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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 07:10
Congo-Brazzaville/Françafrique/France) BMA : le dictateur Sassou Nguesso courtise l'avocat de François Hollande

L’Afrique, eldorado des avocats français

Pour La Lettre du Continent, publication bimensuelle consacrée à l’espace subsaharien, ils sont les « marabouts blancs en robe noire du village franco-africain » : une escouade d’avocats hexagonaux, parisiens pour la plupart, familiers des discrets allers-retours en classe affaires entre Roissy et Abidjan, Libreville, Brazzaville ou Malabo. C’est à eux que les potentats ivoirien, gabonais, congolais et équato-guinéen ainsi que leurs disciples, alliés d’hier ou opposants d’aujourd’hui, confient la défense de leurs intérêts, dans les prétoires africains et sur les bords de Seine. Voire plus si affinités.

Ces « afro-ténors » du barreau, autant jalousés par leurs pairs que vilipendés par les puristes des droits de l’homme, bichonnent cette clientèle hors norme. Grâce à elle, nos plaideurs tropicalisés tutoient le pouvoir et l’argent, tâtent des secrets d’Etat comme des intrigues de palais, dopent leur aura ou soignent un ego endolori. Et ils aiment ça.

Certes, eux savent bien pourquoi les timoniers du défunt « pré carré » francophone d’Afrique leur font les yeux doux. Bien sûr, la langue, l’histoire et la culture communes, la parenté d’institutions et d’outils juridiques amplement calqués sur ceux de l’ancienne puissance coloniale, ne sont pas étrangères à leur pouvoir de séduction. Bien sûr, comme le résume crûment un avocat, « les membres de la nomenklatura trouvent plus chic d’être conseillés par un Français, si possible un bâtonnier ou une star du barreau parisien, que par un Africain, d’autant qu’ils sont tout le temps fourrés à Paris… »

Mais, avant tout, les robes noires sont jaugées à l’aune de leur capacité d’influence, réelle ou supposée, de leur proximité avec les puissants et de l’épaisseur d’un carnet d’adresses bonifié, le cas échéant, par les amitiés franc-maçonnes. « Certains dirigeants africains ont encore du mal à comprendre qu’il n’est pas possible, en France, de museler la presse et de stopper les juges », raille Me Patrick Maisonneuve, hier conseil de l’Etat gabonais.

Son confrère Jean-Paul Benoit, ancien haut fonctionnaire devenu avocat en 2004, peut se prévaloir du profil idéal et d’un CV en or massif – vu de Brazza ou de Malabo : il a servi, en qualité de directeur de cabinet, deux ministres de la Coopération sous l’ère giscardienne et présidé la Maison de l’Afrique ; il est secrétaire national du Parti radical de gauche chargé des affaires internationales et parlementaire européen honoraire. « Certains pensent que je pourrais même les aider à décrocher des subventions à Bruxelles, remarque-t-il. Un avocat, c’est multiservice en Afrique… »

Jean-Pierre Mignard est un des tenor du barreau parisien et ami du président Hollande

Aujourd’hui, ce septuagénaire qui imite à la perfection feu le patriarche gabonais Omar Bongo défend l’Etat ivoirien et un ancien ministre camerounais, en tandem avec Me Jean-Pierre Mignard, ami intime de François Hollande. Il ne se leurre pas quant aux attentes de ses commanditaires potentiels : « On m’approche pour mes bonnes relations avec le gouvernement actuel, pas parce que je suis le meilleur de Paris. Si j’ai été contacté par la Guinée équatoriale et si Denis Sassou-Nguesso [NDLR : le président congolais] veut me voir, c’est parce que les uns et les autres me croient capable de les tirer du guêpier des BMA… »

BMA. Trois lettres pour un dossier judiciaire, celui des biens mal acquis, qui donne de l’urticaire à l’entourage des chefs d’Etat visés par cette instruction ouverte à Paris en décembre 2010. Denis Sassou-Nguesso, l’Equato-Guinéen Teodoro Obiang et les héritiers d’Omar Bongo sont suspectés d’avoir puisé dans les deniers de leurs pays respectifs pour amasser, en France, un impressionnant patrimoine mobilier et immobilier.

L’affaire, qui a enflammé la cote des pénalistes français, mobilise aujourd’hui une bonne douzaine d’entre eux. Et aiguise les appétits. Me Francis Szpiner ne s’en cache pas : « Je rentrerais volontiers dans le dossier des BMA », lâche l’ex-conseil de Sa Majesté Impériale Bokassa Ier, empereur centrafricain déchu puis défunt, qui défend désormais le Djiboutien Ismaïl Omar Guelleh. Lire la suite…

(Extrait de congo-liberty)

Congo-Brazzaville/Françafrique/France) BMA : le dictateur Sassou Nguesso courtise l'avocat de François Hollande

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Mingua Biango - dans Congo-Brazzaville Françafrique

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