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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 07:09
Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso et ses morts-vivants

SASSOU NGUESSO ET SES MORTS-VIVANTS . Par Olivier Mouebara

Si quelques incrédules doutaient encore du cynisme de l’autocrate d’Oyo, la mort de son ancien Secrétaire Général à la présidence au lendemain du coup d’État de 1997, Gabriel Longombé, illustre depuis toujours l’état d’esprit du dictateur. Ce sanguinaire né, manque cruellement de sentiments. Tel un croque-mort devant une dépouille ! Ce dictateur épouvantable a véritablement un cœur en pierre.

Ses parents d’Oyo affirment que Sassou-Nguesso a déjà pleuré à chaudes larmes sans filet, en public, à trois reprises.

La première fois fut en direct à la télévision congolaise lors du décès du président angolais Antonio Aghotisno Néto.

La deuxième fois fut lors du décès de la maman qui a le même patronyme que moi, sa mère, mama Mouébara, à l’aéroport de Maya-Maya. Même feu Georges Embana n’avait pu retenir ses sanglots en direct au micro de la radio nationale, invitant d’aileurs tous les Congolais à pleurer avec Sassou Nguesso au moment où le cercueil de la génératrice du dictateur débarquait de l’avion,affrété aux frais du contribuable congolais.

La troisième fois » voir la photo ci-dessus » qui a fait le tour du monde, lors du décès de sa fille Édith Bongo au Maroc, devant sa famille médusée et désemparée.

« Il vous arrive aussi de pleurer monsieur le dictateur ? » s’interrogeait un journaliste de la RDC dans un bel article. Ce dictateur « n’est qu’un tigre de papier ».

Alors, que l’on ne s’étonne pas aujourd’hui que Sassou-Nguesso n’ait eu aucune compassion et n’ait versé aucune larme lors du décès de son ancien sherpa, Gabriel Longombé. Il est ainsi fait. En réalité pas tout à fait. « Ses roses ne poussent même pas à l’intérieur ».

Foudroyé par un arrêt cardiaque, l’ancien collaborateur du chef des cobras(qui peinait pour monter dans un avion à cause de son surpoids) a été inhumé dans l’anonymat. Sassou-Nguesso préférant se rendre à Marbella. Il s’était illustré à distribuer l’argent du peuple congolais à une partie de la population de cette contrée espagnole.

Militant actif de l’UJSC à Orléans, Gabriel Longombé y avait obtenu un doctorat en droit maritime avec la mention passable.

De là est née une amitié indéfectible avec Laurent Tengo, l’actuel conseiller juridique du dictateur, qui s’ingénie pour faire modifier la Constitution congolaise. Principalement, les dispositions qui empêchent son Prince-dictateur de se représenter à l’élection présidentielle de 2017. Lié à son compère Laurent Tengo qu’il a rencontré à la Faculté de droit d’Orléans, leur amitié, devenue quasi fraternelle, s’était poursuivie jusqu’à leur intégration à l’université Marien Ngouabi. Encadreurs de travaux dirigés tous les deux en 1988, les premières dissensions entre les deux frères-amis apparurent au moment de la Conférence Nationale Souveraine. Originaire du Kouilou, Laurent Tengo s’était illustré à la tribune, en accusant Sassou-Nguesso de tous les maux. Par solidarité régionale, Gabriel Longombé apportait son quitus au chef des cobras.

Nommé Secrétaire Général de la présidence par Pascal Lissouba, Laurent Tengo n’était guère intervenu pour faire libérer son ami Gabriel Longombé brièvement incarcéré à l’issue de la Conférence Nationale Souveraine.

Renversé en 1997 par le coup d’Etat sanglant orchestré par Sassou-Nguesso, Gabriel Longombé succéda à Laurent Tengo au poste de Secrétaire Général de la présidence.

Diviser pour mieux régner a toujours été la devise de Sassou-Nguesso.

En exil à Saint-Maurice au sein de sa belle-famille, Laurent Tengo a cherché en vain à se faire recruter dans une université parisienne ou de sa proche banlieue.

Titulaire d’une carte de séjour temporaire d’un an, Laurent Tengo s’est marié illico pour régulariser sa situation administrative. Une fois sa famille à l’abri des tracasseries administratives, Laurent Tengo s’est rapproché d’Antoinette Sassou, vilie comme lui, qui a plaidé sa cause et négocié son retour au pays, au près du cobra-royal.

Pilier du régime du dictateur Sassou-Nguesso, ses parents s’inquiètent pour son avenir. Sera t-il aussi foudroyé par une crise cardiaque comme Gabriel Longombé ? Pour ne rien arranger, son nom, ainsi que celui de son ami Benjamin BOUMAKANI, actuel secrétaire général du gouvernement sont cités dans l’épineux dossier des biens mal acquis. Ils seraient à l’origine de la plainte initiale déposée à Paris.

Plus la fin de règne du cobra-royal approche, plus sa démarche devient moins sûre. Des plaques inquiétantes apparaissent sur son visage, et les Congolais comparent sa coiffure à un string. Ces signes somatiques révèlent un stress aigu selon certains observateurs.

Partira-t-il seul ? C’est la question qui tourmente sa kyrielle de conseillers. Les plus lucides ont eu le courage de le déconseiller de s’accrocher au trône. Les jusqu’au-boutistes, au contraire, lui conseillent l’inverse. Toutes les hypothèses sont dans la balance.

C’est pourquoi, de Laurent Tengo, en passant par sa cohorte de conseillers inutiles, tous ont mis leur famille respective à l’abri dans la région parisienne. De quoi ont-ils peur s’ils sont démocrates, ou s’ils pensent servir un homme qui serait en phase avec le respect de la légalité ?

Les Congolais ne tomberont plus pieds et mains liés dans la violence dévastatrice. L’heure des baïonnettes « intelligentes » est révolue.

Si Sassou-Nguesso est arrivé au pouvoir par la force, nous le ferons partir pacifiquement. La violence est l’humus qui lui permet de se maintenir au pouvoir.

A Brazzaville, nos compatriotes ne cessent de dire que « Sassou-Nguesso est comme la mauvaise herbe qui refuse de mourir ».

Nous disons à tous ces pessimistes « qu’en agissant on se trompe parfois, en ne faisant rien on se trompe toujours ». Alors, unissons nos forces et nos intelligences pour faire partir Sassou-Nguesso, cette mauvaise herbe qui pollue le Congo.

Par Olivier Mouébara

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