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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 17:19
(Congo-Brazzaville) La paix, que veut-elle dire au Congo des Sassou ?

La paix, que veut-elle dire au Congo des Sassou ?

Sassou Nguesso en octobre 1997 après son retour au pouvoir par la guerre civile

Le Congo est de plus en plus connu par ses rocambolesques procès à la soviétique, ses coups d’état sanglants, ses malaxages du texte constitutionnel, ses luttes pour le pouvoir qui se transforment en guerres civiles, ses recensements sans lendemain pour les populations, ses milices privés.

Le pays où les écoles sont sans tables bancs, sans maîtres ni professeurs. Les hôpitaux sans médicaments et médecins, les routes maintes fois faites et refaites. La nation où des congolais appartenant à une seule région se vautrent dans l’opulence et d’autres se morfondent dans la frustration.
La notion de « PAIX » désigne non seulement « l’absence de violence ou de guerre » mais aussi la reconnaissance de l’autre, elle implique le respect, la liberté et l’égalité. En somme, elle est gage d’intégrité morale et de générosité.

Depuis le retour au pouvoir du général Néron des temps modernes, M. SASSOU s’emploie à nous vendre son idéologie de la culture de la paix. Il est temps de sonner le tocsin pour lui signifier que sa culture de la paix est en réalité, une terreur pour empêcher le peuple congolais de s’exprimer. C’est un jeu de mot, un prétexte pour apeurer et endormir les congolais dans une paix plutôt armée. Cette paix, est une la démagogie et une incantation puérile, avilissant les populations qui croulent sous le poids de la misère et de la pauvreté.

La PAIX est une de ces notions universelles qui n’a de sens que selon le contexte de son emploi. Celle-ci ne peut être conquise au Congo que par la mise en place de pouvoirs non-cloisonnés, par l’exercice véritable de la démocratie, le respect la dignité humaine et des droits humains, la lutte contre la pauvreté, ainsi que la prise en compte des différences ethno-culturelles et géographiques ainsi que bien d’autres facteurs qui sont les vraies menaces pour la paix.

La vraie paix ne se décrète pas. Lorsque le pouvoir de Brazzaville chante à longueur de journée dans les média acquis à sa cause de la paix, la paix dit-on « chèrement acquise », sans laquelle rien ne pouvait se construire au Congo. Peut-on comprendre ? Dans cette assertion, la paix au Congo se réduirait seulement à l’absence de guerre.

C’est justement au nom de cette pseudo paix que le pouvoir de Brazzaville achète à tour de bras des armes de guerre, recrute des mercenaires, fait du Congo, le refuge des anciens soldats de l’ancienne garde de Mobutu et des hutu rwandais. Dans des intérêts non avoués, il laisse construire à Brazzaville 26 mosquée et envisage d’en faire ériger la plus grande mosquée de l’Afrique centrale dans un pays où 95% de la population est chrétienne et animiste.

La vraie PAIX n’est ni celle des « cœurs, ni celle de la tranquillité des esprits » comme, il la définissait et faisait répéter à ses camarades au temps du monopartisme. Dans nos sociétés négro-africaines, la notion de paix est d’autant plus importante qu’une sémantique à la fois abondante et variée qu’on lui consacre. Il existe dans nos sociétés, les différents mots pour désigner la paix et leur étude fournit des indications utiles sur la symbolique et l’éthique et permet l’élaboration d’une typologie de la paix. On distingue ainsi : un état de paix perpétuelle, la paix de l’âme, la paix conclue après une guerre, la paix interne, la paix externe, la paix liée aux notions de sécurité et de défense. D’autres termes corrélatifs impliquent l’idée de concorde, de conciliation et d’entente. Chez les Téké, le balai de commandement et des palabres (vous l’avez exhibé lors de votre rencontre tribale à Oyo) est un l’organe par excellence qui exprime chez l’homme l’état de paix, de justice et de conciliation.

Dans un pays qui a été régulièrement secoué par des événements aussi tragique, la vraie paix recherchée à mon sens serait le fruit de la justice, c\’est-à-dire du respect mutuel des droits et devoirs des uns et des autres. Elle n’est ni au bout de la kalachnikov, ni le fruit de l’intimidation constante de tous ceux qui vous empêchent de tourner en rond. La paix on ne la tient jamais par la ruse ou bien par des forfaitures du genre INA (initiative nationale pour l’apaisement), elle se construit par le dialogue, le dialogue responsable entre les filles et les fils du pays sans atermoiement ni tergiversation.

La paix se caractérise par la bonne santé physique et morale de la population qui se reconnaissant tous égaux en dignité et en droit, parce que crées sans exception à l’image de Dieu. Saint Augustin abonde sans ce sens en disant « ceux qui sont dans la misère, en tant que précisément qu’ils sont dans la misère ne sont pas en paix, parce qu’ils manquent cette tranquillité de l’ordre dans laquelle, il n’y a aucune perturbation ». Quand on ne peut plus assumer les trois repas de la journée, de se loger, de se vêtir, de parler et d’aller et venir librement, d’accéder aux soins à l’éducation, qu’il manque l’eau et l’électricité, toutes ces restrictions entravent fortement l’harmonie qui est signe de PAIX.
Le Congo ne retrouvera jamais sa paix dans les conditions actuelles du fonctionnement de ses institutions.

Daniel ACKAYU ADZIOMBA

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Daniel ACKAYU ADZIOMBA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso

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