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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 11:15

Conférence de presse de l'opposition congolaise

Quelques extraits du propos liminaire

(...) La conférence de presse de ce jour se tient à un moment grave de la vie de notre pays et de notre peuple. Au cours de nos échanges d’aujourd’hui, l’accent sera particulièrement mis sur :

- la situation préoccupante aux frontières de notre pays : l’investissement de la zone de Kimongo et l’incursion dans la Likouala ;

- la tension qui règne dans le pays après le procès sur l’affaire des explosions du 04 mars 2012 ;

- la question « Afrique – CPI » ;

- l’échec du recensement administratif spécial et la maîtrise du corps électoral ;

- la volonté têtue du pouvoir de réviser la Constitution du 20 janvier 2002 ou de changer de Constitution ;

- la rentrée scolaire 2013 – 2014 et la revalorisation échelonnée sur quatre (4) ans de la valeur du point indiciaire des fonctionnaires (...)

Courroucé par l’échec du procès fabriqué sur l’affaire du 04 mars et craignant que le Colonel Marcel TSOUROU, désormais en liberté, ne révèle à l’opinion ce qu’il sait des affaires des disparus du Beach et des explosions du 04 mars, le pouvoir tient coûte que coûte à l’arrêter et à l’emprisonner, malgré sa condamnation à 5 ans avec sursis par le tribunal. Dans ce cadre, le président de la République multiplie les actes de provocation de nature à polluer inutilement le climat socio-politique dans le pays. Ainsi, il a instruit le ministre à la présidence, chargé de la défense, afin qu’il arrête et inflige une prison militaire de 60 jours au colonel Marcel TSOUROU. Dans le même temps, il fait répandre par ses services de police, d’une part, que Marcel TSOUROU prépare un coup d’Etat, d’autre part, qu’il procède actuellement à une distribution d’armes de guerre dans le département des Plateaux. Cette désinformation vise à préparer l’opinion à des incidents qui lui permettraient de recourir à la violence militaire afin de rebondir et ainsi préserver le pouvoir par la force. Brazzaville ressemble aujourd’hui à une ville occupée tant les militaires et miliciens en armes et tenues de combats sillonnent la ville nuits et jours au lieu d’aller garder les frontières menacées dans les départements du Niari et de la Likouala.

Devant toutes ces manœuvres orchestrées dans le noir dessein de perpétuer la psychose dans l’esprit des populations et de créer les conditions de son maintien au pouvoir par la force, le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise prend à témoin la communauté internationale. Il invite le peuple à plus de vigilance pour barrer la voie à toute perturbation de cette paix qu’il a chèrement recouvrée, au prix de son sang (...)

Lire la déclaration en totalité (word)

Lire la déclaration en totalité (pdf)

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Brèves

« Ton président travaille mal »

Les incendies ne se comptent plus au Congo : explosions du 4 mars à Mpila, incendie de la SNE à Brazzaville, incendie des locaux à la présidence de la République et maintenant incendie du tribunal de grande instance de Madingou. Manœuvres criminelles ou simple loi des séries, bref des accidents ?

En tout cas s’agissant du dernier incendie qui a eu lieu dans la nuit du 18 au 19 octobre et qui a ravagé le tribunal de grande instance de Madingou, réduisant en cendres archives, dossiers et matériel informatique, un message écrit à la craie sur une porte et qui en dit long : « Ton président travaille mal, on ne veut plus te voir ici à Madingou. »

Bien entendu l'auteur de ces lignes, un vrai poète, court toujours.

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Nominations claniques

Encore plus qu’avant, pas question pour Sassou de prendre le risque de s’encombrer en nommant autour de lui des gens venus d'ailleurs, dans la perspective de 2016 et la modification prévue de la Constitution pour une présidence à vie.

Ainsi il a nommé par décret le colonel Chryst Bonaventure Engobo secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité en remplacement du colonel Marcel Ntsourou ; le colonel Serge Oboa hérite du poste de conseiller spécial, directeur général de la sécurité présidentielle occupé auparavant par le général Blaise Adoua décédé ; le colonel Simplice Euloge Ollita a été quant à lui confirmé dans ses fonctions de directeur national du protocole.

Entre gens de la même région du Congo, c’est sûr qu’on s’entend mieux, n’étant pas obligé d’utiliser les langues étrangères des autres départements du pays !

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" Touche pas à mon président " très fâché

Sassou serait mécontent que François Hollande ne mettre pas un terme à ce qu'il considère comme une sorte de cabale de la justice française à son égard concernant l'affaire des "disparus du Beach". Et il a voulu le faire savoir.

Il aurait notamment interdit à Oba Pierre et au général Dabira de se rendre aux convocations des juges d'instruction français. Il se serait également, selon " Jeune Afrique ", arrangé pour ne pas prendre au téléphone Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères français avant le voyage de ce dernier en Centrafrique, puis en Angola. La France est considérée au palais du peuple comme récompensant bien mal les efforts de Sassou pour éviter le chaos en Centrafrique, car c'est bien lui qui aurait payé les six derniers mois de la paie des fonctionnaires de ce pays.

Mais peut-être que sur les bords de la Seine considère-t-on que s'agissant de la Centrafrique Sassou protège-t-il d'abord ses propres intérêts au regard notamment de l'incursion des éléments de la Séléka dans le département limitrophe de la Likouala.

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mwinda.org - dans Tribune libre opinion

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