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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 17:57
(Congo-Brazzaville) Soyons courageux pour éjecter le dictateur Sassou-Nguesso en 2016

Soyons courageux pour éjecter le dictateur Sassou-Nguesso en 2016. -

Tout le monde sait que dans un pays comme le nôtre, où règne une dictature féroce, la Télévision nationale demeure l’instrument de propagande le plus sûr et sur lequel on peut bâtir, en toute confiance, les programmes de communication les moins évidents.

Sauf qu’à bien regarder ce qui se passe dans le monde, le Congo, pris en otage par le dictateur-sanguinaire Sassou-Nguesso, ne peut plus se permettre d’asphyxier la population, en tournant le dos au respect de la Constitution.

Toutes les Constitutions prévoient les modalités selon lesquelles elles peuvent être modifiées: on parle de procédure de révision. Il peut s’agir des imperfections ou de modifier des règles de fonctionnement du régime. La Constitution congolaise de 2002 n’en prévoit aucune. Fermez le ban !

Ce pseudo débat est dénué de tout fondement juridique. Il tourne essentiellement autour de la tronche liftée du dictateur Sassou-Nguesso pour se maintenir à vie au pouvoir. En attendant de passer la main à son fils Denis Christel. Et de faire du Congo une monarchie. Tel est le plan machiavélique du dictateur Sassou-Nguesso.

Au lieu d’aller à la gamelle de Mpila, l’opposition, la société civile et toutes les forces vives doivent avoir le courage de stopper les manoeuvres scabreuses du dictateur Sassou-Nguesso.

Le courage pour l’opposition congolaise est de s’unir pour pousser vers la sortie le dictateur-sanguinaire Sassou-Nguesso. L’opposition congolaise doit chercher la solution ensemble, comprendre et écouter.

Il est consternant de voir l’opposition congolaise tomber dans le piège grotesque tendu par le dictateur-sanguinaire de l’Alima s’agissant de la modification ou du changement de la Constitution.

La politique cultive parfois l’art de la contradiction. Mais le plus important demeure sans aucun doute dans l’honnêteté intellectuelle et le sens des responsabilités.

Alors qu’au Burkina Faso Blaise Compaoré a perdu tous ses soutiens et qu’il est plus proche de la sortie que de l’augmentation, l’opposition congolaise dort sur ses lauriers, incapable de prendre des initiatives susceptibles de soulever les masses populaires.

En RDC, le courage politique se traduit par la mobilisation de l’opposition, même si Joseph Kabila active ses réseaux.

Dans l’intérêt du pays, le courage politique est la première qualité humaine car elle garantit toutes les autres.

Le courage politique doit se concrétiser au Congo par la résistance à l’instrumentalisation du dictateur-sanguinaire Sassou-Nguesso. Nous devons, par notre courage, affronter, résister, lutter, travailler, oser, afin de chasser Sassou-Nguesso, Ndenguet, les génocidaires, et tous les parasites.

Le courage donne la force d’agir. Il est hors de question pour les congolais aimant ce pays et voulant léguer de vraies valeurs aux futures générations, de laisser le dictateur installer sa boîte à bricolage.

Le courage est celui de tous les congolais en action, en prise avec les différentes forces qui sont susceptibles de nous aider à atteindre notre but: étouffer le projet infondé de révision ou de changement constitutionnel.

Congédié par les urnes, le dictateur Sassou-Nguesso est revenu au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat sanglant. La force faisant partie de son ADN, le dictateur veut rester au pouvoir au-delà de son mandat qui s’achève en 2016, par la force également.

Même surarmé, seul le courage politique le fera plier. Ni négociation, ni dialogue, ni transition sans tête ni queue avec le tyran comme l’a proposé maladroitement Mathias Dzon à Paris. Seul le respect de la Constitution compte.

Le courage politique est aussi celui de ne pas apporter de l’eau au moulin aux manœuvres dilatoires du dictateur Sassou-Nguesso. Il est impérieux de boycotter les élections locales qui auront lieu le 28 septembre, ainsi que la mascarade du référendum programmé. Malheureusement, Tsaty Mabiala de l’UPADS ne l’entend pas de cette oreille et participera bien au scrutin des municipales en cautionnant un fichier électoral qui ne respecte aucune norme internationale.

Le courage politique est aussi celui de demander à Parfait Kolélas de quitter le gouvernement au lieu de souffler le chaud et le froid. Rester dans un goulag après ses propos tenus dernièrement, est un non-sens politique, et révèle l’épaisseur de l’enveloppe qu’il a perçue du tyran Sassou-Nguesso. Son départ du gouvernement fantôme susciterait un rapport de forces non négligeable.

Sans courage et sans rapport de forces, le dictateur s’accrochera au pouvoir telle une sangsue.

Véritable gangster, le dictateur Sassou-Nguesso a ruiné le pays, vidé les caisses, brisé des couples, décimé des familles entières, condamné à perpétuité les enfants, sabordé l’avenir de la jeunesse, accentué la pauvreté et la misère, pérennisé la désolation. Nombriliste, le dictateur se fout et se contre fout des souffrances quotidiennes de la population. Après lui, le chaos, plastronne-t-il.

Le Fonds Monétaire International vient de contredire sèchement la propagande du boucher d’Oyo. Il écrit dans son dernier rapport: « la pauvreté et le chômage restent élevés au Congo, malgré les grandes dépenses publiques financées des revenus du pétrole. Les niveaux élevés des dépenses publiques et l’épuisement des réserves de pétrole appellent à un ajustement budgétaire en République du Congo à moyen et à long termes, a averti le Fonds monétaire international (FMI) dans son dernier examen des performances économiques du pays de cette année ».

L’heure est grave et n’est plus à l’éparpillement, à la diversion, et à des faux débats. Le dictateur Sassou-Nguesso doit à la fois respecter la Constitution et son serment.

« Nul ne connaît l’histoire de la prochaine aurore » aime répéter le dictateur à ses proches, oubliant que même le plus grand homme était autrefois un débutant. La prochaine aurore est son éviction du pouvoir le 14 août 2016 à 14 heures.

Les congolais n’ont pas peur de passer cette première étape. Il n’est point de courage sans liberté, ni de liberté sans courage.

Olivier Mouebara.

(Extrait de congo-liberty)

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Olivier Mouebara - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT

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