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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 15:13
(Congo-Brazzaville) Tous ensemble pour débarquer le génocidaire Sassou-Nguesso

Par OLIVIER MOUEBARA -

La France a célébré avec ses alliés le 15 août dernier le 70ème anniversaire du débarquement.

Le Congo s’apprête à débarquer le génocidaire Sassou-Nguesso sans alliés. Le vaillant peuple congolais attend patiemment 2016 pour chasser du pouvoir et du Congo le tyran d’Oyo.

Le génocidaire Sassou-Nguesso prend au sérieux la détermination du peuple congolais.

Il s’est essayé à la course à pieds le 15 août à Sibiti. Essoufflé après avoir couru un petit mètre dans la poussière, voyant ses produits cosmétiques dégouliner sur son visage, le dictateur-génocidaire sait que le temps lui est compté. Jamais, au plus grand jamais, on m’appellera » ex président » dixit le dictateur !

A tous ses visiteurs du soir comme du jour, le génocidaire Sassou-Nguesso assène: « Ils m’ont eu pendant la Conférence Nationale. Cette fois-ci, ils enjamberont mon cadavre pour prendre le pouvoir ».

L’authenticité de ses propos prouvent à suffisance que le dictateur Sassou-Nguesso n’est pas prêt de quitter le pouvoir. Il va falloir le déloger de gré ou de force. Ses artifices de référendum ne sont que des alibis et des manœuvres dilatoires.

A l’observer, le dictateur est tendu, faute de soutiens. Même en distribuant à tour de bras les FCFA, aucun président africain ne veut s’afficher à ses côtés. Seuls Faure Eyédama du Togo, et Théodoro Obiam Nguéma de la Guinée Equatoriale, ont accepté d’être présents au 54ème anniversaire de l’indépendance du drapeau du Congo.

La société civile doit exploiter la fébrilité du dictateur Sassou-Nguesso pour s’opposer fermement à toute modification constitutionnelle.

Mettons entre parenthèses nos « lâchetés », en pensant que le hasard, Dieu, ou le destin viendrait à notre rescousse.

Non, l’inaction n’est jamais une solution. Se résigner et baisser les bras, c’est laisser le dictateur Sassou-Nguesso mourir tranquillement au pouvoir dans son lit, alors que nombreux de nos compatriotes gisent dans des fosses communes, ou sont dépourvus de sépultures.

C’est à cause de notre passivité que le dictateur Sassou-Nguesso détruit le pays, qu’il pille en toute impunité les deniers publics, que l’école publique est à la dérive et qu’il fait du Congo le pays le plus endetté au monde par tête d’habitants.

Les congolais sont loin d’être des omelettes que le dictateur-génocidaire peut tourner dans tous les sens.

Vivant dans la haine et le ressentiment, le dictateur Sassou-Nguesso a retenu la leçon suivante: « J’ai compris, mais trop tard, que l’homme qui était à la tête de la Confédération m’avait trahi et que je ne disposais plus d’aucun relais dans cette organisation où chaque section était à ses ordres. Comme me l’a expliqué un jour un vieux sage de mon village à qui je racontais cette histoire, « la souris qui te ronge le talon se trouve toujours sous ton lit »(page 75, ouvrage sous-cité).

N’ayant pas sa place dans un environnement civilisé dans lequel les règles écrites ne sont pas transgressées, le dictateur Sassou-Nguesso voit le mal partout. Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’un conflit avec Bokamba Yangouma. Son seul traître est la main des rédacteurs de sa propre Constitution de 2002.

Esseulé et isolé, le dictateur Sassou-Nguesso, comme toujours, en appelle à la France en ces termes: « Je dis à la France que je vais remettre de l’ordre dans le pays, que j’ai la volonté de coopérer plus étroitement avec elle et qu’elle est plus que jamais la bienvenue au Congo »(Le manguier, Le fleuve et la chauve-souris, page 166).

Dix-sept ans après son coup d’Etat meurtrier en 1997, le dictateur Sassou-Nguesso n’est plus en odeur de sainteté avec ceux qui l’ont porté au pouvoir.

Jacques Chirac malade, boudé par Dos Santos, lâché par Ali Bongo, embourbé dans l’amateurisme de la médiation du conflit centrafricain, le dictateur Sassou-Nguesso dépense l’argent du Congo dans le renseignement.

Médiateur sans talent, le dictateur-génocidaire Sassou-Nguesso est rejeté par l’ensemble des protagonistes centrafricains. Obtus et dans l’impasse, le tyran de Mpila s’évertue à organiser des rencontres au frais du contribuable congolais qu’il est incapable de tenir avec ses pairs. Il veut tout savoir, écoute tout de tout le monde, et tout le monde. Même les conversations les plus futiles.

Maître Mbemba, alors avocat du colonel Nzalankanda, s’étonnait lors du procès truqué des « poseurs de bombe » présumés du cinéma Star de Brazzaville, de lire dans certains procès-verbaux, les fréquentations bénignes de son client rapportées au dictateur-génocidaire. Telle est la psychologie du chef des cobras.

Manipulateur, cynique, amuseur public, le dictateur-génocidaire Sassou-Nguesso a fait installer des tentes de fortune à Sibiti qu’il appelle colonie de vacances, pendant que lui-même se la coule douce actuellement dans son palais de Marbella (Espagne), où il distribuera encore des billets de banque, et que sa propre famille vit dans l’opulence avec l’argent du pays en Europe et aux Etats-Unis.

450 millions de FCFA ont été dépensés lors des festivités de Sibiti. A-t-on besoin de dépenser autant alors que localement les besoins sont immenses ?

Visiblement, le dictateur-génocidaire Sassou-Nguesso inverse les priorités. Il dépense inutilement, à tour de bras, dans l’espoir de détourner l’attention des congolais de notre principal objectif: le débarquer sans concessions et sans pitié en 2016.

En ces temps de sursaut national, le débarquement du dictateur-génocidaire Sassou-Nguesso ne sera effectif que si nous agissons dans l’intérêt du pays. La peur, dans la vie publique comme dans la vie privée, n’est jamais porteuse d’avenir.

Dans ce compte à rebours, où la résistance et le courage s’imposent, la lâcheté est l’ennemie, dont il faut combattre.

Le dictateur-génocidaire qui ne comprend rien à l’Histoire, feint d’ignorer ce qui est arrivé à Samuel Doe du Libéria, Mobutu, mort en exil et inhumé au Maroc, ou ce qu’il a fait subir à Diawara, Ikoko, Marien Ngouabi à qui il avait sectionné la carotide, Ndoudi Ganga, Kimbouala Nkaya, Emile Biayenda, Massamba-Débat… La liste de ses forfaits est loin d’être exhaustive.

Que tous ceux, de près ou de loin, encouragent le génocidaire Sassou-Nguesso dans la voie sans issue de se maintenir coûte que coûte au pouvoir se ressaisissent.

De la RDC au Burkina-Faso, la société civile est debout comme un seul Homme pour dire NON au tripatouillage constitutionnel.

« Il n’est pas de problèmes qu’une absence de solution ne fasse empirer ». Encore faut-il avoir le courage de nous unir et de mettre en œuvre le débarquement du génocidaire Sassou-Nguesso, et la lucidité de reconstruire notre beau pays.

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty.com)

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT

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