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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 16:13
(Congo-Brazzaville) Retour sur la fusillade du 16 décembre 2013 chez Ntsourou : les officiers supérieurs du Commandement indexés

by Officiel Brazzanews -

Conformément au verdict de la Cour criminelle à l’issue du procès sur l’affaire du 4 mars 2012, le colonel Marcel Ntsourou était sorti de prison en septembre 2013. Mais, aussi après, les généraux Philippe Obara et Jean François Ndengué auraient ordonné au lieutenant Ortense Kallé, chef de bureau d’investigation de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST) et responsable des unités spécialisées de la police de mettre en place un groupe des policiers en civil et en uniforme pour surveiller tous les mouvements du colonel Marcel Ntsourou ainsi que ses visiteurs. Ces troupes étaient stationnées aux deux extrémités de l’ex-immeuble Air France située face de la Maison d’arrêt de Brazzaville et à quelques mètres de son domicile.

Les policiers en civil changeaient régulièrement leurs voitures et roulaient à bord des Djakarta afin de ne perdre aucune trace du colonel Marcel Ntsourou. Les piquets des unités spécialisées étaient quant à eux très visibles et stables. Le colonel Ntsourou de son coté, affichait une attitude imperturbable à leur égard.

Le Guet-apens

Quelques semaines plus tard, les généraux Philippe Obara et Jean-François Ndengue vont changer de stratégie. Ils vont ordonner aux policiers d’enlever systématiquement les gardes, les parents et les visiteurs du colonel Marcel Ntsourou : le cas du commandant Kimpindza , Ngami….. question de pousser le colonel Ntsourou à réagir afin qu’ils trouvent un moyen de le ramener en prison.

Le 15 décembre 2013, des policiers du GRB et une équipe de délinquants, dont Sabin Koukouya de Lékana et Patou Kasis, vont s’entendre avec Kévin Ngami qui logeait de temps à autre à l’hôtel Pama pour tendre une embuscade à l’un des petits du colonel Ntsourou : Minochelot alias Le Blanc. Kévin Ngami appela Le Blanc et lui fit croire qu’il était en possession de l’arrêt de la Cour criminelle relatif au procès du 4 mars.


Il lui fixa rendez-vous à l’hôtel Pama. En venant chercher ledit arrêt, le Blanc a été intercepté par une équipe des civils armés dont Sabin et Patou Kasis, qui ont été par malheur filmés avec les téléphones portables. Ils ont demandé au Blanc de descendre et libérer le taxi. Le Blanc refusa et ouvrit de force la portière du taxi qui l’emmenait à l’hôtel Pama. Le Blanc prit la fuite. Sabin et son équipe se sont mis à sa poursuite.

Ils ouvrirent le feu sur Le Blanc. Le Plateau des 15 ans est alerté. Le Blanc se retrouve en face de deux pick-up du GRB, biens-armés et équipés. Il va ouvrir son sac et dégoupille une grenade pour empêcher son enlèvement. Les policiers prennent la fuite et Le Blanc sera vite secouru par la garde du colonel Ntsourou qui va riposter aux tirs des policiers.

Le soir de ce dimanche 15 décembre 2013, le général Ndenguet déforme les faits. Il fait croire à la population par le truchement des médias qu’il s’agissait des braqueurs qui auraient ouvert le feu sur une patrouille de la police.

Aux environs de 20 heures, le commandement de la force publique est saisi. Il ordonne nuitamment l’encerclement de la résidence du colonel Ntsourou située au centre-ville. Les éléments de la force publique ont reçu des instructions fermes : «Pas d’entrée et pas de sortie au domicile du colonel Marcel Ntsourou». L’infatigable journaliste investigateur de Talassa qui suit plusieurs dossiers sensibles de la République dont, l’affaire du 4 mars 2012, est retenu pendant quelques minutes par les éléments de la Force publique à la sortie de la résidence du colonel Nsourou.

Après plusieurs explications sur le rôle de la presse et du journaliste investigateur qui doit aller vers les sources, notre confrère sera autorisé, avec peine, de rentrer chez lui et interdiction lui est faite de relater tous les événements de ce dimanche noir. Il sied de le dire haut et fort que, nombre des personnes qui étaient chez le rentrer chez elles avaient été sévèrement réprimandées.

En revenant dans les parages le lendemain matin, tout le monde pouvait constater comme le journaliste investigateur de Talassa, que les effectifs de la force publique augmentaient sans répit comme si le Congo était en guerre contre un autre Etat. Il n’y avait pas d’officiers de Police Judiciaire qui auraient été dépêchés soi-disant pour une quelconque perquisition et qui auraient essuyé des tirs. Cette histoire est un véritable mensonge pour légitimer la fusillade que la force publique a orchestrée au domicile du colonel Ntsourou.

En clair, il n’y avait aucun dialogue, ni même un avertissement. La force publique a directement ouvert le feu vers 10 heures 35 mn quand l’hélicoptère des l’armée de l’air a lâché une charge sur le bâtiment qui abrite la paillote où le colonel Ntsourou tenait ses réunions.

Les forces qui étaient sur le terrain le lundi 16 décembre 2013

I – Armée de terre

• 401e bataillon d’infanterie
• 402e bataillon d’infanterie
• Le bataillon d’intervention rapide (BIR)
• Le régiment blindé
• Le groupement para commando (GPC)

II – La présidence de la République

• La garde républicaine (GR)
•La garde de la sécurité présidentielle (DGSP)

III – L’armée de l’air

• Un hélicoptère de guerre

IV – La gendarmerie

• L’escadron mobile

V – La police : Toutes les unités
d’interventi
on

• La police d’action spéciale (PAS)
• Le groupement mobile de la police (GMP)
•UPS
• GRB.

La responsabilité de cette fusillade incombe aux autorités suivantes :

1. Le président de la République, il est le seul à faire mouvoir la force publique au cas où le pays serait en guerre. A cet effet, il signe un ordre stratégique.

2. Le chef d’Etat-major général, il est chargé de toute activité opérationnelle. C’est lui qui signe l’ordre opérationnel.

3. Le commandant de la garde républicaine

4. Le commandant de la sécurité présidentielle

5. Le commandant de la gendarmerie

6. Le chef d’Etat-major de l’armé de terre

7. Le chef d’Etat-major de l’armée de l’air

8. Le directeur général de la police.

SOURCE: ZENGA-MAMBU
Ghys Fortune DOMBE BEMBA

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Ghys Fortuné Dombe Bemba - dans Congo-Brazzaville