Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 11:21
Congo-Brazzaville/Sassou Nguesso) A Washington, Sassou ose tous les mensonges en corrompant le National Press Club

Sassou Denis incapable de mettre son oreillette

Le 1er août dernier à Washington DC, Denis Sassou Nguesso a été l’invité « payant » au prix fort, sans aucun doute, du National Press Club (NPC). La soupe lui a été servie sans la moindre vague par le président du Club, Myron Belkind ; un André Ondélé plus petit, plus gros mais tout aussi caressant dans le sens du poil. Pour ceux qui pouvaient croire qu’au pays du Prix Pulitzer tous les journalistes étaient de grands professionnels, le NPC nous oblige à réfléchir au contraire.

L’autocrate de l’Alima a l’habitude de prendre la parole, et seulement, devant des salles qui lui sont complètement acquises. Il ne courait pas le moindre risque d’entendre le plus petit murmure de désapprobation ou de contradiction. Aucun micro ne circulait dans la salle. Les questions uniquement formulées à la tribune par le André Ondélé local avaient été pesées et soupesées afin que l’instit puisse ânonner une fois encore ses mêmes bobards sur la paix qu’il a apportée au Congo et surtout au Centrafrique. Notre dictateur use de méthodes qui ont fait leurs preuves. Hitler ne disait-il pas : « Un mensonge répété dix fois reste un mensonge; répété dix mille fois il devient une vérité. » ? Ce ne sont pas les Disparus du Beach qui pourront venir le démentir… !

Totalement euphorique tant dans le préambule de présentation que dans « l’interview soviétique» bien plus qu’américaine, il s’est complètement lâché dans les affirmations mensongères : la paix, les infrastructures, l’éducation (100% des enfants congolais scolarisés à la charge de l’Etat jusqu’à 16 ans- Part de l’éducation dans le Budget : 25%), la paix encore la paix, au Congo et au Centrafrique (deux pays dans lesquels il a été intimement lié aux déclenchements des conflits).

Finalement, la question tant attendue (par nous) a été posée. Sassou n’exclut pas de rester en fonction lorsque son second mandat de 7 ans en tant que président prendra fin en 2016. «Le peuple devra décider » par référendum s’il faut changer la constitution de son pays pour permettre plus de deux mandats, a-t-dit. «Je vais laisser le débat se poursuivre et voir où cela nous mène. »

Il a dit aussi que les États-Unis et les autres pays avancés ont besoin d’être «plus réalistes» et «humbles» pour juger les pays africains, dont beaucoup ont été indépendants de la domination européenne depuis seulement 50 ans. Il a fait remarquer que son pays compte quelques 150 partis politiques, et qu’il faudra plus de temps pour les institutions politiques et gouvernementales pour arriver à maturité (on croirait entendre Jacques Chirac disant que les Africains n’étaient pas prêts pour la démocratie). Il a cité faussement modeste des « lueurs d’espoir » dans la lutte contre la pauvreté, l’injustice et l’instabilité dans la région, y compris, et encore une fois, les efforts de son pays pour régler les différends internes et régionaux.

Interrogé sur la récente épidémie du virus Ebola en Afrique, Sassou a déclaré que les pays concernés auront des «efforts draconiens» à fournir pour contenir la maladie, mais que « la communauté internationale doit prêter main-forte. » (Alpha Condé pour sa part et pour la Guinée avait annoncé que l’épidémie avait été maîtrisée chez lui. Il n’a pas le sens inné de Denis 1er pour faire payer les Blancs, lui qui préfère voler avec ses enfants l’argent du peuple plutôt que de construire des installations médicales décentes !)

Mais cerise sur le gâteau, après avoir défendu son gouvernement contre les critiques de son bilan en matière de droits, il a pour terminer fait l’éloge de la liberté de la presse (honteusement absente dans la salle du NPC à Washington) en insistant qu’elle était totale et en ajoutant qu’«il y a une abondance de liberté autant que je peux dire. » Les médias fermés récemment ne le contrediront pas tout comme le Colonel Ntsourou et Ruth Nguina… !

Les Congolais sont des ignares, malgré les 25% du budget consacré à l’Education, qui ignorent qu’ils vivent dans un pays, celui de Denis, béni des Dieux. Un vrai paradis pour eux et pour les futurs investisseurs américains !

Rigobert OSSEBI

Partager cet article

Rigobert Ossebi - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT