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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 16:59
(Burkina-Faso/Congo-Brazzaville) Seul point commun : la dictature. La stabilité de l'Afrique Centrale dépend de l'Etat du Sud-Congo

Burkina Faso et Congo de Sassou, seul point commun : la dictature !

La stabilité de l’Afrique Centrale dépend de l’Etat du Sud Congo

« Je crois que l’impatience avec laquelle on court vers son but est souvent l’obstacle qui fait échouer le meilleur des hommes.» (Johann Christian Friedrich Hölderlin).

Conférence de presse 3 février 2013 (Brazzaville, Salle Louis Badila journal La Semaine Africaine)

« Dans les conditions actuelles, que Denis Sassou modifie ou non “SA” Constitution, qu’il change ou non “SA” Constitution, cela ne changera rien. D’une façon ou d’une autre, c’est toujours Sassou qui sera au pouvoir ou son “homme de paille”.

Au cas où l’onde de choc du Burkina Faso arriverait au Congo de Sassou, ce sont ses propres généraux Mbochi d’Oyo qui prendront le pouvoir. Il ne faut pas s’y tromper.

Chacun doit le comprendre, l’intégrer maintenant et agir en conscience et en connaissance de cause pour faire le choix du Congo qu’il veut construire, qu’il souhaite laisser aux générations futures entre la continuité de la politique dévastatrice du PCT sous Sassou et/ou son “homme de paille” ou encore d’un de ses généraux et celle de la construction de vrais Etats en allant au Référendum d’Auto-détermination du Sud Congo lui-même sous l’Egide de l’ONU.

Opposons-nous Tous au passe-passe d’embrouillaminis pour l’accès au pot de confiture. Pour ne pas reproduire les printemps arabes qui n’ont pas du tout réglé les problèmes. Nous, nous avons une vraie exigence de démocratie, de République et de bonne gouvernance pour les Peuples du Nord et du Sud pour unifier les ethnies et les tribus pour la stabilité de l’Afrique Centrale et construire l’avenir. »

Blaise Compaoré vient d’être démis de son poste de président de la République du Faso, sous la pression populaire. Tout démocrate en général, et africain en particulier, ne peut que se réjouir de ce retournement après les conditions de forfaiture que l’on sait, qui l’ont placé et maintenu 27 ans durant sur cette haute marche au pays des « Hommes Intègres ».

Je me réjouis de la chute de la dictature au Faso comme je me réjouirais de celle qui sévit au Congo de Sassou. Avec le Peuple du Faso qui vit sa liberté aujourd’hui, avec le Peuple du Sud Congo qui va effectivement l’expérimenter par le Référendum d’Auto-détermination qui se fera sous l’égide des Nations-Unies (ONU), le Faso comme le Sud Congo attendent surtout de la liberté, des conditions de vie dignes qui éradiquent la pauvreté.

Nous savons, et je sais depuis toujours, que le Peuple du Sud Congo attend la liberté avec la même force et une impatience qui ne doit pas être manipulée par l’aventure qui consisterait à oublier le génocide de ces « AUTRES », du Sud Congo, par le clan Mbochi d’Oyo, où une opposition clanique voudrait ériger en duperie les républicains que nous sommes en nous désignant , nous, et par opposition à eux, comme claniques !

Cependant, il nous faut faire bien attention à ce qui prévaut dans certaines analyses mimétiques entre ce qui s’est passé et se passe encore au Faso et la situation qui nous concerne : ce parallélisme, proclamé par des slogans salvateurs, ne peut être que de forme.

Oui, Nous au Sud Congo, Nous Nous réjouirons lorsqu’enfin, nos Sœurs et Frères au Nord du Sud Congo, seront arrivés à la conformité de l’Humanisme qu’ils ne cessent de proclamer, sans effets probants jusque-là, en mettant fin à la dictature génocidaire du Nord-Léfini sur le Sud Congo et que ceux-ci créeront leur propre Etat, l’Etat Nord Sangha, par la conversion de leur Assemblée Territoriale en vue d’établir dans le futur une feuille de route permettant la création d’une République. Car pour s’apparenter, même en République, faut-il encore être libres, nous soyons deux, distincts.

Mettre un terme au règne sans fin du monarque Sassou est une chose, ce n’est pas la plus titanesque et la moins évidente à notre avis. Mais, il y a dans son ombre des clones, innombrables, tapis, qui attendent leur heure pour perpétuer le système de domination, une stratégie que tout le monde subodore, que chacun pourtant feint d’ignorer l’existence, et la matérialité évidente.

Dans les conditions actuelles du système dictatorial qui y sévit, se trouverait-il une femme, un homme qui, du Nord du Sud Congo, oserait rétablir cet équilibre rompu dans les administrations qui veut que ceux-ci s’accaparent de l’espace professionnel au détriment des ressortissants du Sud Congo ?

Rendons-nous à l’évidence, Sassou est pour eux le bouc émissaire idéal devant leur permettre de nous duper, encore une fois, en nous abrutissant avec ce diptyque vide de sens qu’est l’Unité et l’Indivisibilité des peuples, des territoires, sous la bannière d’Oyo. Souvenons-nous : de quoi Marien Ngouabi est-il donc mort ? Sinon d’avoir voulu redonner le pouvoir au Sud ! Le silence observé dans la dénonciation des crimes de ces régimes venus du nord de la Léfini n’ont qu’un seul but véritable, la CONSERVATION DU POUVOIR PAR DEVERS TOUT, PAR DEVERS VOUS ! Rien d’autre à en attendre.

Non, les conditions au Faso et au Congo de Sassou ne sont en rien semblables, sinon cette dictature et cette association de criminels !

Au Faso, si clan il y a eu, il est celui de personnes réunies autour d’un idéal, communiste et révolutionnaire, sans référencement aux appartenances ethno-régionalistes de ceux-ci ou de ceux-là, et d’ailleurs, dans la situation actuelle d’accaparement du pouvoir, c’est cette même tendance qui est à l’œuvre. L’idéologie, même après l’assassinat de Thomas Sankara, aura toujours été la ligne de clivage entre les uns et les autres.

En ex-République du Congo Brazzaville, depuis l’émergence de Denis Sassou à la Présidence en 1979, l’appartenance au Nord, au-delà de la Léfini, tient lieu d’idéologie et de ligne de démarcation entre Eux, le Nord, et Nous les « AUTRES » au Sud comme ils Nous désignent.

Au Faso, au-delà des règlements de compte dans le cercle des Hommes de Pouvoir, on n’a pas eu à déplorer des assassinats de masse sous forme de génocide qui se seraient étendus dans la population du simple fait de l’appartenance à telle ou telle autre région.

En ex-République du Congo Brazzaville, depuis le départ forcé de Fulbert Youlou en 1963 ; de celui d’Alphonse Massamba-Débat en 1968 ; de l’assassinat non-encore élucidé, officiellement, de Marien Ngouabi en 1977 ; de l’ignoble exécution d’Alphonse Massamba-Débat, pour cause de vengeance disent-ils, de la part de ceux du Nord du Sud Congo, sur un ancien président du Sud Congo.

En cette même année 1977, il faut ajouter les exactions du CMP avec les "Petits matins" ; le départ rocambolesque de son suprême dirigeant, Joachim Yhombi Opango, qui vit l’émergence de Denis Sassou à la présidence, des expéditions pour éliminer sommairement les opposants ; de l’évincement traître de Pascal Lissouba.

Fait inique, dans le génocide des Kongo du Sud Congo : 750 000 personnes manquant à l’appel, 353 jeunes gens du « Dossier des Disparus du Beach », les charniers de Mbanza-Ndounga, les 350 familles enterrées à Kimaza dans le Bas-Congo en RDC, l’abattage de tous les arbres fruitiers du Sud Congo, la destruction de tout le cheptel du Sud Congo, l’empoisonnement des cours d’eau du Sud Congo, l’utilisation des bombes à gaz moutarde sur les civils du Pool, la discrimination, etc. Le pouvoir actuel, du clan Mbochi d’Oyo, issu de l’idéologie du PCT, se sera illustré que dans un seul but : CONSERVER LE POUVOIR AU NORD DE LA LEFINI !

Pensez-vous que c’est prêt de s’arrêter dans les conditions actuelles ?

Ne vous leurrez pas, c’est, NON !

Ainsi, sans pour autant OUBLIER et dans l’Espoir de lendemains encore possibles entre nous, lors du Meeting du 11 Mai 2013 à la Place Emblématique du Centre Sportif, je demandais la mise en place d’un Gouvernement d’Union Nationale entre le Nord Congo et le Sud Congo.

En vain notre discours conciliateur sur le dépassement des faits de crimes à grande échelle sur ceux du Sud Congo.

En vain, l’effacement d’ardoises de ceux qui, sans vergogne et au détriment de tous, mais surtout de ceux du Sud Congo, se sont accaparés de nos richesses, de nos territoires, ont préempté toutes les fonctions, tant dans le Public que dans le Privé, l’État et la Nation c’est seulement eux et pas Nous.

En vain notre appel, dans le but que cesse cette situation dramatique de monopole du pouvoir clanique du Nord-Congo sur le Sud Congo. En vain notre main tendue, que ceux du clan d’Oyo, par avidité atavique n’ont pas saisie.

Il s’est avéré, comme je m’en doutais, que cette politique de conciliation au-delà du pardon était impossible, et la veuve de Thomas Sankara nous le dit dans son Appel, N’OUBLIEZ PAS ! Cela ne fera que renforcer le crime, cela ne fera qu’accentuer l’impunité qui comme ceux qui, hier encore avait trahi Thomas Sankara, se battent pour conserver leur pouvoir après avoir lâché Blaise Compaoré !

A notre exigence de BONNE GOUVERNANCE, le PCT a répondu par des ARRESTATIONS, des DEPORTATIONS, des EMPRISONNEMENTS de ceux de nos MILITANTS et CADRES du CDRC, à ma propre condamnation, comme du temps, depuis longtemps révolu des bagnards en France, à Trente ans de travaux Forcés !

Au Nom de quoi ? Au Nom de rien, si ce n’est celui seul admis à un ressortissant du Sud Congo, de se TAIRE et de SUBIR en silence ! Plus précisément parce que nous sommes ces « Autres » tant haïs ; ces « Autres » d’ethnies du Sud Congo ; ces « Autres » parce que Kongo !

Cette latence dans la compréhension de notre démarche d’alors nous aura ainsi démontré l’impossibilité du clan d’Oyo à appréhender cette sage demande, en soi hautement politique pour réformer dans la paix et la réciprocité cette situation de conquête de fait du Nord sur le Sud. La mise en place d’un tel Gouvernement d’Union Nationale aura vécu, elle ne restera qu’une vue de l’esprit, tant cet acharnement à nous soumettre demeure encore et pour longtemps, le mode de fonctionnement de ceux au Nord de la Léfini.

Mes chers compatriotes du Sud Congo, à tous je vous abjure de bien réfléchir pour que votre mécontentement ne soit pas utilisé, manipulé, pour que tous ceux qui ont vécu du système Sassou ne tuent leur propre mécène, pour mieux le remplacer, et pour longtemps encore, et ne vous entrainent dans ce jeu de dupes dans lequel, à votre corps défendant, vous serez les artisans de votre malheur et de celui de nos générations à venir. Nous ne pouvons leur laisser, l’errance, la mendicité, la servilité, les fers et le joug, pour héritage ! Pensez-y.

Le Faso de Blaise Compaoré et le Congo de Sassou ont en commun l’éternel dilemme de la conservation des positions dominantes par les clans au pouvoir de façon à garder ces positions par quelques moyens que ce soient en chargeant le dictateur en place de tous les maux, en l’accablant le cas échéant et en jurant qu’ils n’y étaient tous pour rien, riches de votre ignorance, pour le remplacer à moindre frais. En clair, il s’agit pour eux de conserver le doigt dans le pot de confiture.

Indépendamment du motif, et tant mieux s’il y en a un bon, mais sans considérer l’éradication de la misère en s’interrogeant à chaque moment sur les causes et sur les moyens réel d’y parvenir. Chasser un dictateur le plus souvent en cache un autre provenant des mêmes horizons. Et Il n’y aura pas de pire hypocrisie, pour nous, de n’appeler dictature que la première, en feignant d’occulter la matrice de la seconde, celle qui les conditionne toutes.

J’emprunte au Rhénan Johann Christian Friedrich Hölderlin (1770 à 1843) une pensée que je crois fort à propos pour ce qui Nous concerne, Nous, au Sud Congo : « Je crois que l’impatience avec laquelle on court vers son but est souvent l’obstacle qui fait échouer le meilleur des hommes. » Qu’un dictateur soit chassé par la volonté du Peuple est certes une bonne chose, mais à la condition que le même clan voire d’autres n’en mettent pas un autre bien plus jeune pour conserver, beaucoup plus longtemps encore, les privilèges sans s’intéresser aux Peuples, en reportant sans cesse et en partant du principe qu’il s’agit de conserver un pouvoir clanique.

Aussi, mes chers compatriotes du Sud Congo, à défaut de les chasser tous, dictateurs, tels qu’ils sont, au-delà de la joie de chasser celui qui est en place, tout en gardant à l’esprit que ce problème n’est plus le Nôtre, mais de ceux au-delà du Nord de la Léfini, rappelons-nous ce proverbe de nos sagesses africaines qui dit : « qu’il vaut mieux un vieux crocodile édenté qu’un jeune aux dents longues » !

Je puis vous assurer que les Signataires de la Requête d’Indépendance adressée à l’ONU le 30 avril 2014, avec la proclamation de l’Etat du Sud Congo, agissent dans l’esprit républicain pour les intérêts supérieurs de la Nation du Sud Congo, n’ayant jamais à l’esprit, en paroles, ni en écrits, de marquer des différences entre les ethnies et les tribus. Notre volonté est dans la complémentarité des uns et des autres pour l’épanouissement de Tous dans le respect mutuel, bannissant le crime politique et de masse entre Nous et envers nos voisins comme moyen de gestion et de réalisation des ambitions claniques. Le Nord-Léfini, comme le Sud Congo, devront s’y résoudre. Pour la paix, la stabilité, la seule solution juridique viable, c’est la partition à l’image de la TCHECO-SLOVAQUIE !

Que ceux du clan Mbochi qui s’imaginent, par effet de miroir, faire la même chose qu’au Burkina Faso en faisant partir Denis Sassou en le remplaçant par son CLONE, ceux-là ne doivent à aucun instant douter de notre détermination à voir naitre l’État du Sud Congo.

Que Denis Sassou ou le Clone qui le survivra, conserve un pouvoir au Nord en mutant le Nord Sangha en une République comme le firent Fulbert Youlou et Félix Tchicaya en 1958, est la voie humaniste et altruiste mettant en place des Etats dignes, évitant des drames inutiles et répondant aux impératifs des Peuples dans le respect mutuel.

Mes Chers Compatriotes du SUD CONGO, mes Sœurs et Frères en Humanité du Nord, la partition que nous proposons n’est pas la sédition mais l’unification à l’instar de ce qui a été fait dans les pays européens, en réussissant à réunir nos ethnies pour la stabilité de l’Afrique. Ces deux Etats ainsi créés seront les piliers des futurs Etats-Unis de l’Afrique Centrale, une aire géographique qui va unifier pour l’avenir et le bien des Peuples d’Afrique.

Opposons-nous, Tous, aux tours de passe-passe et d’embrouillaminis pour l’accès au pot de confiture. Dans la confusion des désirs mimétiques, ne reproduisons pas en vain les printemps arabes qui n’ont abouti à rien, sinon sans la concertation et l’intelligence de la démarche telle que nous la proposons pour le Sud Congo, à appauvrir encore un peu plus les Peuples. Parce que nous avons une vraie exigence de démocratie, de République et de bonne gouvernance.

Modeste BOUKADIA

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés

Pour crime d’être démocrate et d’exigence de bonne gouvernance.

Paris, le 3 novembre 2014 – 21:49

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