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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 11:36
(Congo-Brazzaville) Théophile Obenga, le griot du Roi Denis 1er d'Oyo

À celles et ceux qui ont, peut-être oublié, qui est Théophile Obenga, veuillez trouver ci-dessous sa lettre d’allégeance au Roi Denis 1er d’Oyo parue dans la Semaine Africaine n° 2890, du mardi 5 mai 2009. Qu’est-ce qu’il y avait en 2009 ? Qu’est-ce qu’il y aura en 2016 ? Vous avez tout compris. Le griot sort et chante toujours quand il sait que son hôte est prêt à délier la bourse.

Par Nassimina Mêrii

***

Le président Denis Sassou Nguesso : un nouvelle épithalame pour le Congo.
par le Professeur Théophile Obenga.


Peut-être avec un havenet incomplet, je m’expose à un risque de propos délibéré, en tentant une esquisse de portrait du président Denis Sassou Nguesso. Tout haut responsable aux grandes charges publiques peut avoir son portrait décrit à larges traits par des concitoyens historiens, biographes ou hagiographes. Or à l’origine, l’hagiographie elle-même fut une branche de l’histoire religieuse. A bien voir, le problème à réflexion est l’habitude du train-train qui, parfois, obscurcit l’entendement. Même le portrait le plus éloquent n’est jamais qu’n simple fragment éluvial d’une roche.

Le Président Denis Sassou Nguesso, admet-on de façon générale, est « twèrè », mot de l’idiome mbochi qui signifie tout à la fois : sage, pondéré, attentif, méticuleux, serein et endurant.

Sa personnalité est aussi faite de méthode rigoureuse, de persévérance, de détermination, sinon de volontarisme. Il apparaît froid, sévère, imperturbable et même imperméable. Cependant, l’homme est profondément sensible, plein de compassion, généreux, affable, tendre et affectueux. Il a un réel culte de la famille, de la parenté, de l’amitié, de la camaraderie. Un puissant sens d’écoute est naturel chez lui. Il hait, au plus haut point, la fourberie, l’hypocrisie, la duplicité. Il a un sentiment philosophique du beau (musique, littérature, architecture, habillement). Il est très éloignés des partisans de Bacchus.

Sassou Nguesso a fait de la rigueur sa norme familière. Il est strict, régulier et ponctuel, même lorsqu’il lance un trait d’humour. Les danses traditionnelles congolaises le comblent de joie, surtout la virile danse èkongo.

Il soigne, assiste avec son aimable épouse à des veillées mortuaires. Il console veuves et orphelins avec raison et sagesse. Il soulage les malades. Il sait pardonner, récompenser ou sanctionner avec clairvoyance et justice. IL relativise le mal qu’on lui fait, car il s’estime responsable numéro un du pays et qu’il ne doit que faire prévaloir l’intérêt général.

Quand le Congo, à maintes reprises, s’est emporté, sans frein, comme une mer tempétueuse, le président Denis Sassou Nguesso, officier général des Forces armées congolaises, est intervenu et a mis fin, avec fermeté est intelligence, à l’explosion subite et violente de la passion politique de ses compatriotes.

De cette façon aussi, il assuma la haine et le ressac de la Conférence nationale et souveraine en 1991. On ne brandissait alors qu’un manuscrit unifolié contre celui qui fut « l’homme des actions concrètes».

Comprenons. Quand la dite « bêtise humaine » manifeste crocs et becs, avec une aveugle intransigeance, Sassou Nguesso, lui, montre au contraire, au grand jour, « l’intelligence humaine ». Heureuse antithèse pour la marche en avant du Congo ! Mais la position du twèrè est historiquement la meilleure et la seule avantageuse pour le Congo.

Tout considéré, le président Denis Sassou Nguesso a fait de la paix sociale un ensemble de principes sur lesquels il fonde et construit sa politique :
- la paix, en lançant divers grands travaux pour la modernisation et le décollage socio-économique et scientifique du pays ;
- la paix, en édifiant un Etat où la règle démocratique prévaut : gestion, administration, justice sociale, solidarité nationale, santé, formation, urbanisation, alimentation, communication, sécurité et défense ;
- la paix en faveur de l’unité et de la solidarité à l’échelle continentale panafricaine, en vue de la construction de l’Etat fédéral africain devant les grandes masses géopolitiques et géostratégiques américaines, européennes, asiatiques, islamiques, etc ;
- la paix, dans le monde où apparaissent de nombreux nouveaux défis à dimension planétaire : défis financiers, défis nucléaires, défis alimentaires, défis climatiques, défis écologiques, défis énergétiques, défis culturels et spirituels, philosophiques et théologiques.

Diriger le Congo, c’est aussi, en même temps, diriger l’Afrique et le monde. Il n’y a pas de « petit pays » ni de « petits chefs d’Etat » pour cela, car ce sont les concepts, les idées, les imaginations, les analyses et les actions pratiques concrètes qui gouvernent l’humanité contemporaine.

Cette paix, si indispensable, est basée elle-même sur une philosophie de l’espoir. L’espoir est synonyme de pensée ouverte sur l’avenir. S’il pense, réfléchit, demande avis et conseil, gouverne, oriente, guide, instruit, décide et agit avec confiance, c’est qu’il a espoir que le peuple congolais vaincra ses majeures difficultés. Tel est Denis Sassou Nguesso, militaire, politique, stratège et philosophe de l’espoir.

Les êtres humains vivent leur vie. La paix, la confiance en soi – ce que les philosophes appellent « la certitude soi » – et l’espoir sont des valeurs qui ne passent pas. Elles amènent le changement, mais elles ne s’altèrent point.

Pour juillet 2009, tous les candidats, à ce qu’il me semble, sont expérimentés, valables, dévoués, compétents et patriotes. Mais, il y a ersatz et ersatz. Ainsi, toute élection, surtout une élection présidentielle, requiert pondération, jugement et choix motivé. La ré-élection du président Denis Sassou Nguesso, en ces temps durs dans le monde entier, serait encore le meilleur choix : un magnifique épithalame pour le Congo.

Prof. Théophile OBENGA.

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Nassimina Merii - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT

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