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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 07:33
(Congo-Brazzaville) Révision de la Constitution et Procès politique du CDRC à Pointe-Noire

Révision de la Constitution et Procès Politique du CDRC à Pointe Noire !

http://www.nerrati.net/infopage-congo/index.php?option=com_content&view=article&id=1350:congo-brazzaville-la-majorite-presidentielle-ne-faiblit-pas-dans-sa-volonte-de-changer-la-constitution&catid=1:politique&Itemid=35

Il est pour le moins intéressant de noter,

selon le lien d’INFOPAGE CONGO, que « Le parti au pouvoir au Congo Brazzaville a mis en place une commission chargée de réfléchir sur l’éventuelle révision de la Constitution du 20 janvier 2002, dans le souci de consolider la démocratie au Congo et qu’à l’issue de l’assemblée généraledu collège des présidents despartis et associations membres de la majorité présidentielle, tenue le 14 avril 2014 dernier àBrazzaville, Pierre Ngolo, le président par intérim de la majorité présidentielle, a déclaré que « ‘Nous devons nous mettre à la disposition de ce noyau afin de lui donner les outils luipermettant de nous apporter, dans les tous prochains jours, une réflexion bien élaborée. Après validation par la majorité, nous partagerons cette réflexion avec les populations. Ainsi,nous mènerons le Congo sur la voie de la démocratie qui doit se consolider en créant de façon permanente les conditions d’une vie paisible des citoyens’». Comme c’est bien dit !

Et comme faire-valoir de démocratie apparaît une photographie, celle ci-dessus reprise du meeting tenu à Pointe-Noire à la place de la Gare de Tié-Tié, le 29 juin 2013, par le Président du C.D.R.C., BOUKADIA MODESTE, condamné par contumace le 9 avril 2014 à 30 ans de travaux forcés par la Cour Criminelle de Pointe-Noire alors que Messieurs MIAKAMONA NZINGOULA Sylvain, MABIALA MPANDZOU Paul Marie et TSIAKAKA Valentin sont condamnés à SEPT (7) ANS de détention ferme, Messieurs MBANZA Judicaël, KIMANGOU Joseph, BIBILA Gilbert, MABOYI Antoine, SILAHO René, MATSIMOUNA MOUYEKET Eloge, KIALOUNGOU Pierre Placide, TANDOU Jean Claude, BANAGOUNA Mesmin sont condamnés à CINQ (5) ANS de détention ferme, et Messieurs LONDE MOUSSA Landry et NGOMA Sylvain Privat sont condamnés à DEUX (2) ANS de détention ferme. Qu’en pensez-vous Monsieur Ngolo ? Voilà une question intéressant le Pays quant à gérer la démocratie par la dictature, sans que vous puissiez ignorer ce procès stalinien qui fera date dans les annales ?

Nous avons noté que pour certains présidents de partis et d’associations, ce projet de modification de la Constitution, pour permettre à Monsieur Sassou Nguesso de se représenter une 3ème fois à la magistrature suprême, était une bonne occasion de renâcler un peu, moyennant quelques rétributions qui permettent de mieux réfléchir.

On le voit avec la prise de position alambiquée de Monsieur Ngabelet Auguste, porte-parole de la « Convention pour l’action, la démocratie et le développent (CADD) » qui soutient que la Majorité (mais quelle majorité avec des participations de 5% du corps électoral ?) n’a encore rien décidé et en intimant l’ordre aux partis et associations de garder le silence absolu, leur point de vue ne devant être soumis qu’à la commission.

Quelle leçon de démocratie et de transparence à partir du moment où les élites ont peur de dialoguer en public, c’est que la démocratie est morte depuis longtemps ! Ce qui est le plus étonnant, c’est que cela soit dit en public comme si c’était normal, et que l’Intelligentsia du Pays ne dise rien faisant le dos rond parce qu’elle est apeurée.

La déclaration de Monsieur Ngabelet est une anthologie de démocratie populaire : « Nous avons mis en place une équipe afin de dégager la quintessence du débat et de nous faire une proposition qui sera une proposition commune. Que vous soyez pour, contre ou neutre, il faut adopter cette décision de la majorité, qui sera l’instrument nous permettant d’expliquer à la base » : Oui quant à la majorité démocratique, Non quant au dictat du petit comité où les membres se verront gratifier suffisamment pour donner leur voix.

Quant à minimiser que « la modification constitutionnelle est une mode en Afrique », ce n’est vrai que des Pays où le Pouvoir en place sait qu’il ne peut être réélu sans cette modification et qu’il s’agit de réélire le Président, non pas pour lui-même, mais pour son entourage, et tous ceux qui sont aux commandes et qui doutent de l’avenir. C’est le moment pour Tous de réfléchir autrement pour que le Pays ne sombre pas.

La méthode de Monsieur Mathias Dzon semble celle de « gros minet qui a peur des souris » : « Délimiter le champ (par qui ?) ; définir la compétence (par qui ?) ; définir l’objectif général (par qui ?) ; définir les objectifs spécifiques (par qui ?) ; proposer (à qui ?) nombre et statut des hommes (choisis par qui ?) ; proposer (à qui ?) présidium, secrétariat, police, protocole ; élaborer avant-projet (par qui ?) ; proposer (à qui ?) cadre institutionnel de mise en œuvre et contrôle ; cadre institutionnel de transition », des propositions sans suite car Monsieur Sassou Nguesso ira monter son cheval à Oyo.

A noter l’aveu de Monsieur Mathias Dzon d’un truquage électoral au Congo, le Nôtre bien sûr, ce qui semble relever de « l’atteinte à la sureté de l’Etat » : « Les élections mal organisées et truquées sont devenues la cause principale des conflits socio-politiques qui déchirent l’Afrique en général, le Congo en particulier » ; dont acte, à ceci près que les conflits internes sont dus pour bon nombre de Pays Africains, dont l’Algérie, la Tunisie, la Libye, le Nôtre, et la liste est longue, au fait que les élites au pouvoir conservent pour elles seules les devises de l’export sans souci du chez soi, la question étant simplement ce qu’il faut faire des devises pour que le Pays tourne, et pour le Congo plus particulièrement, que le clan Nguesso de l’ethnie Mbochi des Pays outre-Alima a confisqué les devises et le pouvoir au détriment du reste du Congo ?

Le vœu de Monsieur Mathias Dzon : « créer les conditions d’organisation d’élections libres, transparentes et justes » restera légitime, mais pieu, car il s’agit, comme en Algérie, qu’une élite conserve la mainmise et sa dépense en devises pour elle-même. Soyons sûr que le « durcissement de ton de Monsieur Dzon » va très impressionner ! Il est illusoire d’implorer voire supplier que le Président devenu l’empereur des Neuf daigne «s’assoir avec toutes les forces vives de la Nation en vue de rechercher un compromis national acceptable par tous » car, de République, y en-a-t-il eue jamais ?

Et puis suggérer la réunion « d’un comité préparatoire composé de façon paritaire de représentants de la mouvance présidentielle, de l’opposition et de la société civile », c’est comme si vous aviez demandé au roi de France avant la Révolution de réunir un Comité de Salut Public ; et pourtant s’il avait su le prévoir, il aurait conservé sa tête !

Quant à « Former un gouvernement à large consensus dirigé par un Premier Ministre proposé par l’Opposition » selon la proposition de Monsieur Dzon pour appliquer les « Actes du Dialogue National » sans relever de la Souveraineté du Peuple puisque celui-ci va en être exclu par la sélection préalable des Constituants présélectionnés, cela va conduire à une impasse où le Premier Ministre sera le bouc émissaire, car il n’aura pas la liberté d’action nécessaire à sa réussite, étant assujetti au Président avec la Constitution 2002, à moins de revenir tout simplement à celle de mars 1992 ! C’est gagner du temps pour le Pouvoir, sans que rien ne se fasse pour le Peuple, et en gardant le statu quo quant aux privilèges que distribuent à bon escient le Pouvoir.

PM LEHO-OUAMBA, Femme, Amie et Maman (FAM).
Moungali, le 23/04/2014.

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