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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 10:28
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso, une menace pour sa famille et la paix au Congo

par OLIVIER MOUEBARA -

Contrairement aux idées reçues et répandues par les propagandistes du dictateur d’Oyo, Sassou-Nguesso est une menace pour la paix et la stabilité au Congo.

Hormis ses courtisans qui l’encouragent à tripatouiller la Constitution pour se maintenir au pouvoir, les divergences apparaissent au grand jour au sein de son cercle familial restreint.

De Brazzaville à Libreville, Willy Nguesso, l’aîné des enfants du clan Nguesso ne cesse de dire: «papa est inconscient en hypothéquant notre avenir. Nous avons de l’argent et pouvons bien vivre. Dans ce cas, pourquoi chercher à embraser le pays à travers des manœuvres douteuses de modification constitutionnelle? A tous ceux qui l’entraînent dans cette voie sans issue, j’attire votre attention en vous disant que je me désolidarise de cette magouille ». Propos authentiques rapportés par un témoin.

Plus l’échéance approche, tout laisse penser que le dictateur Sassou-Nguesso s’apprête à braver la colère populaire. Ce qui se passe en Ukraine semble ne pas lui faire réfléchir. Avec un peu de chance, il finira et crèvera en exil comme Mobutu. Sauf s’il choisit de finir comme le dictateur libérien Samuel Doe.

L’instauration de la paix au Congo est une entreprise de salut national, qui impose aux différents acteurs de la vie politique une honnêteté intellectuelle, un sens de la responsabilité très élevé dans la gestion de la chose publique et un amour pour le pays, autrement dit un patriotisme au sens noble du terme.

Malheureusement, au Congo du sanguinaire Sassou-Nguesso, la paix véritable peine à s’installer, à trouver ses marques, parce que Sassou-Nguesso est à la fois juge et partie. Il ne jouit d’aucune impartialité et d’aucune forme de confiance auprès des congolais.

Ce jugement émane du fait que le dictateur Sassou-Nguesso n’a jamais fait siennes les valeurs démocratiques, car prisonnier de son tribalisme et du clientélisme politique, érigés en méthode de gouvernement, à cela s’ajoute son incompétence notoire à assumer les fonctions qui lui sont dévolues par la Constitution de 2002, qu’il récuse à présent par opportunisme.

La fonction présidentielle a été substituée à celle d’un chef de clan et de faction. Pis, pour masquer sa légèreté, le dictateur Sassou-Nguesso s’emploie à tribaliser la vie politique en créant des frontières psychologiques entre les Congolais. Sassou-Nguesso fait de l’exploitation des peurs et des stigmates de son pogrom de 1997 un but inavoué de l’embrasement total du Congo, dans le but de tenter de faire oublier aux Congolais ses exactions et crimes pendant trente ans, c’est-à-dire à diluer ses responsabilités.

C’est pourquoi, la tâche revient à toutes les forces démocratiques de s’opposer au hold-up constitutionnel annoncé par le dictateur Sassou-Nguesso.

Il s’agit pour toutes les forces vives du Congo d’éviter de se compromettre avec ce régime autoritaire, qui fait parler les armes, qui n’excelle qu’en usant de basses œuvres politiciennes et dont la gabegie est sa marque de fabrique.

Sassou-Nguesso, ses soudards et ses sbires sont préoccupés par la conservation du pouvoir par la force des armes et la révision étriquée de la Constitution.

L’unité doit se faire parmi les forces démocratiques et salvatrices, pour créer une dynamique alternative à la dictature épouvantable qui étouffe le pays. Les ambitions personnelles doivent laisser la place à la réflexion sur les solutions qui doivent être apportées aux maux qui désagrègent le Congo: la pauvreté, l’insécurité, l’arbitraire, la crise économique, sociale, culturelle, morale…

Est-il besoin de rappeler au dictateur Sassou-Nguesso qu’il est une menace pour la paix, tant son ambition démesurée à ses seules fins égoïstes prime sur l’intérêt supérieur du quotidien des congolais ?

Le but d’un homme politique est de laisser une trace dans l’histoire. Celle que laissera le dictateur Sassou-Nguesso est bien résumée par son fils Willy Nguesso: « la désolation« . Les générations futures retiendront sans doute que Sassou-Nguesso est à l’origine de toutes les guerres civiles et des assassinats politiques qu’a connus le Congo.

En définitive, la paix véritable ne s’installera durablement au Congo que par le départ du dictateur Sassou-Nguesso et de ses courtisans. Il est illusoire de croire que Sassou-Nguesso, champion de la purification ethnique, planificateur des massacres des populations résidant dans les quartiers sud de Brazzaville et des disparus du beach, puisse être porteur d’espoir de paix au Congo.

Tous ceux qui militent, à travers des artifices et des slogans pour que perdurent la dictature et la souffrance des congolais au delà de 2017, porteront la responsabilité de l’instabilité chronique qui paralyse le Congo.

Dès lors, il est difficile d’admettre même dans un rêve la « volonté » du dictateur Sassou-Nguesso d’envisager un passage de témoin en douceur et dans la paix.

Le Congo n’a nul besoin d’un homme fort, mais d’institutions fortes. Et seul le respect des institutions est le gage de la paix au Congo.

Stratège infâme et de mauvaise foi, le dictateur Sassou-Nguesso ne cesse de répéter dans le luxe insolent de ses résidences d’Oyo, « qu’il refuse de conduire le Congo à la rencontre du futur ». Que peut-il faire d’autre qu’il n’ait fait depuis trente ans que le Congo est sous sa coupe réglée? Mauvais redoublant et voyou, les Congolais se battront pour leur liberté.

Olivier Mouebara

(congo-liberty)

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso

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