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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 11:30
(Congo-Brazzaville) La politique de "réconcialition inter-nordiste" conduit à la partition du Congo en deux Etats distincts

Pauline Leho-Ouamba -

Congo-Brazzaville : La politique de "réconciliation inter-nordiste" conduit à la partition du Congo en deux Etats distincts

En réalité, c’est la politique de la « réconciliation inter-nordiste » prônée par Monsieur Sassou Nguesso qui a conduit les signataires de la requête à engager la procédure de divorce à l’amiable s’appuyant sur de la jurisprudence éprouvée que les Nations Unies ne peuvent réfuter pour épargner les vies humaines. La partition du Congo en deux Etats distincts est de la responsabilité totale et entière de Monsieur Sassou Nguesso qui sans cesse modifie les règles du jeu lorsqu’elles ne sont plus à son avantage. Le déclencheur est sans aucun doute sa volonté de vouloir modifier la Constitution du 20 janvier 2002 dont il est l’artisan, la Maître d’œuvre et le Maître d’ouvrage à la fois. Il l’avait tellement bien ficelée qu’il l’a violé dès la première année en se l’appliquant en 2002 pour se faire élire comme si on condamnait quelqu’un sur une loi qui venait d’être votée sur mesure…

Il est clair que procéder à la partition du Congo peut être considérée comme une atteinte à l’intégrité territoriale qui est une conséquence de la modification de la Constitution, c’est là que la responsabilité de Monsieur Sassou Nguesso est totale et entière. Cette responsabilité-là ne peut être amputée aux signataires mais bel et bien au président Sassou Nguesso et ceux qui l’encouragent dans cette voie. Ils leur appartiennent maintenant d’exposer les raisons pour lesquelles la modification ou le changement de la Constitution est indispensable pour l’unité du Congo pour contrer les raisons clairement exposées par les signataires.

De notre point de vue, cette requête est la seule et unique voie pour sortir du blocage du pays. Il est aussi clair que certains peuvent voir là comme une manière de morceler le pays mais en réalité, le pays était déjà divisé depuis fort longtemps. Et ceux qui condamnent cette partition n’ont jamais levé un simple bout de doigt que Monsieur Sassou Nguesso, au nom de la « réconciliation inter-nordiste » allait en croisade contre les régions du Sud du Congo puisqu’il le leur disait : « je fais ça pour vous ».

L’Etat du Sud Congo est devenu une réalité qui ne peut plus être ignoré et renvoyé par un revers de la main. Quelle va être l’attitude du nord vis-à-vis de cette situation puisqu’en toute logique Monsieur Sassou Nguesso qui avait été élu pour une République Une et Indivisible – qui est avec la partition de fait – deux Etats ne peut être reconnu comme le président de la République du Congo mais le chef de l’Etat de fait du Nord Congo. Est-ce que les Congolais du Nord vont-ils le reconnaître comme leur président ou eux aussi vont-ils se séparer de la citadelle Oyo ?

Telles sont les questions qui se posent aujourd’hui auxquelles chacun d’entre nous doit y réfléchir car forcément cela change la donne. Comme le dit Monsieur Koulama sur Facebook « Cette initiative de l’état du sud, risque de faire tâche d’huile dans la société. Pour le reste, No comment !!!! »

Cette tâche d’huile qui risque de gagner un certain nombre de pays est à prendre au sérieux et ce n’est pas par les injures qu’il faut le résoudre mais bien par un débat de fond, à savoir Sassou Nguesso va-t-il continuer à être le président du Nord Congo ?

Voici ci-dessous ma contribution faite suite à la contribution de Monsieur Appolinaire Noël Koulama d’avoir initié le vrai débat…

Pauline Lého sur Facebook : « Monsieur Koulama, vous avez raison de relever « Pour le reste, No comment !!!! » parce que les Nations Unies ne peuvent pas voter mais prennent seulement apte de l’existence de ce nouvel Etat du Sud comme en Crimée, à la différence qu’en Crimée ou au Soudan du Sud, il y a eu guerre et morts d’hommes. Ici, les signataires utilisent la voie diplomatique en s’adressant directement à l’ONU et aux grandes Nations démocratiques – Etats partenaires – pour éviter que le sang des Congolais ne coule. Il y a donc une réelle responsabilité politique chez les signataires. A la différence de Monsieur Sassou Nguesso qui, dans pareille circonstance, aurait sans aucun doute utilisé l’arsenal militaire pour verser le sang congolais au prétexte qu’il y a atteinte de la sûreté de l’Etat. Eux – les signataires – posent une argumentation basée sur la jurisprudence qui ne peut être contestée. Elle est recevable. En d’autres termes, l’Etat du Sud Congo existe bel et bien maintenant.
Monsieur Sassou Nguesso le sait bien mais il feint de ne pas le comprendre. Pourtant, il agit dans ce cadre-là de l’existence de deux Etats puisque le Vendredi 16 Mai 2014 (http://m.starducongo.com/Reforme-du-Conseil-de-Securite-de-l-ONU_a9775.html), il a reçu dans la capitale du Nord Congo, Oyo, le Sommet du comité des dix de l’Union Africaine pour la réforme du Conseil de Sécurité des Nations Unies. S’il n’avait pas pris acte de cette séparation, c’est à Brazzaville qu’il aurait reçu cette délégation Africaine. Surtout la Président de la Commission de l’UA a été aussi officiellement saisie pour cette requête. Donc, les présidents qu’il a reçus à Oyo savaient que son hôte n’était plus président du Congo mais d’une partie seulement du pays.
Cela veut dire si Monsieur Sassou Nguesso a été élu en 2009 président d’une République du Congo Une et Indivisible, dès lors que le Sud Congo se sépare, il n’est plus président de ce Congo mais d’une partie seulement. C’est le droit. Parce que l’intégrité territoriale est atteinte.
C’est pourquoi, les signataires ont opposé à Monsieur Sassou Nguesso sa politique clanique la politique de la partition du Congo, une décision légitime puisque ni l’ONU ni l’UA ne doivent voter. Mais ces organisations prennent seulement ACTE.
Ce qui veut dire clairement que tous ceux qui ont perdu des parents dans la politique répressive de Monsieur Sassou Nguesso, depuis Kikanga, Diawara, et ceux de la « semaine rouge » de l’assassinat de Marien Ngouabi, Massamba-Débat, le cardinal Biayenda, des 353 jeunes gens, ceux du 4 Mars sans oublier les « 750 000 personnes qui manquent à l’appel » dont Monsieur Pigasse dit sur RFI en 2005 « qu’on aurait pu s’en tirer avec moins de 2000 morts. » ne peuvent être que d’accord avec les signataires.
En définitive, le Congo est arrivé à ce divorce à cause de la politique clanique de Monsieur Sassou Nguesso qui a exposé son clan Mbochi d’Oyo lorsqu’il leur déclarait après chaque tuerie dans le Sud du Congo « je fais ça pour vous. » Aujourd’hui, il est rattrapé par cette politique néfaste de la « réconciliation inter-nordiste » au détriment de l’unité nationale qui s’avère être un jeu de dupes. Là, les signataires lui signifient en bonne et due forme que le Sud se sépare de cette UNION qui ne profite qu’au Nord.
Là, il n’y a pas de doute que le nouvel Etat du Sud Congo va prendre une série d’initiatives comme la saisine de la Haie pour diligenter une atteinte internationale pour que les parents qui ont perdu les leurs puissent avoir accès à la vérité ; là aussi va se poser le problème de la dette du pays que les signataires ne vont pas manquer poser pour savoir qui paye quoi et enfin il v a y avoir le douloureux problème des ressortissants du nord qui se sont installés dans le sud du pays avec des constructions cossues ; que vont-ils faire : rester ou repartir ? Là, certainement Monsieur Sassou Nguesso n’y avait pas pensé… A vouloir trop gagné, à vouloir trop abusé de l’injustice, la justice finit par vous rattraper. Il a voulu avoir le président Modeste Boukadia, ce sont les signataires de la requête qui ont eu le président Denis Sassou Nguesso dont on peut dire aujourd’hui « le président Sassou Nguesso est nu ! »
Sauvons la République du Sud Congo. Il n’y a pas d’autres choix de s’en sortir pour remettre tout à plat.
Merci Monsieur Appolinaire Noël Koulama d’avoir initié le vrai débat…

Appolinaire Noël Koulama a écrit sur Facebook :

« Oum ! C’est la conséquence des politiques qui ne tiennent pas compte des sensibilités nationales et l’histoire des peuples. Le centralisme dirigiste de monsieur Sassou reste insensible, le diktat semble être le moteur pour diriger la société congolaise.
Ce diktat dort, lorsque la liberté de critiquer des congolais n’inquiète pas le régime (on dit que le pays est démocratique, telle est l’image l’on veut se donner à l’étranger), mais lorsque la liberté de critiquer des congolais inquiète le régime, le diktat se réveille, l’appareil militaire, de l’état et de l’audiovisuel sont mobilisés (on dit que le pays est dictatorial, l’opposition et la société civile silencieuse s’inquiètent).
On peut, également, croire à cette initiative, le dégoût de l’accaparement des biens par un clan, la corruption, le népotisme, l’alternance confisquée par les intentions de la modification constitutionnelle et la tricherie de l’appareil de l’état pour le seigneur Sassou N’Guesso.
Autre conséquence de la candidature d’un seul homme : Des congolais ayant de l’expérience professionnelle ne rentreront jamais au pays, s’il n’y pas d’alternance. La boucle est bouclée, c’est le serpent qui mort sa queue. Qui profite de cette situation ? Des congolais peu expérimentée, des courtisans à la cour, des étrangers qui ont l’expérience, dont les soucis du développement du Congo ne les concernent, normal, ils ont leur pays.
La géopolitique actuelle en Afrique centrale est propice à Sassou, Kabila, et Dos Santos … A moins qu’il y ait un conflit entre eux !!!
Cette initiative de l’état du sud, risque de faire tâche d’huile dans la société. Pour le reste, No com
ment !!!!
ANK. »

PM LEHO-OUAMBA, Femme, Amie et Maman (FAM).
Moungali, le 21/05/2014.

Contact :
Twitter : @PMLeho
Facebook : http://www.facebook.com/pauline.leho

SOURCE : http://femmesdelafrique.wordpress.com/2014/05/21/congo-brazzaville-la-politique-de-reconciliation-inter-nordiste-conduit-a-la-partition-du-congo-en-deux-etats-distincts/

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