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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 20:53
(Congo-Brazzaville) 2016 à Brazzaville : résister ou disparaître…

Par OLIVIER MOUEBARA -

Le respect, selon la première définition du Larousse « est la considération que l’on a pour quelqu’un et que l’on manifeste par une attitude déférente envers lui ».

Le respect, selon la seconde définition du même dictionnaire est « le souci de ne pas porter atteinte à quelqu’un. Le respect des lois, de la vie »…

Dans les deux cas, le dictateur-sanguinaire Sassou-Nguesso manque de respect. Alors que les congolais vivent dans la misère au quotidien, l’autocrate d’Oyo et sa cour se pavoisent en Chine. Au menu de leur jouissance, le shopping à tour de bras avec les deniers publics.

Au moment où commencent les soldes, tout le gratin prédateur congolais converge à Paris avec femmes, maîtresses, enfants et consorts, pour dilapider l’argent qu’ils n’ont jamais gagné à la sueur de leur front. En tête de gondole, Bruno Itoua, client privilégié du chemisier Façonnable. A en croire les témoins, il y dépense sans compter, tel le tonneau des Danaîdes.

En sus de ces banalités, le dictateur Sassou-Nguesso porte atteinte à la vie des Congolais en général. Il a sacrifié plusieurs générations, y compris la sienne. Incapable d’assurer un avenir à sa cohorte d’enfants, s’occuper de l’avenir d’enfants qui ne sont pas les siens ne relève pas de son « éducation ».

Plus grave, les enfants nés le 5 février 1979 (date du putsch du dictateur Sassou-Nguesso pour accéder à la tête du Congo) sont aujourd’hui âgés de trente cinq ans. Ils n’ont connu que famine, pauvreté et chômage de masse. Nombreux vivent encore avec leurs parents, côtoient leur galère, et se remettent chaque jour à Dieu pour survivre.

Seulement, si Dieu est réellement Amour, il ne peut laisser un dictateur décimer toute une population. « Aide-toi, le ciel t’aidera », dit la Bible. Alors, au lieu de nous remettre à Dieu, nous devons unir nos forces pour tenir en respect le dictateur Sassou-Nguesso. Le contenir, le tenir à distance en lui inspirant de la crainte au vu de ses projets de faire du Congo sa chose.

Remettre en cause son serment, c’est-à-dire son engagement solennel proféré en prenant comme témoin le peuple congolais de respecter sa « Constitution », ne sera pas le premier impair commis par le dictateur Sassou-Nguesso.

Ne respectant ni sa parole, ni les institutions, encore moins nos traditions, le dictateur Sassou-Nguesso a réussi l’exploit de se fâcher avec la famille Bongo.

Dans nos traditions, lorsqu’une femme a été dotée selon nos us et coutumes, elle fait partie intégrante de sa belle famille. Seulement, lors du décès de sa fille Edith, le dictateur s’est comporté comme un mal appris en exigeant que sa fille soit inhumée dans son village natal.

A l’irrespect de ce grossier personnage, l’heure n’est plus aux débats intellectuels sans lendemain, animés ici et là sur l’introuvable place de Paris.

« La liberté ne se marchande pas » disait Nelson Mandela. Le Congo doit être sauvé par ses fils et ses filles. Nos hésitations, notre manque de détermination et de convictions, renforcent le système érigé en mode de gouvernement par le dictateur Sassou-Nguesso.

Nous devons enclencher la vitesse supérieure. Aucune lutte n’est effective en utilisant le frein à main. Si le dictateur Sassou-Nguesso modifie ou veuille changer de Constitution, alors, n’ayons pas peur de l’affirmer, se posera la question de l’avenir du Congo.

Les esprits chagrins et corrompus poussent des cris d’orfraie lorsqu’une frange de nos compatriotes aborde la question de la partition du Congo. Elle peut paraître comme une provocation, mais les Congolais ne peuvent souffrir indéfiniment.

Dans le Kouilou où coule le pétrole, trône la pancarte de la compagnie ELF au delà de laquelle les Congolais n’ont aucun droit de regard sur leur propre production pétrolière. « Ici s’arrête le Congo » disent fièrement les Français devant les caméras.

Cette partition de fait sera une partition de droit en cas de tripatouillage constitutionnel par le dictateur Sassou-Nguesso. Il sera président à vie dans son village d’Oyo, entourés de ses félons et y poursuivra sa dictature.

Les démocrates et les combattants de la liberté qui veulent l’éclosion du Congo apporteront des solutions concrètes aux problèmes chroniques du pays. Il est insupportable que le Congo soit le pays le plus endetté au monde par tête d’habitant, alors que la population manque de tout.

Résister, c’est aller au clash avec le dictateur Sassou-Nguesso. A contrario, nous allons disparaître. S’il doit y avoir modification ou changement constitutionnel, ce sera sans lui.

« Si vous êtes capables de venir en aide aux autres, faites-le. Si vous ne le pouvez pas, au moins ne leur nuisez pas »(Le dalaï Lama, l’Eloge de la compassion ».

Par Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT

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