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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 16:55
(Congo-Brazzaville) Qui sera prêt à mourir pour Kiki, Coco, Cendrine, Juju…et les autres rejetons de Sassou Nguesso !

Claudia dit Coco Sassou et le père Denis -

Pour le centenaire du déclenchement de la guerre 14-18 les manifestations de commémoration se succèdent à travers l’Europe. Le vieux continent avait partiellement commencé à creuser sa tombe, il y a un siècle, en donnant ce signal de départ à son déclin. L’Incroyable boucherie de cette première guerre mondiale et de celle qui l’a suivie ont finalement fait comprendre aux Européens l’importance de la paix et de la vie humaine.

Si la leçon a fini par porter, auprès de ces vieilles puissances il y a peu encore ennemies héréditaires, on ne peut que se demander quand il en sera de même pour nos guerres fratricides ? Quand verrons-nous fleurir une commémoration pour notre guerre du 5 juin 1997, ou pour les explosions du 04 mars 2012 ? Quand les responsables politiques, tous corps et tous bords confondus, viendront-ils enfin se recueillir et demander un pardon, même symbolique, à toutes celles et tous ceux qui ont été les victimes de leurs ambitions contrariées, ou satisfaites, et de leurs désaccords ? Quand un monument même modeste sera-t-il dressé à Brazzaville pour recevoir ces cérémonies ? Pourquoi un mémorial fastueux et clinquant pour l’Explorateur et pas la moindre pierre, pas le moindre bloc de marbre pour les dizaines de milliers de victimes que nous continuons de pleurer ?

Le travail de mémoire et la repentance sont indispensables à la prévention de tout conflit et de toute folie futurs. Il est sûr que le pouvoir politique actuel, comme pour masquer ses propres responsabilités depuis bientôt deux décennies, n’a jamais fait la moindre démarche dans ce sens. Si certains, dans un autre siècle, se disaient prêts à mourir pour l’Alsace et la Lorraine aujourd’hui, chez nous, qui voudrait donner sa vie pour Kiki et pour Coco ?

Le nouveau conflit qu’une seule famille nous prépare, dans l’hypothèse où nous refuserions ses tripatouillage pour rester à la tête de l’État, pourrait être bien plus sanglant que ceux que nous avons déjà connus et bien plus dramatique que la guerre actuelle au Centrafrique.

Dès le 15 octobre 1997, les neveux d’abord, puis les enfants, ont fortement marqué de leur empreinte, et surtout de leur appétit, les décisions qui furent prises. Le pétrole fut alors confié à une potiche, feu le ministre poète Tati Loutard, et tous les autres postes-clés livrés à des gens malléables à souhait. Aujourd’hui plus besoin d’hommes de paille, de marionnette, la prise de pouvoir a été totale et ostentatoirement apparente comme les insolents butins de leurs prédations. Ils ne cachent plus leurs immeubles, leurs hôtels, leurs villas, leurs 4×4 par dizaines et leurs jets-privés !

A peine le calme revenu, les chefs de guerre ou chefs politiques les plus précieux ont été, un à un, mis sur la touche ou froidement éliminés ; de Blaise Adoua à André Okombi Salissa en passant par le Colonel Ntsourou, sans oublier Yves Motando. Même dans la nouvelle garde, ceux au caractère trop affirmé sont sciemment mis de côté. La médiocrité régnante ne saurait s’encombrer de gens valables et courir le danger de les voir s’affirmer.

Notre Monsieur émergence, Alain Akouala bateleur infatigable de ce mirage dont il nous rebat les oreilles avec ses zones spéciales qui finiront toutes comme des éléphants blancs, a vu son nom gommé de la liste des passagers de l’avion présidentiel pour Washington ; tout comme Rodolphe Adada et Isidore Mvouba, relégués au simple rôle de ministre bouche-trou réussissant à chaque fois de justesse l’examen de passage pour rester au gouvernement.

Le Sommet USA Africa de Washington a vu arriver avant toutes les autres délégations celle du Congo Brazzaville, bien plus monarchique que républicaine ; un tyran souverain, précédé ou accompagné d’une représentation presque totalement familiale. Coco (Claudia Lemboumba Sassou Nguesso) s’impose toujours sur le devant de la scène mais sait se montrer encore plus efficace dans les coulisses. Elle a, au moins, l’oreille de son père et n’a eu aucun mal à priver de Washington, et de sommet, Alain Akouala.

Sassou persona non grata obligé de parler à John Kerry à la sauvette dans les couloirs. Pourquoi ?

Une question et son idée même, sont saugrenues ? La domination est telle dans ce milieu familial devenu « mafia » qu’elle s’inscrit totalement dans une relation « dominant-dominé ». Dans le célèbre livre de Primo Levi, « Si c’était un homme » le héros, prisonnier d’un camp de concentration pendant la Seconde Guerre Mondiale victime d’une brimade réagit ainsi : « Warum ? », dis-je dans mon allemand hésitant. « Hier ist kein warum » (Ici, il n’y a pas de pourquoi) »

Alain Akouala sait parfaitement qu’il évolue dans un régime totalitaire et il n’a sûrement pas posé cette question. Il savait que Coco lui aurait répondu : kanga monoko na yo…olinga, olinga té, mwana mokonzi ezali ngaï, traduction française « ta gueule, la fille du président c’est moi, et je décide ! ».

Jusqu’à quand les rares compagnons de route, de ce monarque encore sans couronne, accepteront-ils d’avaler des humiliations successives. Pour Washington, les enfants avaient préféré la politique de la chaise vide dans les rencontres à caractère politique plutôt que d’autoriser la présence d’un étranger dans leurs réunions avec de potentiels investisseurs américains. Cette monarchie de fait qui s’est maintenant instaurée à la tête de l’Etat ne s’encombre pas du moindre principe et de la moindre pudeur. Des rendez-vous avaient été confirmés de longue date, notamment celui de la Table Ronde organisée par le National Endowment for Democracy (NED). Aucun représentant du dictateur n’y était présent, attestant ainsi sa volonté de ne pas discuter avec des opposants véritables qu’il n’ait « fabriqués » ou au moins achetés !

Aujourd’hui le paysage politique est parfaitement dessiné, c’est une famille de prédateurs farouchement décidés à ne rien lâcher de la proie, un pays tout entier, qu’ils tiennent de tous leurs crocs, de toutes leurs griffes. Ils sont aidés de quelques serpillères qui se sont vendues à eux pour des maigres restes de leurs festins.

Alors, il faut se demander, parmi ceux qui restent encore de leur côté, qui sera prêt à sacrifier sa vie, et celle des siens, pour Kiki, Coco, Cendrine, Juju, Ninelle, Wemba, Christelle, Caroline, Wilfrid, César, Edgar, Maurice, Jean-Dominique, Jean-Jacques et tous les autres……. ?

Ci dessous une vidéo de la délégation tribale : Entre Père, enfants , neveux et vieille maitresse…

http://youtu.be/t7T47-EAMMA

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville) Qui sera prêt à mourir pour Kiki, Coco, Cendrine, Juju…et les autres rejetons de Sassou Nguesso !

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