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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 18:52
(Congo-Brazzaville) Le dictateur Sasou Nguesso osera-t-il proroger sa dat de péremption ?

06 novembre 2014 | Par Olivier Mouebara

Blaise Compaoré a quitté le pouvoir le 30 octobre, le jour où il a convoqué son parlement pour avaliser son tripatouillage constitutionnel.

Sûr de lui lors de sa dernière interview le 24 octobre dernier sur Africa 24, Blaise Compaoré avait minimisé la colère populaire qui couvait dans le pays. Il s’est enfui vers Yamoussokro sous la pression populaire… avant sa date de péremption.

Depuis son exil dans la Côte d’Or, Myriame Sankara a salué le courage du peuple burkinabè en général, et de sa jeunesse en particulier.

Le dictateur Sassou-Nguesso partira du pouvoir le jour où il osera proroger sa date de péremption(août 2016), faisant semblant d’ignorer la colère populaire qui monte dans l’ensemble du pays. Des slogans hostiles à ses manœuvres supposées et/ou réelles de révision constitutionnelle ont été scandés lors des obsèques de Willy Matsanga.

Le Burkina Faso vient de montrer la voie à tous les pays africains qui veulent se débarrasser des dinosaures-dictateurs.

Sassou-Nguesso qui avait prévu de recevoir Blaise Compaoré le 17 novembre à Brazzaville pour soutenir son projet de modification constitutionnelle est sonné. C’est la débandade à Mpila et à Oyo. L’heure est à présent à un plan B.

Pierre Ngollo, valet du dictateur Sassou-Nguesso, installé à la tête du PCT est déboussolé. Son discours initialement prévu le 07 novembre pour promouvoir la modification constitutionnelle est en passe de passer à la trappe.

Lâchés en rase campagne par ses frères maçons, sommés par les États-Unis de quitter le pouvoir, priée (enfin) par la France de respecter la Loi Fondamentale, le dictateur Sassou-Nguesso voit la situation politique du Congo et ses velléités de « mourir » au pouvoir s’écrouler comme ses multiples châteaux.

Nul ne peut résister à la dynamique de l’Histoire. Le Congo n’est pas un vase clos. Le dictateur Sassou-Nguesso sera emporté(quoi qu’il arrive) et quoi qu’il fasse par ce vent de liberté qui vient du Burkina.

Comme en 1990 lors de la vague des conférences nationales initiées par le Bénin, l’Afrique entend faire de l’alternance politique et du respect de ses Constitutions son sacerdoce.

En conflit ouvert avec Ali Bongo, en disgrâce avec Dos Santos, Biya quasiment en fin de vie(82 ans), Kabila sur le départ, guetté par la CPI, indésirable en France, le dictateur Sassou-Nguesso ne sait plus à quel charlatan se vouer.

Le piège qui nous guette est de dormir sur nos lauriers. Le salutaire exemple burkinabè n’est certes pas transposable, mais nous devons nous inspirer de ce bel exemple pour nous opposer au changement de la Constitution.

Si le dictateur Sassou-Nguesso n’avait pas tant de cadavres dans ses placards, il se serait inspiré de Mathieu Kérékou qui vit sa retraite dans son pays, le Bénin. Jarry Rawlings n’a jamais quitté le Ghana après sa retraite présidentielle. Alpha Oumar Konaré est toujours dans son pays, le Mali après avoir résisté à la pression des ses partisans l’encourageant à modifier la Constitution.

Demain naîtra un Congo nouveau, le Congo « dia Ntotéla », c’est-à-dire qui rassemble. Ni haine, ni vengeance, ni chasse à courre, ni règlements de compte. Nous voulons que le peuple soit acteur et prenne son destin en mains.

Le Congo de demain fera du respect de l’équilibre et de l’annualité budgétaire son crédo. Si non, comment expliquer qu’il manque aujourd’hui au gouvernement du dictateur Sassou-Nguesso 15 milliards de FCFA pour payer les fonctionnaires jusqu’à la fin de l’année ?

Il est temps pour le dictateur Sassou-Nguesso de comprendre qu’il lui est difficile, voire impossible de proroger sa date de péremption.

Certes, il arrive le plus souvent qu’un peuple qui avait supporté sans se plaindre, et comme s’il ne le sentait pas, les lois les plus accablantes, les rejette violemment dès que le poids s’en allège.

Le moment le plus dangereux pour un dictateur en difficulté est d’ordinaire celui où il commence à vaciller, écrivait Alexis de Tocqueville.

Au moment où le dictateur Sassou-Nguesso perd le Nord, la France doit sortir de ses ambiguïtés en affirmant clairement, à l’image des États-Unis son opposition au tripatouillage constitutionnel.

Le vent de liberté et de l’autodétermination des peuples qui vient du Burkina Faso sonne le glas du régime ethnique, clanique, régional et tribaliste prôné par le tyran d’Oyo. Que dire davantage au moment où arrive sa date de péremption? Inutile d’en rajouter.

A visionner et écouter impérativement :

http://youtu.be/_6eXFAKlHqg

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty.com)

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT

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