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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 16:07
(Congo-Brazzaville) “La création de l’Etat du Sud-Congo est une question de survie”

Vendredi 25 avril 2014. Aimé Emmanuel Yoka déclare :

« Ce n’est pas une question juridique. C’est une question politique. Je vous propose d’ouvrir ce débat ici, pour que ce qui est indiqué par le député Tsaty-Mabiala comme un secret de polichinelle, devienne une évidence démocratique et républicaine. »

Est-ce que ce débat doit-il se cantonner à l’Assemblée nationale qui est un acquise du PCT ?

Comme le reconnait Denis Sassou en août 2013 devant un visiteur bien en cour qui lui demandait de ne pas modifier la Constitution :

« Je m’y prépare, mais le PCT et mon clan n’y sont pas encore préparés, et j’envisage un Forum en 2014 pour les amener à reculer. Je ne peux pas soumettre ce cas brutalement au parlement qui est un acquis total du PCT. »

Drôle de préparation. Le même Sassou indique en substance au cours de sa conférence de presse, le 2 avril 2014, à Bruxelles lors du sommet UE-Afrique :

« Le pays est en chantier et qu’il devait achever ce travail commencé, mais il ne voyait pas comment débuter un travail et le laisser inachevé. »

Autrement dit, il envisage, comme chacun le sait depuis longtemps puisque c’est « un secret de polichinelle » de modifier sa Constitution du 20 Janvier 2002, taillé sur mesure par lui-même, sans se prononcer, pour l’instant, sur son éventuelle candidature à la présidentielle de 2016. Pour le faire au tout dernier moment.

En réalité ce débat a déjà eu lieu. Le PCT a déjà modifié les ARTICLES 57, 58 et 185 pour permettre à Denis Sassou d’être président à vie. C’est le droit le plus absolu et souverain du Peuple du Nord du Congo de le consacrer Président à vie de l’Etat du Nord Congo dont la capitale est Oyo.

Par tacite modification de l’ART. 1, le Peuple du Sud Congo se doit de se doter aussi d’un Etat du Sud Congo pour échapper aux massacres qui se profilent à l’horizon avec cette modification. C’est aussi le droit le plus absolu et souverain du Peuple du Sud Congo que de préserver son génome puisque au regard des chiffres de l’ONU d’après le programme post-conflit de novembre 1999 du gouvernement de la République du Congo, il manque à l’appel près de sept cent cinquante mille (750 000) personnes toutes issues du SUD du CONGO, chiffres confirmés par le recensement de 2013 publié le 6 mars 2014 par le Ministère de l’Intérieur du Congo.

Les “disparus du Beach” ne sont pas comptabilisés dans ces chiffres macabres dont fait état l’ONU dans le programme post-conflit. C’est donc une question de survie ; ce d’autant que Denis Sassou annonce au cours de sa conférence de presse le 2 avril 2014 à Bruxelles « … il devait achever ce travail commencé, mais il ne voyait pas comment débuter un travail et le laisser inachevé. »

Il est donc aisé de comprendre que le tintouin fait autour de la modification ou du changement de la Constitution du 20 Janvier 2002 est une fuite en avant mais qui n’a d’autre but que la consolidation de l’Etat du Nord Congo en vue de créer un ensemble plus grand : le Grand Nord si cher à MM. Mathias Dzon et Denis Sassou.

Plus que jamais, chacun doit prendre position. La modification de la Constitution ne met pas en danger la démocratie mais au contraire met en danger de mort le Peuple du Sud Congo. Tel semble être l’objectif à terme du PCT.

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

Paris, le 04 mai 2014

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Modeste Boukadia - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso

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