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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 15:36
Sassou-Nguesso, le départ c’est maintenant

Par OLIVIER MOUEBARA -

Le dictateur-inculte Sassou-Nguesso a subi un cinglant revers de la part de deux de ses invités majeurs lors de la célébration du 54ème anniversaire du Congo à Sibiti.

En voyant l'état de délabrement avancé de cette localité, le président équato-guinéen Thédoro-Obiam Nguéma s'est épanché devant certains collaborateurs du dictateur congolais en ces termes: "Comment avec autant d'argent, l'intérieur du Congo peut-il dans un état aussi calamiteux, pitoyable et désastreux, alors que tous les équato-guinéens vivant au Gabon sont rentrés, et que notre pays se transforme? Où va l'argent public congolais?".

Le second revers est venu du griot préféré du dictateur Sassou-Nguesso et de sa famille, Koffi Olomidé. Non content d'être allé au bout de son spectacle à Sibiti, ce dernier, dès son retour à Kinshasa, a solennellement demandé sur les antennes d'une chaîne locale de télévision à ses compatriotes d'observer une minute de silence, en mémoire des expulsés de l'opération dite Mbata ya Mokolo.

Quel pied de nez, alors que le dictateur Sassou-Nguesso, son épouse, sa famille et son gouvernement, sont les principaux pourvoyeurs de fonds de Koffi Olomidé, au détriment des musiciens congolais et de la culture congolaise dans son ensemble ?

Cette légèreté du dictateur-fossoyeur renforce notre détermination de mettre un terme à son bail usurpé en 2016.

Selon la propagande de la Pravda(la radio et la télévision congolaises), le Congo du dictateur est le pays des merveilles où tout va bien, et où il fait bon de vivre.

Alors que la contestation est générale dans le pays, le dictateur et ses aficionados ont des œillères. Autistes, ils balaient d'un revers de la main les souffrances de tout un peuple au profit de leurs intérêts privés et mesquins.

Au moment où se dessinent les convergences pour renvoyer le dictateur Sassou-Nguesso dans ses vestiaires d'Oyo ou en exil dans un coin perdu de la planète, il nous faut des solutions alternatives pour redresser le Congo.

Chasser le dictateur n'est pas une fin en soi. Le Congo ne se relèvera pas par la volonté du Saint-Esprit. Nous devons tous nous retrousser les manches pour le remettre à l'endroit.

Aujourd'hui, le Congo est livré à un dictateur, à une bande d'incompétents et d'incapables. Dans une indifférence quasi générale, le Congo-Brazzaville meurt au quotidien, dépecé par une bande de voleurs et de cyniques. Ce qui compte, c'est de pomper le pétrole.

Depuis notre indépendance en 1960, la classe politique congolaise et ses "élites" ont successivement échoué.

Le Congo n'a, depuis plus de trente ans, jamais été gouverné normalement.

Le dictateur Sassou-Nguesso, sa famille, son clan et ses courtisans ont méthodiquement vidé les caisses. L'entourage du tyran d'Oyo s'est enrichi sans vergogne, au détriment d'une population clochardisée.

Cette descente aux enfers a un prix. En 1976, le revenu par habitant de notre pays s'élevait à 500 dollars par an. Dans les années 1985-1986, en plein boom pétrolier, il s'était stabilisé autour de 1000 dollars. Il avait donc doublé en dix ans. Depuis, la décadence crève les yeux. Aujourd'hui, les congolais ne vivent pas, mais survivent...

Pourtant, statistiquement, chaque congolais dispose de 5 tonnes de pétrole. Où va l'argent de l'or noir, pour reprendre l'indignation et l'étonnement du président Théodoro Obiam Nguéma ?

Tous ceux qui connaissent le Congo du dictateur Sassou-Nguesso sont bien en peine de citer le moindre investissement dans les infrastructures, l'école, la santé, l'université, les routes...

Le Congo aurait pu- aurait dû- être un petit paradis, une petite Suisse. Des années de dictature, d'aveuglement, d'errements, de détournements de fonds le mène à l'abîme. Le dictateur Sassou-Nguesso a lamentablement échoué.

Les "universitaires" et les "intellectuels" se taisent par opportunisme, ou adoptent une attitude partisane.

Le Congo du dictateur Sassou-Nguesso est au degré Zéro de la noblesse politique.

Si nous voulons collectivement sauver ce qui reste encore de notre pays, nous n'avons qu'une solution: faire partir en 2016 le tyran Sassou-Nguesso. Cette bataille doit commencer dès à présent, et sans concessions.

N'ayant aucun sens des responsabilités, le dictateur Sassou-Nguesso ne respecte qu'un serment: l'omerta sur ses multiples assassinats politiques perpétrés depuis plus de trente ans au Congo.

Faire partir le dictateur Sassou-Nguesso en 2016 est un devoir de salubrité publique. Nous unir pour préparer l'avenir des futures générations est une gageure.

Après un audit approfondi de l'état de notre pays, l'accent doit être mis sur l'éducation, la formation et l'information.

L'éducation occupe une place prépondérante dans un pays. "Si vous n'éduquez pas votre enfant vous-même, il cesse d'être votre enfant pour devenir un étranger qui est descendu chez vous", disait Amadou Hampaté Bâ. Nos enfants ne doivent pas recycler les antivaleurs des enfants du dictateur Sassou-Nguesso. Ils doivent être exemplaires en tous points.

Nous relèverons notre pays avec des compatriotes formés qui seront à même de comprendre les mutations à venir.

L'information est le troisième pilier qui nous permettra de discerner le bon grain de l'ivraie. La dictature de Sassou-Nguesso a imposé au pays sa propagande via ses traditionnels perroquets. Le Congo est à l'image de la Corée du Nord. Il y règne une véritable absence de la pensée.

Le départ de cet infâme dictateur est à notre portée. Comme en 1990, le peuple évincera les syndicats des dictateurs indécrottables qui s'accrochent au pouvoir en voulant modifier les règles constitutionnelles préétablies.

Traqués par TRACFIN, le dictateur et ses entourages fourre-tout sont priés de justifier leurs avoirs en Europe et dans certains paradis fiscaux. Pris à la gorge, les parents et les courtisans du dictateur construisent tous azimuts de somptueuses villas au Congo, et n'accepteront sous aucun prétexte de le "défendre", au risque de tout perdre. Son proche entourage s'engraisse certes, mais récuse d'être son bouclier.

Le dictateur est nu, isolé, et sent le vent tourné, malgré sa kyrielle de charlatans. Nous le cueillerons inéluctablement comme une mangue mûre sous son manguier d'Oyo ou de Mpila. A ce moment-là, à l'unisson, le peuple congolais ne boudera pas à son plaisir.

Si Sassou-Nguesso s'en va sans résistance, alors naîtra le Congo nouveau de nos vœux. S'il résiste en voulons passer en force nonobstant le verrouillage de l'armée, qui, comme dans d'autres pays doit sauver les institutions, nous le pointerons et l'abattrons, pour paraphraser Marien Ngouabi.

S'il le faut, nous laverons notre pays avec notre sang pour l'éradiquer du virus Sassou-Nguesso.

Ne laissons pas au dictateur Sassou-Nguesso s'asseoir sur nos institutions en humiliant l'ensemble du pays et ses forces vives. A l'impossible, le peuple congolais n'est tenu.

Olivier Mouebara.

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT

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