Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 17:58
(Congo-Brazzaville) Des Mapapa aux Lumandé, l'Etat congolais dévoré par des enfants adultérins...

Par RIGOBERT OSSEBI -

Blandine Lumandé le 15 aout 2014 à Sibiti -

Ce qui importe n’est pas tant la question de savoir « si Basile Ikouébé, ministre congolais, survivra aux invectives de la goulue Blandine Lumandé ? », mais bien celle qui demande « si l’État congolais existe encore lorsqu’un ministre de la République, qui plus est de celui régalien des Affaires étrangères, se fait copieusement insulter par un enfant (adultérin ou pas) du couple présidentiel ? » C’est déjà pour une seconde fois ! Non pas en catimini, loin des oreilles et des regards indiscrets, mais au vu et au su des représentants des corps constitués et des ambassades étrangères de Brazzaville, le 29 juillet 2014 lors du départ de l’avion du despote pour Washington.

Peut-on imaginer pire dégât pour l’Etat, pour son image et pour ses institutions ? Les enfants du dictateur Sassou Nguesso, ou de son épouse, causent quasiment le même préjudice à la République que les combattants shebabs en Somalie ou ceux de Boko Haram au Nigéria. A entendre leurs vociférations, ils n’ont pas besoin de faire usage de leurs armes pour massacrer qui que ce soit !

Il ne se passe de jour, au pire de semaine, qu’un scandale nouveau vienne témoigner de la mise en coupe réglée de notre Etat, par l’un ou l’autre des, au moins, quarante enfants-quarante voleurs ! Tout leur est dû et tout doit leur appartenir ! Et pour paraphraser le fameux slogan du début des années 80 : « Tout pour ses gosses, rien que pour ses gosses ! » Ceux du dictateur, bien sûr !

De tous les ministères, celui des Affaires étrangères que dirige Basile Ikouébé, est celui normalement qui devrait jouir du plus grand respect ; cela afin qu’il en soit traité de même lors de ses missions officielles à l’étranger et pour qu’il y représente au mieux son pays!

Déjà, au mois de janvier dernier, au lendemain du sommet de l’Union africaine organisé à Addis-Abeba, le ministre Ikouébé avait failli remettre sa démission à Denis Sassou Nguesso. Il y avait reçu une copieuse volée de bois vert, déjà en public, de la part de la lionne en furie, Claudia Sassou Nguesso, simple Conseillère en communication mais en réalité véritable chef du gouvernement.

Pour l’épisode récent à l’aéroport de Maya-Maya, c’était une autre furie présentée comme la « Directrice de Cabinet » de Madame Sassou Nguesso qui s’en était prise au ministre des A.E.. En réalité, Blandine, 55 ans, épouse Lumandé, ex-Madame Agom, n’est autre que la fille ainée de l’épouse du Chef de l’Etat. L’autre enfant de cette dernière, Chris Bongo Nouara, n’apparaît pas beaucoup sur la scène brazzavilloise ; alors Blandine Lumandé se retrouve en première ligne dans la défense des intérêts de la filiation de « Madame » qui sont avant tout les siens !

Blandine est une véritable sangsue qui colle à la peau de sa mère et de la République. Elle est détestée de tous et son beau-père-autocrate ne peut plus la voir depuis bien longtemps. Ajoutez-y la rivalité entre beaux enfants, l’ambiance est toujours explosive dans les réunions de cette famille « recomposée » ; les contentieux réapparaissent toujours, de plus en plus vifs et principalement financiers.

Il est vrai que sans son épouse, Antoinette, Denis Sassou Nguesso aurait été bien incapable de se maintenir au pouvoir comme il l’a fait ; alors Blandine croit devoir revendiquer légitimement une même part d’héritage que tous les autres enfants et neveux réunis du côté Nguesso ! Ce qui bien entendu apparait totalement irréaliste lorsque l’on connaît l’appétit de cette bande de voraces ! Les 5000 milliards de FCFA, dédiés au Budget, ne sauraient les rassasier ! Bombardée Directrice de Cabinet, malgré une compétence très limitée, elle prend son rôle très au sérieux pour gérer au mieux les participations dans les différentes affaires (la banque –en association avec Hubert Pendino-, l’immobilier, l’hôtellerie et les services parapétroliers surtout à Pointe Noire). Cependant, ce qui compte le plus à ses yeux, c’est l’impressionnante collection de bijoux de grands joailliers que sa mère s’est constituée au fil des années et des enfants naturels reconnus par son époux. Véritable trésor, juste après le Trésor Public, sur lequel elle veille comme le lait sur le feu pour se l’accaparer le moment venu… !

Madame Sassou n’était pas du voyage pour Washington. Aussi, tant Claudia que son père, personne ne voulait voir l’encombrante Dir-Cab dans la délégation présidentielle. Ikouébé avait bien agi « sur ordre » et la prétendue omission ne risquait pas d’être involontaire. Blandine n’était pas dupe et cela expliquait grandement le torrent d’insultes (synonyme des « invectives » tant décriées) qu’elle avait déversé ; elle y avait bien vu la main de son beau-père et celle de sa fille ; raison pour laquelle ses injures avaient redoublé…. ! On règle ses comptes comme on peut !

Même si ce ministre n’est malheureusement pas exempt de tout reproche dans bien des affaires (notamment celle des « passeports diplomatiques » dont ont bénéficié beaucoup d’étrangers et surtout des représentants du Hezbollah à Brazzaville), sa fonction ne doit pas être dévaluée. De sa longue carrière, il est vrai au service d’un même homme, on pourrait lui accorder un rare crédit pour avoir représenté le Congo dans sa présidence tournante en mai 2006 du Conseil de Sécurité à l’O.N.U..

En voyant cet homme d’Etat, et la fonction qu’il exerce, piétinés sans aucune retenue par une ribambelle de rejetons déchainés, comment croire que le débat sur la Constitution que l’on veut nous imposer est réellement dans l’intérêt de la Nation et non pas pour préserver et garantir ceux d’une seule et même famille !

Il est fort à craindre que la nouvelle Constitution, actuellement dans les tuyaux, renforcera les privilèges de quelques-uns, au lieu de les abolir, en les exonérant sans aucun doute des contraintes de la loi.

Mais ce qui est le plus fou et le plus incroyable, c’est de voir que « très docilement » les hommes, qui ont porté le système à bout de bras, font l’objet un à un d’une élimination systématique au profit de petits mafieux. Depuis le début de l’année, Basile Ikouébé, dans cette même logique résignée, a eu son nom ajouté à une longue liste dont certains sont morts ou emprisonnés. Reste à découvrir quand et comment il sera mis hors jeu définitivement ?

Il a déjà été dit « A bien regarder comment le Congo est géré, le débat n’est pas politique, le débat n’est pas idéologique, le débat n’est pas constitutionnel : le débat n’est que mafieux et rien de plus ! » Il serait bon d’ajouter : « Mais la dérive est surtout et avant tout dynastique ! »

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville) Des Mapapa aux Lumandé, l'Etat congolais dévoré par des enfants adultérins...
(Congo-Brazzaville) Des Mapapa aux Lumandé, l'Etat congolais dévoré par des enfants adultérins...

Partager cet article

Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT

Economie

Catégories