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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 19:14
Congo-Brazzaville : Les Spin Doctors du Roi denis Ont Tout Faux

Richard Attias-JJ Bouya (la combinazione)

Alors, vous avez célébré le 25ème anniversaire de la signature du protocole de Brazzaville en lieu et place des pays signataires dudit protocole que sont l’Angola, l’Afrique du sud et Cuba. Quel était votre objectif en célébrant un tel événement qui ne concerne pas au premier chef les congolais qui crèvent la dalle à cause de la patrimonialisation des deniers publics par le Roi Denis ? Voulez-vous mousser l’image du Roi Denis sur la scène internationale comme un faiseur de paix ou était-ce une nième manœuvre pour siphonner les deniers publics ?

Ces questions sont posées parce qu’il a été donné de constater qu’aucun des signataires dudit protocole n’a jamais célébré chez lui ledit événement. Comme tout le monde sait qui avait fait quoi pour l’avènement dudit protocole, la question du bien-fondé de la célébration de cet événement qui n’intéresse pas les congolais au premier chef se trouve posée. Le Congo n’a jamais été une partie prenante aux négociations tripartites entre les belligérants et qui conduisirent à la signature, au siège des Nations unies, le 22 décembre 1988 à l’accord final sanctionnant le processus de l’indépendance de la Namibie et le retrait des troupes cubaines d’Angola.

Aussi, il est étonnant de vous entendre dire que le Roi Denis «a joué un rôle stratégique dans le cadre de la signature du protocole de Brazzaville» ; que le « Protocole de Brazzaville est le fondement de la nouvelle Afrique australe » et qu’il a «conduit à la libération de Nelson Mandela».

Quel rôle stratégique le Roi Denis a-t-il joué pour que l’Angola, Cuba et la RSA signent un protocole d’accord à Brazzaville ? S’il avait joué un quelconque rôle dans le cadre de ce protocole, alors que dirait-on de Javier Pérès de Cuellar, l’ancien secrétaire général de l’ONU? En effet, c’est Mr Pérès de Cuellar qui est l’artisan de la signature du Protocole de Brazzaville. C’est lui qui était parti voir Pieter Botha à l’Union Building à Pretoria pour ficeler les points du protocole qui devait être signé à Brazzaville le 13 décembre 1988. Bien avant la signature de ce protocole de Brazzaville, plusieurs autres accords préliminaires clés avaient étaient signés à Londres, Genève et le Caire dont l’accord du 20 juillet 1988 en 14 points entre les trois protagonistes.

Ce n’est pas parce qu’un accord est signé dans un pays que ce pays a joué un quelconque rôle dans la signature dudit accord. Autrement que diraient les villes de New York et Genève où plusieurs accords internationaux ont été signés ? Le Roi Denis n’a joué aucun rôle dans la signature de ce protocole. Ce que vous avez fait relève de la manipulation et de la récupération qui n’ont pas échappées aux yeux des angolais et cubains qui vous ont copieusement boudé en daignant déléguer à vos festivités que des simples premiers secrétaires de leurs partis respectifs que sont le MPLA et le PCC.

Aussi récupérer l’accord de Brazzaville pour présenter, avec les deniers publics, le Roi Denis comme un faiseur de paix à l’étranger, vu qu’à l’intérieur il est le malheur incarné, est une escroquerie intellectuelle doublée d’une mystification consommée d’autant plus qu’il n’a joué aucun rôle dans la signature dudit protocole. Le Roi Denis n’est pas un artisan de paix, mais plutôt un fauteur de troubles tant au Congo que chez les voisins.

La stature d’homme de paix qu’il n’a pas à l’intérieur même du Congo, le Roi Denis ne peut l’obtenir à l’étranger même à coup de million d’euros. Ce n’est pas Richard Attias & Associates, que vous avez payé en million d’euros pour orchestrer à coup de débauche de moyens cette manipulation grotesque, qui changera cette donne. Le Roi Denis est un produit invendable pestiféré qui n’intéresse personne ni au Congo ni à l’étranger. Si vous avez réellement étudié le Marketing et la Communication, cette évidence devait vous sauter à l’œil. Un mauvais produit, qui ne rencontre pas les besoins du marché, ne peut se vendre malgré les sommes astronomiques que l’on peut dépenser en marketing et en communication. Il restera un flop commercial. C’est le cas du Roi Denis. Vous le savez autant que Richard Atthias & Associates. Bien avant lui, Thierry Saussez s’était essayé à vendre le Roi Denis ; mais pour quels résultats ? À chaque fois que l’on lui parlait de son client, le Roi Denis, Thierry Saussez se mettait dans une colère «blanche» pour éviter de défendre l’indéfendable.

Comme nombreux d’entre vous, les spins doctors du Roi Denis, étaient en culottes ou robes courtes baveux et morveux au moment de la signature de ce protocole d’accord tripartite, permettez que je vous rappelle certains faits historiques.

Ce que vous voulez présenter comme un tableau de chasse du Roi Denis trouve son origine dans la résolution 435 adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies le 29 septembre 1978 (Résolution 435/78). Cette résolution concernant la Namibie prévoyait la conclusion d’un cessez-le-feu et la tenue d’élections libres supervisées par l’ONU dans le territoire de namibien. L’Afrique du sud avec le soutien des USA conditionna le retrait de ses troupes de Namibie par celui des troupes cubaines d’Angola.

L’Afrique du sud ayant lié l’indépendance de la Namibie au retrait cubain d’Angola, à partir de mars 1979, une série de longues et éprouvantes négociations auront lieu et qui aboutiront à plusieurs accords. Les parties à ces négociations étaient : l’Angola, l’Afrique du sud et Cuba ; les USA jouaient le rôle de médiateur.

La première rencontre bilatérale entre l’Angola et l’Afrique du sud eut lieu en 1982 au Cap Vert. Plusieurs autres rencontres auront lieu dans 14 différents pays. Mais ces négociations vont s’enliser pour reprendre du poil de la bête qu’en 1988. En effet, du 12 au 20 janvier 1988 la bataille de Cuito-Canavale en Angola faisait rage entre les troupes angolaises(20,000) soutenues par Cuba(5,000) et les maquisards de l’Unita(15,000) soutenue par les sud-africains(7,000). Cette bataille se soldera par un match nul et marquera la limite de la solution militaire au conflit politico-militaire opposant les protagonistes. En conséquence, l’accent va être mis sur une solution négociée – retrait des troupes cubaines de l’Angola contre l’indépendance de la Namibie sur la base de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Les négociations diplomatiques sur la base de la résolution 435/78 vont donc s’accélérer au courant de l’année 1988 après la fin de la bataille de Cuito-Canavale. En mai 1988, le Sous-secrétaire d’État américain de l’époque, Chester Crocker dirigea une équipe de médiateurs qui réunit à Londres des diplomates angolais, cubains et sud-africains en présence d'observateurs de l'URSS. Il s'agissait d'obtenir un accord sur les modalités d'application de la résolution 435 du Conseil de Sécurité et celle de l'indépendance de la Namibie.

Les 29 mai et 1er juin 1988, lors d’un sommet à Moscou, les présidents Reagan et Gorbatchev se mirent d’accord sur le retrait des troupes cubaines d’Angola et l’arrêt de l’aide soviétique dès que l'Afrique du Sud se serait retirée de la Namibie.

Le 20 juillet1988, un accord en 14 points fut trouvé entre l'Afrique du Sud, l'Angola et Cuba prévoyant la mise en œuvre de la résolution 435 soit des élections en Namibie sous le contrôle des Nations unies en contrepartie du repli du contingent cubain. Parmi les points de cet accord citant:

  • L’application de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU
  • Les gouvernements angolais et sud-africains devaient coopérer avec le secrétaire général de l’ONU pour assurer l’indépendance de la Namibie
  • Le repli et le retrait par étape des troupes cubaines du territoire angolais
  • La reconnaissance du rôle des états membres permanents du Conseil de sécurité doivent jouer en qualité de garants de l’application des accords qui pourraient conclus
  • La reconnaissance du rôle de médiateur du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique.

Plusieurs autres réunions entre l’Angola, la RSA et Cuba eurent lieu au Caire, New York et Genève sous la médiation des USA et avec la participation de l’URSS. Le 8 août 1988 est signé le Protocole de Genève lequel stipule, entre autres, la fin des hostilités à compter du 10 août 1988. Les 8 et 12 août, l’Afrique du Sud et la SWAPO acceptent la cessation des hostilités l’une envers l’autre et le 22 août, l’Accord de Paix est signé entre l’Angola et l’Afrique du Sud à Ruacana (Namibie). Immédiatement suite à cette série d’accords, le président sud-africain, de l’époque, Pieter Botha invita, au mois de septembre 1988, le secrétaire général de l’ONU, Pérès de Cuellar, à l’Union Buildings à Pretoria pour discuter la préparation de l’implantation de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU.

De Pretoria, Mr Pérès de Cuellar s’envola pour Luanda pour rencontrer José Eduardo Dos Santos. Les deux rencontres de Pretoria et Luanda avaient donc balisé la voie pour les discussions devant avoir lieu le 13 décembre 1988 à Brazzaville. Sous la médiation des USA, l’Angola, la RSA et Cuba poursuivront donc leurs discussions à Brazzaville qui aboutiront à la signature d’un protocole le 13 décembre 1988. Le 22 décembre 1988, les trois parties, en présence de Chester Crocker, se rencontrèrent au siège des Nations unies pour signer l’Accord Final de Paix dit «Accord de New York» ouvrant ainsi la voie à l’indépendance de la Namibie et aux retraits des cubains d’Angola.

Nulle part d’après ces faits historiques on ne trouve la moindre trace du rôle stratégique joué par le Roi Denis. Ce sont Reagan et Gorbatchev qui avaient tout ficelé lors de leur rencontre des 29 mai et 1er juin 1988 à Moscou. Leur décision sur le retrait des cubains d’Angola et des sud-africains de Namibie sera mise en œuvre par les différents accords qui furent signés de mai à décembre 1988 par les trois protagonistes sous médiation US et la participation de l’URSS et de l’ONU.

Non spin doctors, le Roi Denis n’est pas un homme de paix encore moins un faiseur de paix en Afrique. C’est un trouble-maker tant dans son propre pays que chez les voisins africains, notamment en RCA, en RDC et en Angola, pour ne citer que ces pays. Est-ce un hasard si l’Angola avait envoyé à votre célébration le premier secrétaire du MPLA comme Cuba le premier secrétaire du PCC ? Est-ce un hasard si Alain Bongo Ondimba ou Kabila ont brillé par leur absence ? Le costume d’homme de paix que vous voulez faire porter au Roi Denis ne lui convient pas. Le Roi Denis ne rime pas avec Paix. Paix et le Roi Denis sont incompatibles.

Par ailleurs, vous alléguez que le protocole d’accord de Brazzaville a ouvert la voie à la libération de Nelson Mandela et de l’Afrique australe. Etes-vous au moins conscients de ce que vous faîtes dire au Roi Denis ?

S’il vous plait, refaites vos classes. La libération de Mandela relève d’autres facteurs plus complexes que vous ne saurez appréhendés. Le Roi Denis a financé l’ANC avec les deniers publics congolais, mais il n’a rien fait pour libérer Mandela encore moins l’Afrique Australe. Vous n’êtes que des mystificateurs ! Dilapidez les deniers publics des congolais avec vos nouveaux amis de Richard Atthias & Associaites, mais gardez-vous de prendre les congolais pour des valises avec vos histoires comme quoi le Roi Denis a joué un rôle stratégique dans le protocole de Brazzaville ayant conduit à l’indépendance de la Namibie et à la libération de Nelson Mandela ainsi que de l’Afrique Australe.

Par Nassimina Merii

(Extrait de congo-liberty.com

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Nassimina Merii - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso

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