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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 18:05
[Congo-Brazzaville] L'Observatoire Anti-Corruption fait peur. Sassou Nguesso embastille...

[Congo-Brazzaville] L'Observatoire Anti-Corruption fait peur. Sassou Nguesso embastille...

QUE CACHE L’EMPRISONNEMENT DE JOSEPH MAPAKOU ? Par Robert Poaty Pangou

Joseph MAPAKOU est Président élu de l’Observatoire Anti-corruption (OAC) du Congo – Brazzaville.

Sa victoire aurait-elle un lien avec cette arrestation ?

Pourquoi avoir jeté Joseph MAPAKOU après s’en être servi ?

Ceux qui viennent de le jeter en prison, découvrent-ils aujourd’hui que Joseph MAPAKOU devient gênant ?

Joseph Mapakou appartient à cette catégorie de technocrates financiers d’envergure internationale, intègre, probe et désintéressé de la politique, espèce rare et en voie de disparition au Congo. Revenu de sa retraite par contrat moral passé avec Sassou – Nguesso, Il aura juste servi de garantie et caution de bonne gestion vis-à-vis des institutions financières internationales (BM/FMI), pour permettre au Congo d’accéder aux initiatives PPTE et ITIE conduisant entre autres à l’effacement d’une bonne partie de la dette publique Congolaise.

Cet objectif atteint, tel un “Kleenex“ usagé, Joseph Mapakou serait donc bon à jeter voire éliminer.

Arrestations, séquestrations et gardes à vue arbitraires prolongées

Depuis le 28 mai 2013 où ils ont fait l’objet d’une véritable rafle, des cadres administratifs de l’OAC, parmi lesquels une femme, croupissent dans les geôles du régime autocratique de Brazzaville. Ceux-ci sont tous des proches collaborateurs de Joseph Mapakou qui lui-même, d’abord brièvement séquestré, a de nouveau été ré embastillé six (6) semaines plus tard.

Motif présenté par la gestapo locale ? Concussion, corruption, abus de fonctions, détournement des deniers publics à des fins personnelles et faux et usage de faux !!!

Il n’en faut pas tant pour décapiter des empêcheurs de tourner en rond, à l’heure où à 6000 km de là, les juges d’instruction Roger Le Loire et René Grouman semblent inarrêtables sur les enquêtes des biens mal acquis.

En effet, pour qui connaît l’homme et son incorruptible équipe trentenaire, à la tête des hautes fonctions administratives financières dans le pays, la probité, l’intégrité et le rigorisme hérités d’une culture protestante scandinave, ne font aucun doute.

La litanie des faits dont ils sont accablés, sous couvert de perception de pseudo-commissions de marché, apparait ainsi incongrue et respire très fortement l’intrigue et la machination à des fins finalement bien identifiées.

Celles-ci vont être progressivement mises à jour dans leurs prémices et leur historique, avec nomination des acteurs, depuis l’élection du bureau de l’OAC par huit (8) membres sur les neufs (9) de l’institution à l’occasion de la séance inaugurale du 27 décembre 2007, jusqu’à l’embastillement de l’équipe Mapakou et le pseudo procès à la Marien Ngouabi (cours révolutionnaire de justice, 1978) ou Cinéma Star(1986), qui s’annonce.

Du déjà vu en somme, et comme toujours pour les mêmes principales cibles !

Constitution de l’observatoire Anti-corruption (OAC)

La création de l’OAC par loi organique n° 16-2007 du 19 septembre 2007, se situe parmi les critères édictés par les institutions financières internationales (BM/FMI) pour l’accession du Congo à l’initiative PPTE, avec entre autres attributions de suivre et évaluer l’action du gouvernement congolais dans la lutte contre la corruption endémique dans le pays (Un gendarme sur lui-même que le gouvernement congolais s’est auto-donné en quelques sortes).

Neufs (9) membres représentant chacun les organismes gouvernementaux, non gouvernementaux et de la société civile ont été nommé par décret présidentiel n° 2007-565 du 19 octobre 2007.

Joseph Mapakou, membre de l’OAC au titre de la représentation du conseil œcuménique des églises [chrétiennes ; ndlr] y fut démocratiquement et en toute transparence voté à la présidence devant El Hadj Djibril BOPAKA (syndicat patronal le plus représentatif) et Robert MOUTEKE (Cours suprême) pour 4 voix contre respectivement 3 et 1.

A la vice – présidence fut porté André IKONGO-LOGAN (Sénat)devantEl Hadj Djibril BOPAKA et Félix ANDZONO (Assemblée nationale) pour 5 voix contre respectivement 2 et 1.

Ce décor planté est capital à saisir pour une meilleure compréhension des épisodes qui suivent tant dans le formel du fonctionnement de l’OAC que dans l’informel et les dessous de cartes ce, aussi bien à l’intérieur de l’OAC qu’à l’extérieur, à des niveaux atteignant le sommet de ce qui peut être définit comme l’état (en admettant qu’il y en ait un).

A la création de l’OAC et pour sa nomination sur proposition “du chef de l’état“, Joseph Mapakou, précautionneux et conscient des enjeux et risques encourus pour sa personne et ses proches collaborateurs, ne fut d’emblée pas enclin à rempiler pour une fonction aussi délicate.

Dans un contrat moral passé avec Sassou – Nguesso, il semble avoir posé ses conditions d’exercice de cette fonction, avant de revenir de sa retraite prise quelques années auparavant afin d’apporter son expertise et contribuer à cette entreprise.

C’est naturellement que, porté à la tête de l’institution, il s’entoura des compétences, encore en activité, qu’il eut à la tête de la Direction Générale du Crédit et des Relations Financières Extérieures (DGCRF) dont, son directeur de cabinet, son directeur administratif et financier et sa chef comptable, pour ne citer qu’eux. Des hommes et femmes qui pendant près de trente (30) ans d’activités ensemble, dans des conditions parfois hostiles, n’ont jamais été ni pointés pour une mauvaise gestion, ni cités dans des malversations et encore moins condamnés pour quelques faits de détournement que ce soient.

Que cache l’emprisonnement de Joseph Mapakou ?

D’où vient – il alors qu’à l’orée de leur retraite pour l’essentiel d’entre eux, ces hommes et femmes cèdent aux sirènes de la corruption ? La ficelle est grosse !

Ceci est d’autant plus improbable que de discrets aveux mêmes de certains enquêteurs, ces cadres financiers sont clairement des lanternes de projection, victimes de dégâts collatéraux visant in fine Joseph Mapakou.

Qui en veut alors à cet homme dont la réputation de compétence, d’intégrité et de rigueur dépasse largement les frontières du Congo ?

Que cache la séquestration de Joseph Mapakou ?

Simple intimidation, réelle menace ou sérieuses prémices d’un danger de mort ?

Une certitude à cette étape, ce financier chevronné et ses collaborateurs sont victimes de conspiration, dont la mise en œuvre à commencer en 2011, à la signature du contrat de marché avec l’entreprise Babylone-Club pour l’exécution des travaux de réhabilitation du siège de l’OAC. Contrat de marché parallèlement aussi suivi par la Banque Mondiale, contributeur financier de l’OAC avec “l’état“ congolais.

Par Robert POATY PANGOU

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Robert Poaty Pangou

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