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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 11:43
(Brazzaville-Congo) La sécession de fait du Congo est de la seule responsabilité de Sassou Nguesso

La sécession de fait du Congo est de la seule responsabilité de Sassou Nguesso -


« Sassou Nguesso et son gouvernement ne peuvent plus engager la signature du Congo à la date de la réception de la requête par l’ONU au risque d’annulation des contrats par les futures autorités du Sud Congo. De plus la justice internationale et Interpol peuvent maintenant le poursuivre. Ceux qui ont déposé la requête à l’ONU savent qu’ils faisaient. C’est la loi. » (dixit un avocat consulté à Brazzaville qui garde l’anonymat).

Pourquoi et comment en sommes-nous arrivés à la partition du Congo

POURQUOI

Comme dit la chanson « les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître… » mais pour les plus anciens : « Rappelez-vous… ». Avant la Conférence Nationale Souveraine en 1991, n’est-ce-pas Sassou Nguesso qui énonçait, qui susurrait à l’oreille de ses compatriotes du Nord dans sa langue Mbochi : « Je fais ça pour vous, il faut la réconciliation inter-nordiste pour fortifier le Grand Nord. » Qui payait les mercenaires pour assassiner les cadres du sud ?

Un quart de siècle plus tard, le Sud l’a entendu, l’a compris en enterrant ses morts. Le Sud a relevé la tête. De cette servitude par la peur imposée par les bombardements de gaz moutarde sur toutes les régions du sud du Congo dont les conséquences sont visibles avec les maux des yeux, les maladies des dents, les maladies des jambes qui enflent, la malnutrition apparue ; par les viols des filles et des femmes du sud du Congo pour les punir d’être nées du Sud du Congo ; par l’abattage des arbres fruitiers, la destruction des troupeaux dans les régions Sud du Congo.

Qui a demandé le changement de la Constitution du 15 Mars 1992 par la Constitution du 20 Janvier 2002 ? Et qui veut modifier ou changer la Constitution du 20 Janvier 2002 pour continuer l’œuvre d’épuration ethnique ? Si un article peut être changé alors tous peuvent l’être.

COMMENT

En relisant les données démographiques diffusées par le gouvernement de Sassou Nguesso, lors des différents recensements, il en ressort que :

- près de « 750 000 personnes qui manquent à l’appel » toutes issues du Sud du Congo ;
- plus de 353 jeunes gens issus aussi du Sud du Congo qui représentaient l’avenir de ces régions ont été assassinés froidement dans des conditions atroces ;
- sans oublier les charniers entre autres de Mbandza-Ndounga.

Ce sont des faits avérés et connus de tous. Les preuves que sont les résultats de ses recensements sont formelles.

Doit-on vivre comme des esclaves sous le joug de la corruption ou mourir parce qu’un nom, une famille, un clan dérange ? Une manière de dire que l’on est condamné par délit d’appartenance ethnique ou de faciès.

Ma réponse suite à cet exposé est farouchement NON. Si pour retrouver la fierté et la dignité, pour sauvegarder le génome du Sud Congo, il faut instaurer une frontière, alors faisons comme les bergers qui protègent leurs troupeaux en érigeant des barrières.

Vivre, c’est savoir se protéger.

Le Sud du Congo a trouvé le courage de dire STOP au génocide programmé. Le Sud du Congo a laissé le temps au temps pour éviter de confondre Acte manqué et Volonté de protéger.

Cette protection est administrative. Elle est maintenant reconnue internationalement. Monsieur Sassou Nguesso ne peut plus user de ses armes acquises ici et là pour se maintenir au pouvoir en faisant la guerre aux régions du Sud du Congo pour sa politique de « réconciliation inter-nordiste pour fortifier le Grand-Nord ».

QUE DEVIENT LA REPUBLIQUE DU CONGO ?

En premier, il faudra élire les présidents : celui du Nord et celui du Sud. Monsieur Sassou Nguesso, avant la remise de la requête à l’ONU, l’UA et aux Etats partenaires, était le président de la République du Congo, pas de l’Etat du Nord Congo. Par son souhait de ne jamais être rattraper par la justice internationale, il espère finir ses jours comme Président. Pourrait-il manœuvrer au Nord comme il l’a fait militairement au Sud ? Quelles sont les possibilités qui s’offrent à lui maintenant ?

1. Sans bain de sang, Sassou Nguesso accepte cette scission – vaut mieux un petit chez soi que pas de chez soi du tout – parce que le temps ne joue pas en sa faveur car après 6 mois – après la réception de la requête par l’ONU – la fin de son mandat de Président doit se prononcer. La justice internationale peut diligenter Interpol à ses trousses dès qu’il sortira du Congo et même s’il est à Brazzaville puisque cette ville est située dans le nouvel Etat du Sud Congo.

2. Comme le Sud Soudan et l’Etat d’Israël, ces Etats ont été reconnus par la simple volonté de leurs peuples ; c’est ce qu’a fait le Peuple du Sud Congo en invoquant cette jurisprudence ; ce que Sassou Nguesso ne peut pas contester. Sinon, il risque d’être victime d’un blocus économique international et que ce faisant, lui et son gouvernement ne peuvent plus engager la signature du Congo puisque de facto, lui n’est plus le Président du Congo et que son gouvernement n’est plus celui du Congo. Si d’aventure, ils engagent la signature du Congo en signant des engagements ou des contrats à partir de la date de la réception de la requête par l’ONU, à savoir le 29 AVRIL 2014, cachet de la Poste faisant foi, ces contrats et ses engagements peuvent ne pas être reconnus par les nouvelles autorités qui seront mises en place par référendum par le Peuple du Sud Congo. D’où les investisseurs potentiels doivent regarder cette situation de très près pour ne pas voir leurs investissements non honorés. Les futures autorités du Sud Congo n’auront obligation d’honorer la signature du Congo intervenue après la date du 29 AVRIL 2014. La question qui se pose à Sassou Nguesso est : « souhaite-t-il l’étouffement financier des siens ? »

3. Mieux vaut deux moitiés de pays qui deviennent stables, sans effusion de sang, pour attirer les investisseurs qu’un pays en proie à des violences présentant uns instabilité politique peu rassurante. A l’heure actuelle, il n’y a que quelques Etats qui rentabilisent leur mise de fonds avec une croissance proche de 10%. On peut dire que c’est une excellente devise… pour eux car le Peuple Congolais à plus de 55% est au seuil de pauvreté ; seuil défini par l’ONU et rappelé par l’émission Le dessous des cartes, diffusée le 10/05/2014. Oui, le Congo dirigé naguère par Sassou Nguesso est riche mais pour qui ? Autant grossir le PIB avec une population impliquée dans cet avancement : Travail – Ecole – Santé. Ce triptyque simple (TES) est le soubassement d’un pays équilibré, même si cet équilibre rencontre une découpe !

LIBERTE AMPUTEE

Voici ce que j’ai entendu hier 21/05 au marché de Poto-Poto au cours d’une discussion de jeunes étudiants :

« On nous a amputé de notre liberté et de nos ressources. Dès qu’un fils ou fille du Sud du Congo veut s’exprimer, comme le Président Modeste Boukadia, on le condamné à 30 ans de travaux forcés et les membres de son parti à 7 ans, 5 ans et 2 ans de prison ferme à Pointe-Noire. Nous pouvons dire que nous sommes colonisés par le Nord. Il est temps de dire que nous ne voulons plus être sous le joug du Nord. Nos parents avaient combattu pour ne pas être sous le joug de la France. Mais Sassou et les siens viennent nous soumettre leur joug. Non, ce n’est pas maintenant que nous allons accepter d’être sous le joug de Sassou Nguesso. Est-ce que depuis 1969, le Sud n’a-t-il pas suffisamment donné ? Il est temps que le PCT rende le Congo aux Congolais, le Nord et y compris le Sud. La sécession de fait depuis que l’ONU a pris acte de la requête est une bonne chose. Elle va permettre à la société congolaise d’être consciente que nous sommes passés à côté de l’essentiel, nous avons voulu gérer en égoïste alors que le Congo est un Bien qui appartient à tous et Sassou Nguesso et les Mbochi d’Oyo en ont fait leur propriété. Mais qu’il y a deux Etats parce que c’est la loi, les Congolais vont devoir se respecter mutuellement. Ce sont des gaillards, les Messieurs qui ont signé la requête. Respect Messieurs ! »

Il n’y a rien à ajouter. Sassou Nguesso a manqué sa sortie honorable.

PM LEHO-OUAMBA, Femme, Amie et Maman (FAM).
Moungali, le 22/05/2014.

Contact :
Twitter : @PMLeho
Facebook : http://www.facebook.com/pauline.leho

SOURCE : http://femmesdelafrique.wordpress.com/2014/05/22/brazzaville-congo-la-secession-de-fait-du-congo-est-de-la-seule-responsabilite-de-sassou-nguesso/

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PM Leho-Ouamba - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT

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