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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 23:53
(Congo-Brazzaville) Référendum de partition pour le Sud Congo

L’Union suppose un consentement mutuel librement consenti.

« La République "Une et Indivisible" n’est autre que la République Sud Moyen-Congo c’est-à-dire l’Etat du Sud Congo. Sous l’égide de l’ONU, donnons la liberté au seul Peuple du Sud Congo, de la Léfini à l’Océan Atlantique, de décider de son avenir en confirmant ou non sa République Une et Indivisible votée par sa Représentation Nationale le 28 novembre 1958 en siégeant à Pointe-Noire, ayant transféré son siège à Mfoa.

Pour le Sud Congo, il s’agit d’une libération nationale de la colonisation claire noire établie par les milices cobras à l’instigation du cobra Sassou ayant conduit au génocide de trois quarts de million des Congolais du sud, que Denis Sassou désigne par les "AUTRES", entre 1998 et 2005, après la rébellion armée de ces mêmes milices envers le Président Lissouba en 1997.

Au nom du droit à l’autodétermination des Peuples, qu’un référendum soit organisé sous l’égide de l’ONU et d’une force internationale pour confirmer ou non la scission des Territoires Moyen-Congo depuis le 28 novembre 1958 ! »

Conférence de presse du 10 juin 2014 – Salons Hoche Paris

L’EXISTENCE DE L’ETAT DU SUD CONGO est devenue inéluctable pour tous. Aussi, de quelle « République Une et Indivisible » parlent les politiciens du PCT et toutes sortes de gens qui oublient toujours sciemment que, finalement, il ne s’agit dans les faits que de la République Sud-Congo votée par les seuls députés du Sud, cela de la Léfini à l’Océan Atlantique, en dépit de toutes considérations factuelles sur les relations tribalo-ethniques qu’ils ont théorisées et appliquées, sur un Nord qui doit avoir prééminence et pouvoir sur un Sud vassalisé, embrayent pour promouvoir avec émotion feinte, encore une fois, le discours d’une « République Une et Indivisible » que jusqu’ici rien ni personne n’a réussi à en faire la démonstration effective ?

UN PEU D’HISTOIRE, LA VRAIE. Les faits, pas ceux que le PCT a travesti. Non, celle qui traduit la réalité. Elle nous le dit sans ambages. Quand on parle de « République Une et Indivisible », il ne s’agit rien d’autre que de « celle du 28 novembre 1958, convertie au matin à 11h30 par un vote de tous les députés du Sud, tous partisans de Fulbert Youlou, Félix Tchicaya et Stéphane Tchitchelle, d’une part, et de tous les députés du Nord, tous MSA sous la bannière de Jacques Opangault, d’autre part. » Cette République Une et Indivisible était morte, aussitôt née, parce qu’elle ne fut jamais entérinée par les députés du Nord qui boycottèrent l’Assemblée Territoriale de Pointe-Noire dans l’après-midi du 28 novembre, ne reconnaissant pas de facto la conversion de l’Assemblée Territoriale en Assemblée Nationale de la République du Congo.

Ce boycott mûrement réfléchi par Jacques Opangault, afin de s’opposer aux députés youlistes du Sud, annulait de fait leur reconnaissance de la République Une et Indivisible. Mûrement réfléchi parce qu’au lendemain de ce boycott, la position de la veille fut confirmée par l’organisation d’une Assemblée territoriale où seuls siégeaient les députés du MSA, représentant la partie septentrionale de cette République Une et Indivisible dont nombreux, par méconnaissance, se font les chantres aujourd’hui ! En se réunissant entre soi, ceux du Nord et en déclarant nulle la décision de la veille prise par la Représentation Nationale à l’unanimité à 11H30, le MSA de Jacques Opangault et ses députés invalidaient sans autre forme de procès l’idée de continuité territoriale du Sud jusqu’au Nord.

AUTREMENT DIT POUR BIEN SE FAIRE COMPRENDRE : La colle qui devait UNIR le Nord Moyen Congo et le Sud Moyen Congo n’avait pas pris et n’a jamais pris. Ce qui veut dire que l’UNION ne s’était pas faite. Le mariage n’avait donc pas eu lieu entre le Nord Moyen-Congo et le Sud Moyen-Congo. Parce que pour s’unir, il faut être au moins deux pour le consentir !

A ne pas s’y tromper, les nombreuses situations d’exclusion et de prédation, que vit le Sud Congo aujourd’hui trouvent leurs origines dans cet entre soi proclamé par Jacques Opangault, soutenu par les députés du MSA et les populations du Nord Moyen Congo qu’ils représentaient. Nous vivons donc sur des non-dits et des malentendus historiques dont les conséquences, innombrables, expliquent ces mouvements de domination en apparence erratiques, mais en réalité, stratégiques, qui ne s’arrêteront qu’avec de la hauteur et de la sagesse en repartant aux origines de cette scission de fait.

En conséquence, en droit constitutionnel, quand on évoque la « République Une et Indivisible », il ne s’agit que de la République Sud Moyen-Congo autrement dit l’Etat Sud-Congo. Ce qui entraine une autre conséquence juridique : les ressortissants en Nord Léfini ne peuvent prétendre à la nationalité congolaise que dans le cadre d’une reconnaissance mutuelle Nord Moyen-Congo et Sud Moyen-Congo, une désignation issue de la colonisation blanche alors que le Nord Léfini n’a jamais porté l’ethnonyme Kongo dont est issue l’écriture Congo par le biais des Européens. Les ressortissants Sud Léfini ne se qualifiant de Congolais qu’en association avec le Nord Léfini, mais qui, seuls, dans le cadre de la République du Sud Congo du sud de la Léfini à l’Océan Atlantique, se nomment Kongo, et non Congolais, ethnonyme d’origine européenne.

Nous en sommes encore-là, en dépit de piteux textes de replâtrage, sans adhésion profonde de nos sœurs et frères du Nord.

DE LA REPUBLIQUE DU SUD CONGO UNE ET INDIVISIBLE. De ce qui suit, chers compatriotes du Sud Congo, mais à vous aussi, bien disposés et humanistes sœurs et frères du Nord, vous comprendrez que nous sommes à la croisée des chemins : un pas de plus dans le conservatisme actuel, et vous serez un jour, très prochain, contraints de sortir de l’ambigüité à vos seuls dépends. Un pas, le premier à l’endroit de la bifurcation initiale, et demain peut-être, à l’impossible nul n’étant tenu, nous serons au moins deux à consentir à l’Union.

Personnellement interpellé sur ces faits, sur cette « République du Congo qui aura toujours été, Une et Indivisible et qui devrait le rester ! », s’est alors posé au plus profond de moi, en termes de droit, la question de cette foi inexpliquée et inébranlable en cette Unité, en cette Indivisibilité, proclamées haut et fort, alors que les moindres faits nous-en font l’évidente démonstration contraire.

Ce déficit dans la République Une et indivisible, s’alimentant de l’exclusion de ceux du Sud sur leur propre territoire, trouve toute son acuité lorsqu’on se penche sur le fonctionnement de cette dite République Une et Indivisible dont se prévalent ses fossoyeurs d’hier.

Les disparités dans les nominations politiques et/ou administratives sur le dit territoire de la République Une et Indivisible en sont une illustration flagrante. Depuis que le PCT a fait main-basse sur les accords signés par les seuls Tchicaya, Youlou et Tchitchelle, il ne s’est jamais trouvé un ressortissant du Sud élu au Nord alors qu’Aimé E. Yoka, est lui, député de Vindza.

Qui donc, du peuple du Nord, ou de ses dirigeants qui aujourd’hui disent se battre en leur nom, ont consciemment, sinon avec approbation tacite, validé cet état de fait, cette stratégie de dévalorisation des Hommes, d’appropriation de l’espace et des richesses. Qui de ce peuple du Nord, dans le silence de sa conscience, donnant un blanc-seing à ce pouvoir criminel, sans murmure, sans indignation, sans référence à l’Indivisibilité du pays, sans Humanisme, aura permis cet avilissement de l’Homme, parce que du Sud ? Qui donc de ce peuple, sachant que se tramait au Sud le génocide de ces « AUTRES » que finalement nous avons maintenant choisi de demeurer, s’est écrié STOP ? Quelle voix donc, au Nord de cette dite République Une et Indivisible ad-vitam-æternam s’est avisée de proclamer : Pas en notre nom ! Hélas, aucune ! Un silence sépulcral et complice aux massacres de ces « AUTRES. »

Aucune voix, et même aujourd’hui encore, pour reconnaitre devant tous et pour dire, NON, à ce qui s’est passé, s’est perpétré au su de tous, au nom de cette Unité et cette Indivisibilité qui, à ces « Autres » que nous sommes, ne tolérait, ne tolère, et ne tolérera que soumission et avilissement… Quelle voix, au Nord de cette République Une et indivisible pour dénoncer l’impunité affichée du Cobra noir ?

D’où la réflexion : "De quelle République Une et Indivisible parle-t-on à ceux qui y croient ?" (http://sudcongo.wordpress.com/ ou http://musitsundi.wordpress.com/ ou Le cobra noir et le génocide des "AUTRES".

Combien nous aura coûté l’embellissement de la ville d’Oyo, et pour quelle utilité stratégique nationale ? Et par comparaison, quels investissements stratégiques et humains pour la municipalisation de la ville de Pointe-Noire, capitale de cette République Une et Indivisible, et pour quel résultat ? Quel projet émergeant pour l’agriculture dans le Grand Niari ? Rien ! « Chemin d’Avenir », chemin caillouteux et d’exclusion pour ceux du Sud ! Après, vous pourrez toujours me dire que c’est anecdotique mais, le fait même que l’emblématique équipe des Diables Noirs soit dirigée par un fils Sassou, en dit long sur ce trait mal dissimulé de violenter des Hommes, d’anéantir des cultures affirmées, pour le seul but de demeurer incontesté. Le génocide des « AUTRES ».

Alors encore une fois, et avec naïveté si nécessaire, ma question est la suivante : « De quelle République Une et Indivisible parle-t-on à ceux qui y croient ? »

LA REPUBLIQUE DU SUD CONGO. N’en déplaise aux émotionnels à courte vue, aux stratèges alambiqués, aux dormeurs éveillés, est la voie de l’altruisme. Celle de la reconnaissance de nos particularités achevées. On ne peut donc, d’un revers de main, la balayer comme ça, et continuer avec cette hypothèque que cela laisse planer, une Epée de Damoclès sur nos vies. OUI, car il y va de nos vies ! Notre PAIX et la réalisation de nos destins sont à ce prix. C’est cela l’essentiel : préserver la vie.

La solution préconisée par les Membres Signataires de la Requête de déclaration de l’Etat du Sud Congo est un Acte politique fort que nul ne peut nier ni balayer d’un revers de main parce que c’est le seul acte authentique posé depuis l’Indépendance de la véritable République du Congo qui n’a jamais été que celle du Sud Congo du fait même du boycott de ceux du Nord le 28 novembre 1958. Il s’agit de mettre tout à plat afin de réinitialiser le Congo sur des bases saines et solides. Nous devons donc demeurer sereins. L’esprit libre, construire le Sud Congo.

En définitive, il restera à ceux de nos sœurs et frères du Nord épris de liberté et de bonne foi, d’assumer cette partition factuelle qu’on tente de masquer pour mieux assujettir, de se reconnaitre comme tel, s’organiser en une Assemblée Territoriale, prélude à la création d’un Etat au Nord de l’Etat du Sud Congo. « Si les choses ne sont pas vues de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition… » (Dixit Théophile Obenga).

Craignons alors que celle-ci, par rejet atavique de l’Etat du Sud Congo, ne vous devienne préjudiciable et funeste car vous aurez beaucoup plus à y perdre !

Seul un référendum sous l’égide de l’ONU au nom du droit international et du droit à l’autodétermination des Nations, comme l’est de fait la nation du Sud Congo, préservera le droit inaliénable à la vie du génome Kongo de tout le Sud Congo, apaisera le climat général dans tout le pays pour garantir la sécurité des personnes et des biens. Un Congo qui n’intégrera plus les Territoires Nord Moyen-Congo, de la Léfini au Centrafrique, qui n’ont jamais été convertis par eux-mêmes en République. La SCISSION-PARTITION du Nord CONGO est juridiquement de fait depuis le 28 novembre 1958 par le défaut de sa Représentation Nationale. Il s’agit aujourd’hui en 2014 de prendre les devants en vue de préserver notre droit à la vie pour éviter d’autres « dossiers du Beach » en préparation car, après que le HCR ait remis au gouvernement Sassou en 1999 les 353 jeunes Kongo réfugiés en RDC, ils sont devenus un dossier nommé pudiquement "disparus du Beach". Nous ne voulons plus de cela. Nous ne voulons plus qu'on nous tue car les milices cobras ont pratiqué un génocide sur les Kongo avec 750 mille manquants à l’appel en 2014 dans les classes d’âge de 20 à 40 ans.

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés
Pour crime d’être démocrate et d’exigence de bonne gouvernance.

Paris le 12 octobre 2014, capitale de la République Libre du Sud Congo

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