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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 10:21
[Congo-Brazzaville] Vers la partition du pays : La République du Congo Une et Indivisible a vécu

Par J. Milandu Lumoni -

La décision de la création de l’Etat du Sud Congo est une décision lourde de conséquences. Son objectif est avant tout de préserver le Peuple du Sud Congo en vue de faire face au décret silencieux mais aux conséquences atroces bien visibles.

L’interrogation jadis d’Ambroïse Noumazalaye : « Peut-on faire la démocratie au Congo avec un Nord Congo moins peuplé ? » A cette curieuse interrogation, Ernest N’Dalla lui répondit en substance : « Nous sommes dans le même parti, tout ira bien ! »

De son côté, sentant l’approche du vent de la pérestroïka, M. Sassou Nguesso appela les siens à la « réconciliation inter-nordiste » au détriment de l’unité nationale jusqu’à affirmer « Celui qui me remplacera n’est pas encore né. »
L’interrogation de M. Noumazalaye a fini par trouver sa réponse. Toutes les guerres dites civiles, qui n’en étaient pas, avaient pour but de résoudre cet épineux problème du Sud Congo trop peuplé par rapport au Nord Congo.

Quant à la « réconciliation inter-nordiste », M. Sassou Nguesso y a contribué en mettant en place la politique de discrimination des Congolais en lieu et place de la politique de la réconciliation nationale, à savoir la mise en place de l’Etat du Nord Congo avec sa politique clanique où la quasi-totalité des commandements est assurée par les ressortissants du Nord Congo.
Du point de vue de M. Sassou Nguesso, il a raison de ne pas vouloir l’unité nationale ou la mise en place d’un gouvernement d’union nationale parce qu’au sein de ce type de gouvernement chacun a voix au chapitre. Or, son pouvoir lui est venu d’un coup de force le 5 juin 1997 avec toutes les conséquences que l’on sait.
De même, l’on sait aussi qu’il est impossible de demander des comptes ou de critiquer le bilan de sa gouvernance dès lors où il a accédé au pouvoir par coup d’Etat et donc aucun véritable organisme public voire démocratique ne peut lui faire opposition de son bilan.

C’est pourquoi, compte-tenu des faits ci-après :

- Coup d’Etat du 5 juin 1997 et mise entre parenthèse de la Constitution du 15 Mars 1992 approuvée par 96% de la population avec un taux de participation de près de 98%, promulguée par le président en exercice d’abord, à savoir M. Sassou Nguesso ;
- Transition flexible de 5 ans avec l’ensemble des pouvoirs aux mains d’un seul homme, à savoir M. Sassou Nguesso ;
- Guerres menées contre les populations des régions du sud du Congo, avec l’appui des mercenaires et des armées étrangères en vue de réduire le nombre d’habitants dans les régions sud du Congo afin que l’interrogation de M. Ambroïse Noumazalaye trouve une réponse ;
- Constitution du 20 Janvier 2002 voulue par la seule volonté de M. Sassou Nguesso et imposée au Peuple du Congo dont l’étendu de tous les pouvoirs sont dévolus au seul Sassou Nguesso ;
- Discrimination des Congolais par la politique clanique de l’ethnie Mbochi d’Oyo qui conserve pour elle seule toutes les devises de l’exportation des matières premières et occupe 99% de tous les commandements ;
- Création de fait de l’Etat du Nord Congo ayant pour capitale Oyo où M. Sassou Nguesso reçoit les présidents, chefs d’Etat et de gouvernement en visite officielle alors que c’est Brazzaville qui d’après l’Art. 1 de sa Constitution est la capitale de la République du Congo ;
- Volonté de modification de ladite Constitution pour pouvoir se représenter en 2016 alors que sa propre Constitution le lui interdit.

M. Sassou Nguesso, par son appel à la « réconciliation inter-nordiste » a créé de fait l’Etat du Nord Congo. Ce faisant, il a asséné un coup mortel à la République du Congo Une et Indivisible. Pourquoi les régions du sud ne créeraient-elles pas aussi l’Etat du Sud Congo pour tourner la page de la cohabitation de manière responsable, à l’amiable pour nous ménager des drames par séparation et non par scission ? Cela n’aurait-il pas le mérite de maintenir les amitiés bien que chacun doive vivre de son côté pour mieux se respecter et mieux s’apprécier ?

N’est-ce pas là le dessein caché de M. Sassou Nguesso que d’aucun n’a voulu voir en se voilant la vérité ?

De ce qui est dit, ne revient-il pas au Sud Congo de prendre son destin en mains… en s’affirmant comme Etat souverain ?

Merci.

Justin MILANDU LUMONI
Depuis la ville de Mfoa, 30 avril 2014

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J. Milandu Lumoni - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT

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