Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 19:03
Congo-Brazzaville : Communiqué de l'Opposition congolaise

Meeting du collectif des partis de l’opposition congolaise, ce 23 mars 2014, by Officiel Brazzanews

COLLECTIF DES PARTIS DE L’OPPOSITION CONGOLAISE, SIGNATAIRES DE LA DECLARATION DU 17 AOÜT SUR LES ELECTIONS LEGISLATIVES DE 2012.

PROPOS LIMINAIRE DE LA RENCONTRE CITOYENNE DU 23 MARS 2014

Mesdames et messieurs ; Militantes, militants et sympathisants, Le Congo vit une crise profonde, multiforme, multidimensionnelle depuis le retour aux affaires du vainqueur de la guerre du 5 juin 1997. En effet, fidèle au dirigisme de l’ère monolithique, faisant fi de la réouverture du Congo à la démocratie, ce grand héritage que le peuple congolais tient de l’historique Conférence Nationale Souveraine de 1991 et, devant l’incapacité à se convertir à la démocratie, Denis Sassou Nguesso a déployé, depuis sa défaite électorale à l’élection présidentiellle de 1992, une stratégie politique en quatre phases, à savoir : 1. La reconquête du pouvoir par la force ; 2. La transformation de la victoire militaire en victoire politique ; 3. La conservation et la consolidation du pouvoir, à tous prix et par tous les moyens ; 4. La monarchisation du pouvoir dans notre pays.

Ce plan machiavélique, comme un rouleau compresseur, a mis à mal notre démocratie, broyant tout sur son passage, notamment le peuple congolais, ses droits et libertés fondamentales, fondement d’une existence décente et paisible. La reconquête du pouvoir par la force a été orchestrée par la guerre du 5 juin 1997 avec son cortège de drames subis par le peuple congolais. La transformation de la victoire militaire en victoire politique s’est opérée par l’adoption, en 2002, d’une Constitution taillée sur mesure et l’organisation, plus tard, d’élections aux résultats tronqués, préconçus et préétablis pour servir le clan et le projet de monarchisation du pouvoir.

La conservation et la consolidation du pouvoir auxquelles nous assistons depuis 2002, s’opèrent par la mise en place d’une stratégie alliant puissance armée et malice politique, stratégie qui se démontre par les faits suivants :  L’achat massif d’armes de guerre et des munitions ;  Le recrutement massif des militaires et paramilitaires congolais et étrangers ;  La fidélisation des soldats de fortune issus des guerres et des rébellions sous régionales à l’instar des milices de Jean Pierre Bemba, des ex FAZ de Mobutu, des compagnons de Munene, des Hutus in interhamwé, des Enyelés, des tchadiens, des angolais, des mercenaires de toutes nationalités, notamment : des ukrainiens, des serbes, des kosovars, des membres des milices hezbollahs libanais, des syriens, des marocains et des iraniens aujourd’hui ;  L’appropriation par le clan au pouvoir des ressources nationales d’origine pétrolière, forestière, minière ainsi que celles des régies financières, appropriation à l’origine des épouvantables scandales économiques, dont le scandale de la tristement célèbre affaire des biens mal acquis ;  L’appauvrissement massif et le chômage de la majorité de la population, pour la dissuader de la contestation politique ;  L’extorsion et l’expropriation des biens privés au mépris des lois et de la protection de libertés publiques ainsi que les droits de propriété ;  La mise en place d’un système de peur, d’intimidation et de chantaage au moyen des services de sécurité, de la propagande, pour annihiler tout risque de contestation ou de manifestations ;  La liquidation extrajudiciaire, les assassinats et les arrestations des éléments les plus engagés.

La monarchisation du pouvoir et les manœuvres organisées en vue de la transmission héréditaire dudit pouvoir sont la preuve même du mépris pour l’alternance politique dans notre pays. En effet, étant donné les milliers de morts occasionnés par l’intolérance politique, les destructions, les spoliations ; étant donné la gravité et la qualification des crimes commis, le pouvoir en place n’a de recours que dans sa transmutation en pouvoir héréditaire. Ce processus prendra, dans un premier temps, l’apparence démocratique pour se muer in fine dans le totalitarisme. Pour ce faire, plusieurs mécanismes sont mis en œuvre dont le plus important est la mise en place d’un système électoral injuste, faux, déséquilibré au moyen d’une commission électorale partisane, d’une loi électorale scélérate, d’un découpage électoral injuste et inégalitaire favorisant les zones prétendument d’influence du pouvoir, d’un avilissement sans façon de la démocratie.

Mesdames et messieurs ; Militantes, militants et sympathisants, La rencontre citoyenne de ce jour porte sur les points suivants :  le Recensement Administratif Spécial ;  la révision constitutionnelle ou le changement de constitution ;  le lobbying politique ;  le refus du dialogue ;  le passage en force. I. DU RECENSEMENT ADMINISTRATIF SPECIAL Au sortir de la rencontre de Dolisie, entre le pouvoir et son opposition choisie, le gouvernement avait crié victoire et demandé aux populations de participer massivement au soi-disant Recensement Administratif Spécial. Le Collectif, à l’époque, avait appelé au boycott de ce simulacre de recensement. Aujourd’hui, c’est le moment de remercier le peuple congolais d’avoir répondu massivement à l’appel de l’Opposition au boycott dudit recensement. Les résultats ont fini par nous donner raison, tel que cela ressort des données suivantes :

 Jusqu’à ce jour, les résultats du Recensement Administratif Spécial dans les départements autonomes de Brazzaville et de Pointe-Noire ne sont pas connus parce qu’en réalité, le recensement n’est pas fait ;  Pour ce qui est des autres départements, les résultats officiels sont contestés par les commissions locales qui ont participé à cette opération, du fait de la manipulation des chiffres par les services du ministère de l’intérieur et de la décentralisation.

A titre illustratif, en 2007, les départements de la partie sud du pays, à savoir : le Kouilou, le Niari, la Lékoumou, la Bouenza et le Pool comptaient 965 287 habitants selon le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) et avaient un corps électoral de 508 455 électeurs. Aujourd’hui, selon le Recensement Administratif Spécial, ces départements se retrouvent avec un corps électoral de 375 506 électeurs, chiffre largement inférieur à celui des départementss de la partie nord du pays, à savoir : les Plateaux, la Cuvette, la Cuvette-ouest, la Sangha et la Likouala), arrêté à 465 041 électeurs alors qu’en 2007, ces départements n’avaient qu’un corps électoral de 328 622 électeurs pour une population définie par le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) à 643 487 habitants.

Par quelle magie, les départements de la partie sud du pays observent-ils un phénomène de baisse préoccupante du corps électoral, passant de 508 455 électeurs en 2007 à 375 506 électeurs en 2013 ? Au regard de ce qui précède, nous pouvons constater que tous les départements de la partie nord du Congo ont vu leurs électeurs majorés tandis que ceux de la partie sud ont vu leurs électeurs minorés. Le gouvernement, dans son ensemble, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation en particulier, peuvent-ils expliquer scientifiquement ce changement abrupt et subit des chiffres, et de la population totale et du corps électoral ? Le point particulier du département de la Likouala est des plus ahurissants. En effet, en 2002, ce département avait un corps électoral le moins élevé avec 39 570 électeurs. En 2013, le gouvernement lui attribue le corps électoral le plus élevé des départements de notre pays, hormis Brazzaville et Pointe-Noire, c’est-à-dire 121 881 électeurs.

Quelle crédibilité peut-on accorder au Recensement Administratif Spécial de 2013 lorsqu’on sait que la Bouenza, qui était le département le plus peuplé du Congo avec 309 000 habitants en 2007, se retrouve en 2013 avec un corps électoral de 112 894 électeurs, nettement inférieur à celui de la Likouala qui affiche 121 881 électeurs pour une population de 154 115 habitants ? Dans le même ordre d’idées, comment peut-on justifier le fait que le seul département de la Cuvette, avec 121 213 électeurs pour une population de 154 115 habitants, ait approximativement le même corps électoral que le corps électoral du Niari (96 231) et du Kouilou (30 217) réunis, soit 126 448 électeurs ? Certains partis politiques, tant de la majorité que ceux qui se proclament de l’opposition modérée, qui avaient cru en la bonne foi du gouvernement, ont fini par être rattrapés par leurs propres illusions et, par conséquent, ils donnent raison aux populations qui ont cru bon de boycotter, une fois de plus, cette opération préélectorale aux résultats préconçus et préétablis. Il est avéré que le manque de volonté du gouvernement d’organiser le recensement est manifeste et il est établi que le ministre MBOULOU est incapable de réaliser une opération transparente de recensement. Le Collectif des Partis de l’Opposition avait déjà, à une certaine époque, exigé la démission dudit ministre pour incompétence. L’exigence demeure.

Le corps électoral issu de ce faux Recensement Administratif Spécial qui va servir de base pour l’organisation des élections locales et sénatoriales que le pouvoir envisage en 2014, est destiné à constituer la base du corps électoral pour l’élection présidentielle de 2016. Il s’agit en réalité d’un gros complot ourdi contre la démocratie et la République. Tenant compte de la jurisprudence qui avait conduit le gouvernement à invalider, en 1997, les résultats du Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 1996, le Collectif exige du président de la République l’invalidation pure et simple des résultats du Recensement Administratif Spécial de 2013. Il dénonce ce système de tricherie à ciel ouvert organisé par le pouvoir à travers son Recensement Administratif Spécial. Il appelle le peuple congolais à poursuivre le boycott de ce recensement, notamment à Brazzaville et à Pointe-Noire où il se poursuit et, à se tenir prêt pour le boycott des élections locales et sénatoriales de cette année.

II. DE LA REVISION CONSTITUTIONNELLE OU DU CHANGEMENT DE CONSTITUTION En 2002, le pouvoir s’est donné une constitution à lui, dans le seul but de pénaliser les autres forces politiques, notamment leurs potentiels candidats aux futures élections présidentielles. Il s’agit :  De l’article 56 qui fixe la limite d’âge à la candidature à l’élection présidentielle à 40 ans minimum et 70 ans maximum ;  De l’article 57 qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux seulement ;  Et l’article 185 qui verrouille les possibilités de révision de la Constitution sur le nombre de mandats, le caractère laïc et la forme républicaine de l’Etat. Aujourd’hui, pour le rendez-vous de 2016, le pouvoir se prépare à nous servir un scénario de révision ou de changement de constitution.

Pour le justifier, l’organe de presse « Le Patriote » dont le propriétaire est un dignitaire du pouvoir, écrit dans sa livraison du 03 mars 2013 ce qui suit : « une constitution n’est pas immuable ». De même, Théophile Obenga, conseiller du président de la République, chargé du projet de la construction de l’université Denis Sassou-Ngesso à Kintélé, renchérit en déclarant dans un extrait repris par le journal L’œil neuf n° 10 du 03 mars 2014, nous citons : « La Constitution n’est pas un texte biblique ou sacré, mais selon la nécessité de l’histoire, elle peut être changée» – fin de citation.

Non content d’avoir permanemment violé la Constitution de 2002 pendant tous les deux mandats présidentiels, le pouvoir prépare l’opinion à une énième et gravissime violation de la Constitution, notamment sa révision ou son changement, démontrant par-là le mépris pour le serment prêté solennellement deux fois de suite, le 13 août 2002 et le 14 août 2009, par le chef de l’Etat, le général d’armée Denis Sassou-Nguesso, et illustrant de manière patente le non-respect des engagements pris, phénomène qui a caractérisé et caractérise encore la gouvernance congolaise actuelle.

Le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise rappelle que la limitation des mandats est un acquis de la Conférence Nationale Souveraine et, il réaffirme que l’article 185 verrouille toutes les possibilités de révision de la Constitution de 2002 sur les aspects qui préoccupent le pouvoir, à savoir qu’on ne peut plus se présenter comme candidat après avoir accompli ses deux mandats successifs aux fonctions de président de la République. Le pouvoir en place et son potentiel et inconstitutionnel candidat à l’élection présidentielle de 2016 devraient le savoir une fois pour toutes. Comme nous venons de le dire plus haut, le pouvoir s’obstine à préparer l’opinion nationale et internationale à la nécessité de réviser ou de changer de constitution. Il y procède par le travail de lobbying politique.

III. DU LOBBYING POLITIQUE Ce travail de lobbying politique est organisé de la manière suivante :

a. Sur le plan national La tâche est répartie entre le président de la République, lui-même, et les autres structures du pouvoir.  Le président de la République s’est investi dans les descentes dans les départements pour se créer un applaudimètre dans sa marche pour un troisième mandat en 2016. Le 08 mars 2014 été réservé aux soi-disants sages du département de la Likouala de l’accueillir en marge des activités organisées par la CEEAC. Du 10 au 14 mars derniers, il s’est installé dans la Cuvette. Au moment où nous tenons notre rencontre citoyenne, il séjourne dans la partie sud du pays, notamment au Niari et dans le Kouilou. Il séjournera prochainement dans la Cuvette-ouest, fort d’avoir créé de nouvelles organisations du genre : Conseil National des sages, Conseil national de la jeunessee, Force montante, Organisation des femmes du Congo.

Tout ce périple aura été effectué pour susciter de la part de ces nouvelles organisations un soutien « populaire » l’appelant à se représenter de nouveau à la future élection présidentielle, soi-disant au nom de la paix dont il est pourtant le principal perturbateur, soit parce qu’il serait la seule planche de salut pour le Congo, soit parcee qu’en dehors de lui, le Congo n’aurait plus d’autres intelligences pour assumer les fonctions présidentielles.  Du côté des autres structures, le PCT et ses démembrements, certains ministres sont aussi à l’œuvre pour la même cause. Devant toute cette agitation, on peut se poser la question de savoir que valent ces nouvelles organisations à côté de la Constitution du 20 janvier 2002 pour l’avènement de laquelle le tissu social congolais a été laborieusement déchiré entre juin et octobre 1997 ?

b. Sur le plan international Le chef de l’Etat met à profit certaines retrouvailles familiales pour inviter ses pairs chefs d’Etat des pays amis, à qui il soumet ses préoccupations de rempiler en 2016. Toutes les manifestations organisées par le pouvoir sont devenues des lieux de corruption. Il en est de même de tous les forums et autres rencontres à caractère international où des dirigeants de plusieurs pays de par le monde viennent émarger au comptoir congolais de la corruption. Les trente mille Euros versés à certaines personnalités étrangères, lors de leur séjour au Congo dans le cadre du Forum Forbes Afrique, tenu à Brazzaville le 23 juillet 2013, en est la parfaite illustration. Voilà, entre autres, les œuvres pour lesquelles le chef de l’Etat congolais reproche à l’Opposition congolaise sa cécité.

Le Collectif des Partis de l’Opposition lance un vibrant appel aux compatriotes qui se prévalent d’être sages dans notre pays, de ne pas tomber dans ce piège largement ouvert, entendu qu’en leur qualité de sage, ils devraient ne pas oublier que la situation nationale n’est favorable ni pour eux-mêmes, ni pour leurs enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants qui ne manqueront pas de leur demander des comptes sur le manque d’emploi, le chômage endémique et la pauvreté de la majorité des populations congolaises, etc. Le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise lance le même appel à la jeunesse congolaise de veiller à ne plus se laisser divertir par le grand battage médiatique du gouvernement qui visiblement a démontré sa fuite en avant, à travers les slogans du genre « Emergence d’ici à l’an 2025 », « Epargne pour les générations futures » ou « Force montante », etc…, alors que la jeunesse congolaise d’aujourd’hui est flouée dans sa quotidienneté. L’expérience de l’UJSC, après plus de 40 ans d’embrigadement, se solde aujourd’hui par un abrutissement total de plus de deux générations de jeunes Congolais.

IV. DU REFUS DU DIALOGUE Le pouvoir n’a cessé de démontrer son incapacité ou sa mauvaise foi dans le règlement des crises politiques et sociales. Il a pris pour option d’organiser des concertations politiques avec des partenaires choisis et des dialogues sociaux permanents avec des directions syndicales également choisies, aux fins de faire croire à l’opinion nationale et internationale que les conflits politiques et sociaux trouvent véritablement solution au Congo, dans l’apaisement le plus total. Or, dans la réalité, la crise multidimensionnelle ne fait que s’approfondir. Les échecs des concertations politiques de 2009 à Brazzaville, de 2011 à Ewo et de 2013 à Dolisie sont, dans la présente espèce, l’illustration de la malice du pouvoir et son refus d’apporter les vraies solutions aux vrais problèmes qui se posent au pays, justifiant ainsi la thèse selon laquelle « au mauvais diagnostic correspond une mauvaise thérapie ».

Le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise est convaincu qu’aujourd’hui, le pouvoir est obligé de se détourner des faux-fuyants tels la tricherie électorale, l’importation d’armes et munitions de destruction massive, le recours au mercenariat, l’entretien des milices et la corruption qui a atteint certains milieux diplomatiques dont le pouvoir tient absolument à émousser la crédibilité et la combativité. Il en est d’autant convaincu que la crise, dans ses toutes ses dimensions, ne fait que s’aggraver et ne peut trouver de solutions que par l’organisation des Etats Généraux de la Nation, ce vrai dialogue sensé réunir autour de la même table toutes les forces vives du pays. Plutôt que d’entendre la voix de la raison et de la sagesse en convoquant les Etats Généraux de la Nation, le pouvoir a opté pour le passage en force qui, en réalité, est une voie suicidaire pour lui, parce qu’il ne s’en sortira pas, et pour le pays qui en sera la principale victime.

Le Collectif dénonce avec force les mesures liberticides et autres atteintes aux droits humains et libertés fondamentales, notamment : les manœuvres d’intimidation ; les manœuvres d’embrigadement des jeunes, des sages, des femmes et des organisations syndicales ; les assignations à résidence ; les atteintes à la libre circulation des biens et des personnes, notamment le refus opposé à messieurs Massengo Tiassé, Jean Martin Bemba, Guy-Romain Kinfoussia, Mathias Dzon, etc., dont les noms figurent sur une liste gérée avec parcimonie et discrétion aux frontières nationales ; les emprisonnements arbitraires ; les mandats de dépôt sous prétexte de participation à des complots ou coups d’Etat imaginaires ; etc. Enfin, le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise invite les démocrates, les patriotes, les intellectuels et le peuple congolais dans son ensemble à dire :

 Non à la tricherie électorale, aux élections locales et sénatoriales de 2014 ;  Non à la corruption ;  Non à la répression ;  Non à la révision ou au changement de constitution ;  Non au troisième mandat pour Denis Sassou-Nguesso en 2016. Le Collectif les invite à se mobiliser massivement et avec courage à nous rejoindre, pour barrer, à travers un large FRONT DE REFUS, la route au passage en force que le pouvoir veut imposer au peuple congolais, conformément aux dispositions du préambule de la Constitution du 20 janvier 2002.

Oui à l’alternance démocratique en 2016 ; Oui au dialogue inclusif ; En avant pour les Etats Généraux de la Nation ! Vive la Démocratie ! Vive le Congo !

Fait à Brazzaville, le 23 mars 2014

Le Collège des Présidents du Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise

Partager cet article

Collectif Opposition congolaise - dans Congo-Brazzaville PCT Sassou Nguesso

Economie

Catégories