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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 11:08
[Congo-Brazzaville] L fébrilité du dictateur d'Oyo et des faux opposants

Par Olivier Mouebara

Plus l’échéance de la fin du mandat usurpé par le dictateur Sassou-Nguesso approche, plus son visage trahit sa fébrilité. Les produits cosmétiques ne font plus d’effets, et le dictateur ne fait que noircir davantage. Il fait son âge: 70 ans !

Même s’il dépense sans compter dans ses services de renseignements pour endiguer la contestation qui enfle dans le pays, le dictateur Sassou-Nguesso sait à présent que sa marge de manœuvre est réduite. Les congolais ne le laisseront pas tripatouiller la Constitution pour des « raisons » fallacieuses.

La mise en examen de son homme de main Norbert Dabira dans l’affaire des disparus du beach est un signe encourageant. Tôt ou tard, le dictateur et ses sbires seront rattrapés par la Justice. D’où l’ultime va-tout de se maintenir coûte que coûte au pouvoir.

Ce débat qui s’ouvre au pays malgré l’intimidation envers l’opposition, les arrestations musclées des membres de la société civile, des morts non élucidées, doit renforcer notre détermination pour mettre hors d’état de nuire cette cohorte de délinquants.

Notre détermination reste intacte et inaltérable. Si la Constitution peut être modifiée, elle doit l’être pour des raisons objectives et non subjectives. Le dictateur d’Oyo n’a aucune raison objective de fouler aux pieds la loi fondamentale concoctée par ses soins.

S’inspirant des méthodes de Blaise Compaoré, le dictateur Sassou-Nguesso agite la menace du remaniement gouvernemental pour intimider et/ou acheter certaines consciences.

De toutes les façons, tout se monnaie au Congo. Le dictateur d’Oyo a bafoué le processus démocratique dans notre pays, l’Etat de droit est mis à mal, et l’opposition marginalisée. Il a fait du clientélisme, de l’incompétence et de la corruption, ses instruments de gouvernance.

Le dictateur d’Oyo a fait de la désorganisation du pays sa marque de fabrique. Le récent désordre qui a eu lieu à L’OGES pour faire-faire des passeports aux congolais, signe l’acte de décès de ce régime honni.

D’autres pays africains s’adonnent à cet exercice sans que cela tourne à l’amateurisme. Un calendrier hebdomadaire est publié, et le renouvellement des passeports se fait par lettre alphabétique. Tout se passe dans le calme à la grande satisfaction des usagers.

Seulement, rien ne se passe normalement quand il s’agit du pays du tyran d’Oyo. Tout simplement parce qu’il a décidé de maintenir le Congo dans le chaos. La tête sous l’eau.

Sa pérennisation au pouvoir est une catastrophe nationale, et la monopolisation de l’appareil d’Etat par sa famille sont des marqueurs de ce régime.

Tenez donc. Aujourd’hui, il n’y a qu’un médecin légiste au Congo; un seul médecin-psychiatre à la retraite, aucun médecin cancérologue… alors que la connaissance et la science sont l’avenir d’un pays.

Le dictateur d’Oyo pousse son cynisme jusqu’à son paroxysme. Contribuer à voir éclore les fils du pays l’indiffère. Après lui, le chaos… dit-il à son cercle restreint.

Les atermoiements de Jean-Jacques Bouya auprès du maire de Bordeaux et des pétroliers de TOTAL, ne rassurent guère. Pseudo leader des inexistants « grands travaux », ce dernier ne cesse de flouer les congolais avec un discours lénifiant. Clone de son oncle, nous lui demanderons de l’aider à élever ses bœufs. Il est loin d’être l’alternative.

Confrontés à cette tricherie annoncée, certains peuples africains se mobilisent. En RDC voisin, des voix divergentes se font entendre au sein de la majorité présidentielle. Elles affirment sans détours, « refuser de contribuer à la présidence à vie de Joseph Kabila ».

Au Gabon et au Burkina Faso, l’opposition est vent debout. A l’inverse, au Congo-Brazzaville, la voix de l’opposition est inaudible faute de stratégie commune. Elle est engluée dans son double langage. Celui du jour qui consiste à distraire une partie de la population, et celui du soir qui consiste à aller chercher des « nguiris » à Mpila.

Mais comment voulez-vous que l’opposition congolaise s’affirme lorsqu’elle est infiltrée par un transfuge de la dictature de Sassou Nguesso, qui a pillé les caisses de la BIDC et du ministère des finances, en n’hésitant pas à financer les massacres du boucher d’Oyo dans le Pool et les pays du Niari .

Aujourd’hui, le voleur crie au voleur, et accuse « Les Assises Nationale du Congo pour l’Alternance Démocratique » qui ont refusé de lui faire allégeance, d’être un satellite du pouvoir. Comme quoi, le ridicule ne tue pas, ce pseudo banquier et fossoyeur de notre richesse nationale devra rendre des comptes au Peuple au même titre que notre dictateur !

Fin connaisseur de l’appétit de ses opposants, le dictateur d’Oyo achète les uns et les autres avec l’argent qui aurait servi à assouvir les besoins de la population.

Comme à l’accoutumée, la France reste silencieuse devant le tripatouillage constitutionnel annoncé. Elle attend, comme toujours, que la situation se dégénère pour jouer aux sapeurs-pompiers.

Nous devons absoudre le recyclage. Notre pays a besoin d’un renouveau. Les écuries d’Augias doivent être nettoyées de fond en comble. Cessons d’avoir peur. Le départ du dictateur d’Oyo en 2016 est à notre portée. Mobilisons-nous pour atteindre notre dessein.

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty.com)

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo