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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 15:55
[Congo-Brazzaville] Le Grand Niairi et la menace d'une guerre civile ethno-tribale

by Officiel Brazzanews -

Attention le fruit est mur mais pourrait ne pas être facile à cueillir. Certes le Pouvoir sanguinaire de Brazzaville est malade, cependant il garde à sa tête un despote impitoyable et dangereux qui est prêt à tout pour se maintenir diablement à la tête du pays.

Le cout médiatique des sales du Niari n’est qu’un avant gout à quelque chose de très fétide qui se trame dans les laboratoires de la répression du Pouvoir de Brazzaville. S’il est exagéré de dire qu’un nouveau Rwanda se prépare au Congo-Brazzaville, portant on en est pas loin. Sauf s’il ne s’agit pas de cela. Alors on s’en réjouira. Après avoir révisé la stratégie d’une insurrection des tékés pour déclarer un état d’urgence et l’impossibilité d’organiser des élections à court terme car l’ayant jugée périlleuse pour les populations des régions du nord Congo, l’une des options en cours d’étude dans les officines de Mpila en mal d’une adhésion nationale et internationale pour la modification de sa constitution qui ne lui permettra pas de briguer un troisième septennat, serait de mettre en ébullition les Régions du Niari, de la Bouenza et Lékoumou qui entraineraient dans cette folie, le Pool pour finalement décréter un état d’urgence et annoncer l’impossibilité à organiser des élections à court terme. Des Tsourou et Ntoumi seraient en cours de formation idéologique et militaire non pas pour renverser le Régime mais pour allumer la flamme des affrontements intercommunautaires du genre zoulous=niboleks contre les ninjas=laris en 1993.

Tous les ingrédients sont presque prêts pour enfoncer le clou dans la plaie béante et même très puante laissée par Pascal Lissouba depuis son éviction du pouvoir en 1997. Les leaders politiques manipulateurs d’opinions dans les trois régions ne s’apprécient guère, d’ailleurs ils ne se sont jamais appréciés même jadis au pouvoir avec Pascal Lissouba.

Les tribus du Grand Niari (Niari, Bouenza, Lekoumou), comme ceux d’ailleurs Kouyou-mbochi, sont engagées dans une guerre de leadership. Sassou Nguesso qui a toujours su utiliser la manipulation interethnique pour gagner le pouvoir, se voit une fois de plus servi sur un plateau d’or. Pour rendre plus saisissable cette réalité, il a placé intentionnellement les régions de la Bouenza et de la Lekoumou sur une logique d’exclues politiquement et économiquement face à leur sœur du Niari qui bénéficie de manière ostensible les faveurs du pouvoir qui ne cache pas son intérêt accru pour Dolisie. Cette ville se voit doter sans cesse de quelques microréalisations économiques.

Sur le plan politique, le pouvoir de Brazza a réussi à briser la famille politique qui les rapprochait en créant deux tendances qui; non seulement s’affrontent mais s’effondrent en bons et truands. La première tendance composée majoritairement des originaires du Niari, est prédisposée à partager le gâteau avec la Mouvance Présidentielle; et la deuxième dans laquelle les ressortissants de la Bouenza et de la Lekoumou sont majoritaires est intrinsèquement liée aux valeurs éthique que recommande le bons sens.

Ne soyons pas étonnés de constater que l’UPADS: Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale, Parti de Pascal Lissouba, dirigé par Tsaty Mabiala et Pascal Ngamassa devienne un alter ego du Pouvoir en place. En revanche Christophe Moukouékoué, Victor Tamba-Tamba et Jean Itadi se retrouvent dans le giron des truands dirigés par le batéké Mathias Ndzon tous anciens auxiliaires du Roi de Mpila.

Ceci ne veut nullement dire que le Pouvoir de Brazzaville aime plus la région du Niari. C’est une stratégie manipulatrice qui consiste à accroitre la compétition et la méfiance vis à vis de l’autre. C’est bien cet autre qu’on doit désormais indexer comme un challenger à neutraliser. Tout ceci c’est pour empêcher cette entité régionale de renouveler le succès de 1992.

L’ arme de la manipulation et de la division bien que redoutable, le Pouvoir a réalisé que cela ne suffira pas pour atténuer l’ardeur des congolais majoritairement favorable à une alternance démocratique. Il faudra donc jeter l’huile sur le feu ensuite faire semblant d’éteindre l’incendie. Des miliciens seraient en cours de formation dans le Niari, la Bouenza et la Lekoumou. Des bandits sans rémunération et sans contrôle qui seront par la suite lâchés comme des chiens enragés pour semer la terreur après que le Pouvoir eut créer des incidents criminels (assassinats) à caractère tribal à Dolisie, Nkayi, Komono, Sibiti, Mouyondzi, Mfouati…appelant à la vengeance et indexant l’ennemie par rapport à sa tribu.

»L’armée » interviendra afin de rétablir l’ordre tout en jouant le jeu du pourrissement et de l’enlisement de la situation à l’instar de la guerre contre le pasteur Ntumi dans le Pool. Une opération de pacification couteuse en âmes et finance sera lancée. Elle s’éternisera. Dans ces conditions aucune élection ne sera envisageable dans l’immédiat.

Si ces supputations s’avèrent être vraies, les autorités congolaises devraient d’abord faire le bilan des expériences passées avant de se lancer dans des aventures guerrières et meurtrières. Si les congolais réclament la démocratie c’est pas perce qu’il ne veulent pas d’un individu. C’est parce que la démocratie a fait son expérience ailleurs. C’est parce que l’ ascenseur socio-économique est en panne avec pour résultat des hordes des diplômés frustrés, désabusés, mal formés et sans perspective.

JEFF KITOKO

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