu de billard à trois bandes, le PCT et les opposants autoproclamés s’entrainent à viser M. Modeste Boukadia. Qu’ils le sachent, ce n’est pas aussi facile que cela peut leur paraitre. Il a le Peuple et l’Histoire avec lui !

Jean-François NKOUKA

(Congo-Brazzaville) De l'inconfortable imposture de l'opposition congolaise : on ne sort de l'ambigüité qu'à ses dépends !

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Jean-François Nkouka - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo

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