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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 15:45
(Congo-Brazzaville) Référendum, piège à cons tendu par le dictateur Sassou Nguesso

Par OLIVIER MOUEBARA -

Banderole menaçant les Congolais à Brazzaville « Ne toucher pas à Sassou, vous êtes averti » -

Le référendum est un procédé de démocratie semi-directe par lequel l’ensemble des citoyens d’un territoire donné est appelé à exprimer une position sur une proposition qui leur est soumise, concernant « une mesure qu’une autre autorité a prise ou envisage de prendre » et dont l’issue varie selon le type de référendum considéré.

Le dictateur Sassou-Nguesso qui n’est pas à une contradiction près, oublie avoir jeté à la poubelle la Constitution du 15 mars 1992, approuvée par référendum avec 96,3% de Oui.

Dictateur-obscur, Sassou-Nguesso voit le piège de sa Constitution de 2002 se refermer sur lui-même !

Pourquoi vouloir organiser un référendum à présent, alors qu’il avait foulé aux pieds la volonté populaire après son coup d’Etat sanglant ?

Nul n’est dupe. Le dictateur Sassou-Nguesso manipule l’opinion, et veut tout simplement s’accrocher au pouvoir et accessoirement à ses apparats.

Lors de son coup d’Etat du 5 février 1979, le dictateur de l’Alima le qualifiait de « riposte résolue de l’ensemble des forces de gauche de notre pays contre le courant droitier », visant à « rompre avec « la politique d’irresponsabilité, de démission nationale, d’obscurantisme et d’aplatissement devant l’impérialisme des éléments de la bourgeoisie bureaucratique ».

Les congolais ne doivent absolument pas tombé dans le piège du référendum tendu par le dictateur Sassou-Nguesso.

Il faut rompre avec cette cohorte d’irresponsables, d’incompétents, de voleurs, de fossoyeurs du Congo, et d’obscurs kleptocrates.

Un dictateur n’organise pas un référendum pour être désavoué. Se déplacer pour aller « voter », c’est apporter de l’eau à son moulin, en acceptant de facto l’accentuation de nos malheurs.

Incapable de donner une perspective aux congolais, le dictateur Sassou-Nguesso a fait de la corruption généralisée et de l’achat des consciences la clef de voûte de son programme économique. Ses obligés sillonnent les régions du pays pour intimider la population, en distillant le message inaudible du référendum.

Cet épouvantable dictateur a commencé à préparer en amont sa tricherie.

Le dictateur Sassou-Nguesso a récemment organisé un recensement administratif tronqué et éhonté. Pour la première fois dans l’histoire du Congo, le Nord serait plus peuplé que le Sud. Même feu Georges Embana, jadis griot du dictateur ne saurait faire un « lisapo » autour de cette mascarade.

Pierre Mabiala, qui avait quintuplé sa première année de droit, assène des balivernes en racontant aux ressortissants démunis du Niari que le dictateur Sassou-Nguesso serait l’un des leurs. Moyennant une maigre enveloppe, Pierre Mabiala s’évertue à acheter les consciences des populations dans le but d’assouvir sa nouvelle vocation de râtelier.

Et que dire de Thierry Moungalla, qui, pendant des années, à travers d’articles assassins, n’y allait pas avec le dos de la cuillère pour torpiller le dictateur Sassou-Nguesso. La soupe dictatoriale est bonne. Elle a dilué son pseudo combat pour la démocratie au pays.

La liste des félons est longue (Okiémy, Koumba, Ellot Mampouya, Parfait Kolélas, Alain Akouala, Munari…).

Une fois encore, notre détermination est totale. Soit le dictateur Sassou-Nguesso dégage le plancher en 2016, soit nous le ferons partir comme les autres dictateurs. Sans trousse de toilette comme fut chassé son frère maçonnique Bozizé.

En 1997, avant son putsch, le nègre du dictateur Sassou-Nguesso écrivait ceci dans son ouvrage Le manguier, le fleuve et la souris: «Lorsqu’on parle de démocratie, il faut aller jusqu’au bout du raisonnement, c’est-à-dire admettre que les peuples, avant de se lancer dans cette aventure, ne sont pas aveugles… Sous couvert de démocratie, beaucoup de ceux qui prétendaient la défendre ou la promouvoir, avaient une fâcheuse tendance à mépriser les peuples et à ne les considérer que comme des masses manœuvrables à merci »(pages 73-74).

Si le dictateur Sassou-Nguesso méprise le peuple congolais, il oublie qu’il n’est guère manœuvrable et manipulable.

Les congolais veulent la démocratie et non la dictature.

Les congolais veulent la démocratie et non la démocrature, c’est-à-dire, la falsification de la démocratie.

Les congolais ont en marre et vous demandent de respecter votre Constitution qui vous interdit de vous représenter en 2016. Le rejet des congolais vis-à-vis de votre dictature est palpable.

Du Nord au Sud, aucun congolais ne réclame l’organisation d’un pseudo référendum, dont le résultat est connu d’avance.

Les congolais vous demandent de respecter votre serment, et non d’utiliser des manœuvres dilatoires.

Les congolais vous demandent d’aller vous occuper de votre pâturage dans votre village natal, et non de découvrir que votre propre Constitution serait devenue subitement inadaptée.

Les congolais vous demandent de répondre de vos crimes économiques et politiques.

Où sont les 353 disparus du Beach? Qui a tué Ngouabi et Katali ? Qui a crevé les yeux de Massambat-Débat avant de l’achever ? Pourquoi les sinistrés de la guerre de 1997 ne sont toujours pas indemnisés ? Et ceux du 4 mars 2012 ?… Telles sont les questions auxquelles vous devez répondre.

Quoi que vous fassiez, votre référendum est un coup d’épée dans l’eau de l’Alima. Les congolais vous envoient paître. Nous n’y participerons pas. Comme votre région est devenue la plus peuplée du Congo, votre référendum aura lieu dans votre contrée.

Nous voulons retrouver notre liberté, nous débarrasser de votre gestion clanique et ethnique du Congo. Le pays va mal, et vous êtes l’homme du passé.

Peuple Congolais, téléma ! Peuple congolais, debout !

Le dictateur Sassou-Nguesso tergiverse. Il est moins serein et moins sûr de lui. Accentuons la pression pour le chasser du pouvoir et du Congo. Il est l’incarnation de tous nos maux et un cancer. Il ne rendra pas son tablier (même maçonnique) de son propre gré. Hanté par ses démons, seul un soulèvement populaire le fera partir.

Mettons ensemble nos forces, nos énergies, notre volonté et notre intelligence pour libérer le Congo. Le dictateur Sassou-Nguesso profite de nos divisions pour se maintenir au pouvoir. Unissons-nous pour rejeter en bloc et en détails son projet de référendum qui n’est qu’un alibi pour conserver un pouvoir usurpé.

2016 est l’occasion rêvée de mettre hors d’état de nuire le dictateur Sassou-Nguesso, son clan, sa famille, sa kyrielle de féticheurs et ses courtisans. Nous devons engager un bras de fer pour lui tordre le bras, et nettoyer le pays au kärcher.

Les congolais doivent se débarrasser de la vermine et de la mauvaise graisse.

Après avoir privatisé au profit de sa famille tous les secteurs économiques et politiques du pays, séquestré toutes les richesses du Congo, la société civile doit veiller de ne pas tomber mains et pieds joints dans le piège à cons du référendum tendu par le dictateur-sanguinaire Sassou-Nguesso.

Sassou-Nguesso est l’incarnation du Moi surdimensionné, de la violence, des anti-valeurs, et de l’échec du Congo.

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT

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