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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 21:11
Le Congo Brazzaville à la croisée des chemins entre la Démocratie et le Sassouisme

by Officiel Brazzanews -

Le Président SASSOU NGUESSO a effectué deux interventions médiatiques depuis son arrivée aux USA pour assister au Premier Sommet USA – Afrique de l’Histoire. Le Vendredi 1er Août 2014, devant le NATIONAL PRESS CLUB à WASHINGTON, et le Samedi 02 Août 2014 une interview à RFI matin. En écoutant ses propos et son argumentation pour défendre le projet de changement constitutionnel, la majorité des Citoyens Congolais ont été estomaqué devant l’obstination « machiavélique » de Denis SASSOU NGUESSO. Notre Pays, la République du Congo et le Peuple Congolais ne méritent pas d’être dirigés par un président de type SASSOU NGUESSO qui prend plaisir dans la conservation de l’archaïsme politique dans son propre Pays, et qui profère des menaces à peine voilée contre tout le peuple avec son « populisme funéraire ».

Le Peuple Congolais admire certains Pays Africains comme le Sénégal, le Ghana, le Nigéria, le Benin etc. dans lesquels la démocratie pluraliste est en train de s’enraciner dans la paix, la maturité et le patriotisme de leurs politiciens. Le Peuple Congolais admire les déclarations pleines de bon sens et de patriotisme du Président Béninois YAYI BONI qui garantit irrévocablement que le respect de la Constitution et de l’alternance démocratique est un principe sacré au BENIN, et que nul Béninois ne peut remettre en cause ces principes hautement républicains.

Denis SASSOU NGUESSO se montre incapable de suivre cet exemple de « hauteur d’esprit », cet exemple de « haute idée » de notre République ; SASSOU préfère le chemin de « l’indignité d’esprit » en reniant même la Charte de l’Union Africaine pour la Démocratie qu’il a signé en 2008, car cette Charte interdit toute démarche de modification Constitutionnelle qui empêche l’alternance démocratique.

Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, par démagogie morbide, affirme sur RFI que seul le Peuple décidera ou pas du Changement de la Constitution et que ce n’est pas sa volonté personnelle. NON ! Monsieur SASSOU le Peuple ne vous demande pas de changer la Constitution, mais le Peuple vous demande de quitter le Pouvoir. Le Peuple n’est pas dupe, tout le monde connait vos méthodes de corruption, d’embrigadement, d’intimidation, dignes de la secte Boko Haram ; méthodes par lesquelles vous poussez les pauvres paysans à lire à TELE CONGO des déclarations qu’ils ne comprennent même pas, ils demandent sous la contrainte le changement d’une Constitution qu’ils n’ont jamais lu. Ces pratiques d’embrigadement aveugle sont dignes du Nazisme. Du point du vue du totalitarisme sécuritaire intérieur et de l’embrigadement des consciences, le Sassouisme est égal au Nazisme.

Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, par une aberration analytique, affirme sur RFI que sa volonté d’avoir un troisième mandat est comparable aux mandats de la Chancelière Allemande qui en est à son 3ème mandat et qui peut légalement prétendre à un 4ème mandat. Cette analyse est erronée car l’homologue de SASSOU n’est pas la Chancelière (Premier Ministre), mais le Président de la République Fédérale d’Allemagne qui est élu par le Bundestag pour un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois. SASSOU avoue implicitement ses intentions de s’éterniser au Pouvoir, en présentant sur RFI une argumentation de caniveau où il se compare aux Premiers Ministres étrangers alors qu’il a un statut de Président de la République.

Quelle honte ! Les systèmes politiques Allemands et Luxembourgeois sont des systèmes parlementaires où les partis majoritaires conservent la primature aussi longtemps qu’ils ont la majorité ; il est donc institutionnellement normal dans leur contexte, que le Premier Ministre reste le même lorsque son Parti conserve la majorité parlementaire. Par l’absurde, Mme MERKEL est Chanceliere depuis 2005 seulement et SASSOU est au Pouvoir depuis 32 ans. C’est cela la véritable explication politique de l’Allemagne et du Luxembourg, mais pas les élucubrations inutiles de SASSOU sur RFI. Toute cette argumentation erronée est celle d’un Président Communiste, Marxiste, Léniniste qui veut mourir au Pouvoir. Du point de vue de l’éthique politique et de l’idéologie politique, le Sassouisme est une « Aporie ».

Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, par son populisme funéraire, affirme devant le NATIONAL PRESS CLUB que le développement de la démocratie au Congo doit tenir compte du maintien de la stabilité et de l’ordre pour garantir la Paix. NON ! Monsieur SASSOU ne peut pas se présenter comme le seul rempart de la Paix, il ne doit pas dire que sans lui le Congo va connaitre la Chaos, car au contraire si le Congo a connu des drames depuis 1977, c’est à cause de sa soif disproportionnée du Pouvoir. Si le Congo est en Paix aujourd’hui, il n’en n’est pas le seul auteur car plusieurs acteurs politiques ont consenti la nécessité de rétablir la Paix et l’Unité au Congo après la guerre du 05 Juin 1997. Le groupe de Douala y a joué un rôle crucial en 1999. Nous estimons que la paix est un état d’esprit et non seulement l’absence des hostilités guerrières.

Et, tant que le taux de chômage en milieu jeune sera à plus de 50%, les systèmes éducatif et sanitaire seront peu performants, la grande majorité des Congolais n’auront pas accès à l’eau potable, à l’électricité ni à un logement social décent ; le taux de pauvreté général des populations sera à plus de 70% ; bref, tant que l’indice de développement humain placera le Congo à la 172ème place sur 189 pays et tant que l’Etat de droit ne sera pas instauré dans la République, la notion de paix sera pour les citoyens un épouvantail politique inoculé par SASSOU NGUESSO qui veut se maintenir éternellement au pouvoir. En outre, comme le prouve l’histoire de l’humanité et de notre pays, Il serait prétentieux qu’un simple mortel, comme un Président de la République, se drape d’atouts d’éternité. En effet, le développement humain est le fruit de la transmission du patrimoine commun de génération en génération. C’est ainsi que le travail des générations antérieures est repris, développé et amélioré par les générations suivantes. Les démocraties n’élisent pas des présidents à vie. Les élus doivent rendre compte au peuple et faire renouveler leur mandat à certains intervalles fixes. Cela signifie que les autorités doivent accepter l’éventualité de se faire retirer ce mandat.

Cela est une garantie de l’alternance au pouvoir qui est consacré par la déclaration universelle des droits de l’Homme en son article 21 alinéa 2 que : « Toute personne a le droit d’accéder dans des conditions d’égalité aux fonctions publiques de son pays ». Ce principe est réaffirmé par l’article 25 du pacte international relatif aux droits civils et politiques. Au plan national, la Constitution du 20 janvier 2002 consacre également des garanties pour l’alternance démocratique à travers les dispositions de l’article 185. Monsieur SASSOU NGUESSO doit définitivement comprendre ce qui suit : On ne peut pas changer la Constitution si le but réel poursuivi n’est pas l’amélioration de notre système démocratique et de notre mode de gouvernance.

On ne peut pas changer la Constitution si le but réel poursuivi est la consécration de la dévolution monarchique, familiale et traditionnelle du Pouvoir. On ne peut pas changer la Constitution si le but réel poursuivi est de faire sauter le principe de la limitation du nombre de mandat présidentiel. Cela constituerait une violation flagrante des Acquis vertueux de la Conférence Nationale au nom desquels tant de sang et de sueur ont coulé depuis 1958 jusqu’à 1999. On ne peut pas changer la Constitution pour satisfaire les aspirations d’une seule personne.

La théorie de l’indispensabilité n’est pas applicable dans une République moderne, elle est plutôt appropriée dans une monarchie, mais le Congo n’est pas une monarchie. La Constitution est un Pacte Républicain liant le Peuple, les politiques et les Institutions, elle peut être éventuellement amendée, mais jamais changée ; cela constituerait un Coup d’Etat et le régime qui en sortirait serait politiquement illégitime. D’ici 2016, respecter la lettre et l’esprit de la Constitution du 20 Janvier 2002, c’est consolider la forme républicaine et démocratique du Congo.

Le 13 Aout 2014 ou toute autre date future, si dans son allocution SASSOU annonce la suspension de la Constitution et l’organisation d’un referendum ; la suspension de la Constitution du 20 Janvier 2002 signifiera la destitution de « TOUTES » les Institutions de la République, dont l’Assemblée Nationale, le Gouvernement et la Présidence de la République, dans cette configuration SASSOU deviendrait illégitime et auteur d’un Coup d’Etat anti républicain.

Dans cette perspective, que les Officiers généraux et les Officiers supérieurs formés selon l’esprit des Valeurs de la République, dans des prestigieuses écoles militaires comme Saint Cyr, puissent prendre leur « responsabilité » en destituant SASSOU NGUESSO, afin de sauver la Forme Républicaine et Démocratique du Congo.
Que ces Officiers Républicains puissent alors rétablir la Constitution du 20 Janvier 2002 et la poursuite du processus démocratique constitutionnel.

Si le 13 Août ou après nous assistons à un Coup Constitutionnel, que TOUS les Démocrates de la Majorité et de l’Opposition puissent se lever comme un « Seul Homme » pour arrêter radicalement cette violation de l’Ordre Constitutionnel. Dans un Pays où 70% de la population à moins de 40 ans, un vieillard de 80 ans ne peut plus diriger le Congo comme une « épicerie familiale » avec ses femmes, ses enfants, ses neveux et ses concubines, en jouissant à eux seul des richesses qui reviennent de droit à « TOUS » les Congolais.

Le Front des Jeunes Nationalistes (FJN)

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